Les Metronomy sont au Palais des Sports ce soir avec leur pop tressautante et entêtante. Un groupe de quatre britanniques mené par Joseph Mount, multi-instrumentaliste, chanteur et auteur-compositeur, avec Anna Prior batterie et chant, Oscar Cash multi-instrumentiste et Olugbenga Adelekan, bassiste et animateur scénique ! Pour la tournée ils sont renforcés par un cinquième compère.
La scène est léchée et proprette sur fond de nuages roses, on dirait une pièce montée pour un mariage. Les musiciens sont tous habillés à l’identique : costume crème sur chemise foncée. Olugbbenga, portrait craché de Patrice Lumumba, fait le spectacle. Joseph avec sa guitare accrochée très haut pose sa voix nasillarde sur ses musiques, Anna placée en hauteur et au milieu de la scène fait les chœurs derrière ses fûts et les deux autres assurent derrière claviers, guitares et micros.
La musique, souvent instrumentale, coule comme un torrent au milieu des rochers, agrémentée de petites ritournelles de clavier qui lancent les morceaux en nous ramenant aux années 80’. Le groupe est agile et malin, l’ambiance est dansante et détendue, quelques chansons nostalgiques calment une assistance un peu midinette. Boules à facettes et guirlandes clignotantes ajoutent la touche kitsch de circonstance.
Metronomy, un groupe sympa et formaté poppy-FM qui nous fait passer une soirée gentillette, pourquoi bouder son plaisir ?
Setlist : 1. Holiday/ 2. Radio Ladio/ 3. Love Letters/ 4. Everything Goes My Way/ 5. The Look/ 6. I’m Aquarius/ 7. Reservoir/ 8. She Wants/ 9. Side 2/ 10. Corinne/ 11. The Upsetter/ 12. Heartbreaker/ 13. Boy Racers/ 14. Month of Sundays/ 15. The Bay/
Encore : 16. Love Underlined/ 17. You Could Easily Have Me






Still the Water, un film de la réalisatrice japonaise Naomi Kawase : très beau, très pur, très triste ; une allégorie sur l’amour, le mort d’une mère aimante, l’au-delà et la nature, sur la vie qui passe, sans espoir de retour.
Rigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Impayable : Bastien Millot est le charmant jeune homme, patron de Bygmalion, ou plutôt ex-patron puisque la société a déposé son bilan, communiquant nuisible à la politique, organisateur des campagnes électorales de l’UMP, mis en examen et soupçonné d’avoir émis une dizaine de millions d’euros de fausses factures pour masquer les dépassements de dépenses de la campagne de Sarkozy en 2012, n’a rien fait-rien vu-rien pris. C’est du moins ce qu’il explique dans la presse, et sans doute aux juges.

