A l’approche des élections primaires conservatrices une indulgence certaine se développe dans les salons bobos à l’égard d’Alain Juppé, 71 ans, condamné en 2004 à dix-huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt alors qu’il était maire-adjoint de Paris chargé des finances et en même temps secrétaire général du parti de droite RPR. Il a signé de sa propre main des contrats de travail fictifs à la mairie de Paris pour des personnes travaillant en réalité à plein temps pour le RPR. Son patron de l’époque, Jacques Chirac, maire de Paris, sera ensuite condamné pour les mêmes faits à deux années de prison avec sursis.
Ces délits permirent de détourner l’argent des contribuables parisiens au profit d’un parti politique et ce, bien des années après la Loi Rocard sur le financement de la politique. C’est ce que l’on appelle une escroquerie. Dans une échelle de valeurs classique, de tels actes sont classés dans la rubrique « pas bien ». Dans celle des bobos ne sachant pas pour qui voter ils relèvent des sujets oubliés. Juppé est un garçon intelligent et bien formé à l’école de la République (financée par l’impôt) et il savait ce qu’il faisait, personne ne l’a forcé, il pouvait toujours refuser de commettre ces actes délictuels, voire même démissionner.
Il ne sert à rien de vouloir minorer la responsabilité des coupables ce qui ne doit pas empêcher de voter pour eux, une fois leur peine accomplie, si l’offre politique du moment n’aligne pas de candidats plus propres. Un Juppé, s’il était élu, pourrait être efficace mais aurait sans un peu moins de crédibilité lorsqu’il prônera rigueur et justice dans la gestion des finances publiques…







L’agitation politique actuellement constatée en Turquie relève beaucoup d’un clash d’égos entre deux fortes personnalités confondant la religion avec le pouvoir politique, leurs intérêts particuliers avec l’avenir de leur pays. Exilé aux Etats-Unis d’Amérique Fethullah Gülen ferraille avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le pouvoir d’un intellectuel à réseaux contre celui d’un dirigeant politique armé de la puissance d’un Etat, le combat est inégal ! Autrefois alliés ils se sont séparés lorsque l’un a mis à jour la corruption gangrenant l’entourage du second.
Marianne Ihlen, l’égérie norvégienne de Leonard Cohen, celle qui figure au dos de l’album Song from a Room en 1969 où elle trône face à la machine à écrire de Leonard dans leur petite case grecque d’Hydra, celle qui reçut cette inoubliable chanson So Long, Marianne comme cadeau de rupture, Marianne vient de mourir d’un cancer à l’âge de 81 ans. Leonard Cohen lui a adressé un ultime signe d’affection :