Amy, le film documentaire d’Asif Kapadia sur le destin foudroyé de la chanteuse-compositrice soul Amy Winehouse décédée en 2011 à 27 ans. Composé de vidéos familiales de son enfance, d’extraits filmés privés et publics d’une star qui a vécu la moitié de sa vie sous les sunlights, le documentaire retrace l’extraordinaire ascension de cette artiste à la voix exceptionnelle. Petit oiseau tombé du nid, folle amoureuse d’un mari-démon, dépassée par une gloire insupportable, elle s’est perdue dans l’alcool et les drogues.
Au-delà de ces excès il reste une artiste à la sensibilité remarquable qui a développé un chant unique digne des plus grandes. On pense bien sûr à Billie Holiday et l’on découvre qu’Amy était une vraie chanteuse de jazz ce que son disque le plus connu (le second et dernier de sa carrière) Back to Black n’indique pas forcément. Pour ceux qui en douterait il suffit d’écouter la version live de Love is a losing game dans le film pour s’en persuader. Amy fut aussi une auteure percutante, ses propres tourments l’ont fortement inspirée et elle a délivré des textes forts et émouvants. Les festivaliers de Rock-en-Seine n’ont pu s’en rendre compte puisque deux années de suite la diva annoncée à Paris a fait défaut au dernier moment. Mais tout est pardonné !
Amy est morte à un âge où en principe tout est encore permis. C’est un film triste sur une femme qui s’est consumée en quelques années et a privé le monde de l’art d’un talent comme on en voit peu.



Bernard Tapie, affairiste bling-bling ayant récuré toutes les écuelles de la République, de la politique aux tribunaux de commerce, tour à tour entre deux faillites, ministre de gauche, porte-drapeau centriste et soutien de Sarkozy, multiple repris de justice et toujours mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » et « détournement de fonds publics » dans une sombre affaire d’arbitrage privé où l’impétrant reçu, notamment, plusieurs dizaines de millions pour « préjudice moral » [SIC], Bernard Tapie donc se remet en chasse de l’argent du contribuable français en réclamant 1 milliard d’euros à l’Etat plus les intérêts courus depuis 20 ans pour une sombre affaire d’escroquerie et de crédits impayés.
Les dirigeants français ont annoncés récemment la candidature de Paris à des jeux olympiques futurs dont l’addition sera au (très) bas mot d’une dizaine de milliards d’euros. Le moment venu des élus de rencontre voteront ces dépenses sans sourciller de la même façon qu’ils ont engagé la France dans les dépenses de l’organisation en 2016 d’un championnat d’Europe de fouteballe. On parle même d’une exposition universelle à financer dans l’hexagone on ne sait pas bien ni où ni quand.
Le gouvernement grec marxiste allié avec un parti de droite minoritaire dure et souverainiste a demandé par référendum à ses citoyens de se prononcer pour ou contre le plan d’aide européen et sa conditionnalité. La réponse est non à 61% et quelques. Il n’a pas été dit aux électeurs ce qui se passerait après car personne ne le sait vraiment. En gros on a demandé aux citoyens : « voulez-vous continuer à vous serrer la ceinture ». Ils ont répondu non.



Nicolas Sarkozy s’exprime dans Le Monde :
Un sondage publié dans Libération et chroniqué par toute la presse montre que 37% des français pensent que DSK serait un bon candidat pour la gauche en 2017, seul Manuel Valls le surpasse avec 47%. Chez les sympathisants socialistes ils sont 45% à la penser mais DSK arrive toutefois en quatrième position des candidats préférés.