Sortie : 2013, Chez : Pengui Classics.
L’autobiographie du chanteur-compositeur-co-fondateur des Smiths (avec le guitariste Johnny Marr), groupe météorite des années 80s post punk. Publié par les éditions très littéraires Penguin Classics, l’ouvrage semble écrit d’une traite, il n’y a pas de chapitres, à peine des sauts de paragraphe, on dirait du Proust ! Avec une belle énergie le rocker raconte son enfance et sa vie d’homme, tournées vers la musique comme un viatique. Réputé pour sa dépression permanente il n’en donne pas l’image dans ces pages vigoureuses où l’urgence de vivre emporte tout : « Life is Only Now ».
De Manchester à Los Angeles en passant par Rome, on suit les pérégrinations de l’artiste et son voyage intérieur dans la création, d’abord avec les Smiths, puis en solo. De la musique il est finalement assez peu question, comme si ses disques et ses paroles en disent assez. On passe du temps dans les méandres légaux qui ont suivi l’éclatement du groupe de Manchester, dans ses démêlés avec les maisons de disque, des musiciens qui vont et qui partent, parfois avec fracas, mais c’est aussi ça la vie d’artiste. Tout n’est pas rose ni facile mais l’équilibre de l’ensemble a permis à l’œuvre de naître, parfois au détriment de l’équilibre de l’artiste lui-même !
Il faut attendre les dernières pages pour lire les notes de ses dernières tournées : une succession d’impressions et de sentiments relevés au hasard de villes traversées l’espace de quelques heures. Beaucoup de feeling partagés avec ces foules qui l’acclament et reprennent ses vers aux quatre coins de la planète. Ce grand solitaire un peu perdu sait transmettre aux masses, n’est-ce pas le propre des vrais artistes ?





C’est le retour du veau gras et des marchands du temple : les Champs Elysées et nombre de rues parisiennes et des villes de France sont maintenant envahies de boutiques dites du Marché de Noël. Touristes et parisiens remontent l’venue des Champs Elysées dans une foule indescriptible et une odeur de nauséabonde de guimauve et de barbe-à-papa. Les produits vendus sont sans intérêt mais font marcher le commerce. Les consommateurs font masse comme un troupeau de gnous à la recherche d’un point d’eau.
Les deux porte-flingues du nouveau président de l’UMP posent un vrai sujet de fond lors de leur prise de fonction : la répartition des bureaux. Le Canard Enchaîné raconte comment la vice-présidente a sorti le secrétaire générale de son bureau pour s’y installer et pourquoi il a fallu mesurer la taille des pièces pour s’assurer qu’elles étaient de la même taille. Et puis comment la négociation a été durement menée pour que la photo de la vice-présidente soit légèrement plus haute sur l’organigramme que cette du secrétaire général.