Des bretons en colère, patrons et employés, dégradent les biens publics pour se révolter contre l’écotaxe devant entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Leur argumentation n’a que peu d’importance, leur violence a fait peur au gouvernement qui suspend cet impôt sine die.
Cela devient une habitude, nombre de nouveaux impôts à peine annoncés, voire votés, sont remballés par le gouvernement à la suite de manifestations ou d’états d’âme de contribuables, de corporations diverses et de lobbies variées. Ces politiques de stop and go sont nuisibles et inopportunes. Il conviendrait de responsabiliser les citoyens et leurs responsables avec une règle d’or qui oblige les dirigeants politiques quand ils annulent un impôt déjà voté à annoncer le mode de compensation retenu : soit par quel impôt il sera remplacé, soit par quelle annulation de dépense il sera compensé.
C’est ainsi qu’il faudrait dire : « la suspension de l’écotaxe en Bretagne sera compensée par le rétablissement des droits de succession en Corse » ou alors : « la baisse de la TVA sur les billets d’entrée au cinéma et au musée sera compensée par une augmentation de la TVA sur le vin et la bière » ou encore : « le renoncement à la nouvelle fiscalité sur les produits d’épargne sera compensée par la fermeture de x tribunaux d’instance » etc.
Comme à la maison en fait, une dépense supplémentaire ou une recette en moins doivent être financés. Quand on achète le dernier aïe-phone il faut renoncer à quelques fringues ou à sa nouvelle paire de Ray-Ban pour l’été. Il en va ainsi de la logique budgétaire.





Still the Water, un film de la réalisatrice japonaise Naomi Kawase : très beau, très pur, très triste ; une allégorie sur l’amour, le mort d’une mère aimante, l’au-delà et la nature, sur la vie qui passe, sans espoir de retour.
Rigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Impayable : Bastien Millot est le charmant jeune homme, patron de Bygmalion, ou plutôt ex-patron puisque la société a déposé son bilan, communiquant nuisible à la politique, organisateur des campagnes électorales de l’UMP, mis en examen et soupçonné d’avoir émis une dizaine de millions d’euros de fausses factures pour masquer les dépassements de dépenses de la campagne de Sarkozy en 2012, n’a rien fait-rien vu-rien pris. C’est du moins ce qu’il explique dans la presse, et sans doute aux juges.

