Catégorie : Notes de lecture

  • Spiegelman Art, ‘Maus’.

    Sortie : 1991, Chez : Flammarion. Spiegelman est un dessinateur de BD, fils d’un couple de juifs polonais survivants d’Auschwitz. Après le suicide de sa mère en 1968, cherchant à exorciser le passé, il fait parler son père et raconte le parcours de ses parents dans une bande dessinée émouvante où les juifs sont des souris et les nazis sont des chats. Des premières mesures anti-juives dans la Pologne des années 30 jusqu’à l’arrivée aux Etats-Unis, on passe par les camps de prisonniers des militaires polonais défaits, à la séparation familiale, la débrouille dans Auschwitz et Birkenau, la libération des camps, le fils qui ne reviendra pas, les retrouvailles avec sa femme en Pologne en 1945. Et la vie d’après aux Etats-Unis avec tout ce passif… qui nécessitera bien des thérapies.
    Tout est dit et croqué avec émotion, l’horreur n’est pas moins tragique en BD, l’Histoire est connue, hélas. Le fils rend un hommage touchant à sa famille décimée, au passé si pesant.

  • Grossman Vassili, ‘Vie et destin’.

    Sortie : 1962, Chez : Le Livre de Poche 30321. La suite (1 200 pages supplémentaires) de « Pour une juste cause » où l’on suit les pérégrinations de la famille Chapochnikov des ruines de Stalingrad en 1942 à Moscou, les aventures du commissaire politique aux armées Krymov, des champs de bataille aux cellules de la Loubianka, où l’on confronte les tireurs d’élite allemands et russes qui errent comme des loups dans Stalingrad dévastée, où l’on voit l’essence des partis totalitaires (nazi et communiste-staliniste) continuer à répandre leur venin même au cœur de l’enfer…
    Grossmann développe ici une analogie entre les totalitaismes acteurs morbides de cette deuxième guerre mondiale qui lui valut bien des critiques et l’interdiction de son livre en URSS. C’est sans doute seule la mort de Staline en 1953 qui l’a sauvé du goulag pour crime de lèse-majesté.
    Cette suite de deux romans est une œuvre majeur pour comprendre le Xxème siècle, une véritable épopée vécue par Grossmann qui était alors correspondant de guerre au plus près des combats.

  • Grossman Vassili, ‘Pour une juste cause’.

    Sortie : 1952, Chez : Le Livre de Poche 32072. Correspondant de l’Etoile Rouge (le journal de l’armée soviétique) durant la deuxième guerre mondiale, Grossman s’y révèlera un écrivain de grande valeur. Dans ce roman (de 1 000 pages) il décrit la vie d’une famille modeste de Stalingrad alors que l’armée allemande s’approche de la ville et finalement, l’attaque. On y suit, surtout du coté russe, mais aussi un peu du coté ennemi, la destruction de Stalingrad et l’incroyable résistance de l’armée rouge face aux nazis. Certaines descriptions de combat sont hallucinantes comme l’attaque allemande contre la gare, à la fin de l’ouvrage, et font vivre l’horreur des combats urbains de Stalingrad qui ont marqué le tournant de cette guerre mondiale.
    Grossman a vécu ces moments terribles et sait les transcrire sur le papier avec talent.

  • Dostoïevski , ‘Crime et Châtiment’.

    Sortie : 1865, Chez : . Roman feuilleton parut à l’époque dans un journal pour aider à la résolution de problèmes d’argent de l’auteur. C’est une grande histoire sur la culpabilité, la rédemption, l’amour, l’injustice, bref sur l’Humaine. Ce livre est à la foi tarabiscoté, sur l’enchevêtrement des personnages et des sentiments, et simplet dans la succession des scènes (un peu pièce de boulevard).
    C’est aussi l’âme russe qui parle, belle comme un concerto de Chostakovitch : bouleversante et complexe.

  • de Chateaubriand François-René, ‘Mémoires d’Outre-Tombe Tome 2’.

    Sortie : 1951, Chez : Livre de Poche 1353, 54 & 55. Et 700 pages de plus pour terminer ce monument littéraire des Mémoires d’Outre-Tombe ! La plus grande part de cet ouvrage retrace l’histoire de Napoléon, donc de l’Europe, durant le règne de l’empereur. Il décrit le personnage avec un mélange d’admiration pour sa puissance, et de mépris pour son despotisme qui a mené la France au bord de l’abîme, occupée par les troupes alliées et mené à la restauration monarchique. Cette dernière ne fut pas pour déplaire à l’écrivain breton qui du coup a repris du service comme ministre puis ambassadeur. Il publie ses notes diplomatiques de l’époque analysant la situation européenne toujours façonnée par la guerre, ses lettres aux grands de l’époque, ses démêlés politiques, ses échanges avec Mme. De Staël, Mme. Récamier, etc. Le tout est nimbé de la mélancolie d’un vieil homme qui approche de la fin mais touche à la sagesse. Le style est magnifique, celui d’un immense écrivain du XIXème siècle qui devrait inspiré les écrivains d’aujourd’hui.

  • Cojean Annick, ‘Les Proies – Dans le harem de Kadhafi’.

    Sortie : 2012, Chez : Bernard Grasset.

    Un livre terrifiant, à peine croyable, sur les pratiques sexuelles du dictateur libyen durant les 42 ans de son règne délirant et sanguinaire. Il sélectionnait des gamines dans des écoles, les faisait enlever par ses sbires puis les transformait en esclaves sexuels. Au besoin il faisait de même avec de jeunes garçons. Il aurait également agressé sexuellement certaines épouses de dirigeants étrangers, ce qui a été soigneusement tu par les diplomates craignant de froisser le dictateur pourvoyeur de pétrole. La Libye toujours féodale et de plus en plus islamique ne peut revenir sur ces épisodes dramatiques qui font honte à l’homme libyen et ne seront sans doute jamais jugés.

    Annick Cojean, journaliste au Monde, est une professionnelle reconnue et aguerrie. Son reportage doit être fondé mais les faits (ceux d’un Dutroux du désert des Syrtes) rapportés sont tellement hallucinants qu’un doute subsiste face à l’énormité des ces crimes que l’on aurait voulu voir jugé par un tribunal international.

  • de Chateaubriand François-René, ‘Mémoires d’Outre-Tombe Tome 1’.

    Sortie : 1951, Chez : Livre de Poche 1327, 28 & 29. Les mémoires d’un romantique qui a traversé les XVIII et XIXème siècles, fut présenté à Louis XVI, vécut la révolution française, l’exil, la réconciliation avec Bonaparte, se fâche avec Napoléon, écrit des romans, voyage des Etats-Unis à Jérusalem, exerce des fonctions politiques, pour, enfin, commettre ces mémoires monumentales. Le style est merveilleux, celui d’un autre temps, les références historiques sont passionnantes. Chateaubriand nous parle de lui, mais à travers ses pérégrinations, revient sur cette période clé que fut la Révolution dans l’Histoire de la France.

  • Collectif d’historiens , ‘Le livre noir du communisme’.

    Sortie : 1997, Chez : Robert Laffont. Après la chute du mur de Berlin en 1989 et l’effondrement du communisme soviétique et est-européen, certaines archives de ces pays sont devenues disponibles et ont pu être étudiées par les historiens. Cet ouvrage de 1 000 pages retrace l’histoire du communisme tel qu’il a été mis en œuvre par la révolution bolchévique à partir de 1917 puis exporté avec quelques adaptations sur tous les autres continents, exceptée l’Australie.

    On y redécouvre comment la « dictature du prolétariat » a été bâtie sur la guerre civile puis la grande terreur, comment Lénine, Trotski puis Staline ont systématiquement et idéologiquement monté un incroyable système de répression seul capable d’imposer une dictature dont l’effondrement en un temps record montre à quel point elle était inadaptée.

    Les historiens reprennent nombre de discours, d’ordres signés de la main des leaders communistes (y compris français parfois), de citations du monde intellectuel, qui montrent le cheminement durant la plus grande partie du XXème siècle d’une illusion qui s’est transformée en barbarie. Passionnant !

  • Lindon Mathieu, ‘Ce qu’aimer veut dire’.

    Sortie : , Chez : Folio 5518. Mathieu Lindon, fils de Jérôme, créateur mythique des éditions de Minuit, lui-même chroniqueur culturel de presse, narre la période de sa jeunesse où il fréquentait Michel Foucault dans son appartement de la rue de Vaugirard. Il y est question de foisonnement intellectuel, d’homosexualité, de l’image du père, de l’expérience de la drogue, de fascination pour ce petit monde de penseurs-philosophes-écrivains post-soixantuitards qui voulaient comprendre le Monde. Mathieu raconte avec émotion sa modeste participation à cette époque, et avec tendresse sa relation avec Foucault, jusqu’à la mort de ce dernier, parmi les premières victimes de l’épidémie de Sida.

  • Pamuk Orhan, ‘Le musée de l’Innocence’.

    Sortie : , Chez : Folio 5481. L’histoire d’un immense amour dans la années 70 à Istanbul. Elle, Füsun, a 20 ans, lui, Kemal, en a 30 et va se fiancer avec une autre, avant de rompre et d’attendre 8 années durant que cette femme désirée si follement revienne à lui. 8 années d’attente, de calcul et de fréquentation de la famille de sa dulcinée pour la reconquérir. C’est une époque où la Turquie se modernise et sa jeunesse dorée profite de la vie mais notre héros consacre la sienne à son amour qu’il va conquérir de nouveau un court instant avant une fin de bruit et de fureur, et un musée qu’il élèvera à l’innocence de cet amour le restant de sa vie.
    Un très beau roman sur l’obsession amoureuse et la nostalgie du temps qui passe seulement peuplé de vaine espérance.

  • Perlman Elliot, ‘Ambiguïtés’.

    Sortie : 2003, Chez : 10/18 3881. Un grand roman comme on les aime : complexe, inventif, moderne, mystérieux, humain… Une histoire d’amour étudiant jamais bien cicatrisée qui ressort dix ans plus tard sous forme d’un enlèvement d’enfant qui finalement rapprochera les amoureux avec un cortège d’incidents, de rencontres, d’analyses où se croisent des Hommes d’aujourd’hui.
    Perlman fait preuve de brio littéraire et d’une incroyable créativité dans ce roman.

  • Mukasonga Scholastique, ‘La femme aux pieds nus’.

    Sortie : 2008, Chez : Folio 5382.

    Ecrivaine tutsi rwandaise réfugiée en France, prix Renaudot 2012, sa famille massacrée lors du génocide de 1994, Scholastique écrit pour conjurer le sort et faire vivre le souvenir. Ce livre sorti en 2008 raconte le sort des tutsis pré-génocide, déportés par le pouvoir hutu de leurs collines verdoyantes vers la plaine asséchée, après que tous leurs biens aient été volés ou brûlés. C’est l’histoire d’une famille, d’un village, hanté par la crainte des hutus, élevé dans la peur des tueurs qui, hélas, reviendront en 1994 pour assouvir leur haine. C’est la vie de tous les jours dans une communauté de l’Afrique de l’Est à la fin du XXème siècle, loin de tout mais perpétuant des traditions ancestrales où l’amour familial et l’instinct de survie dominent tout comme condition de la survie.

  • Lévy Justine, ‘Mauvaise fille’.

    Sortie : , Chez : Le Livre de Poche 32061. Le récit auto-biographique de Justine qui accompagne sa mère mourante d’un cancer alors qu’elle-même est enceinte. C’est vif, drôle et parfois triste. L’ombre du père (Bernard-Henri Lévy) plane partout. L’auteur parle d’elle-même et des siens avec dérision et humour. C’est la vie qui passe en coup de vent.

  • Grossman David, ‘Une femme fuyant l’annonce’.

    Sortie : 2011, Chez : Points 02895.

    Le roman bouleversant d’une mère israélienne fuyant pour une longue errance à travers son pays, toujours entre deux guerres, pendant que son fils sert dans un blindé de l’armée pour une énième opération contre le Liban.

    Au cours de sa fuite, Ora, dans l’angoisse permanente que son fils ne revienne pas du front, se penche sur sa vie, ses amours, ses enfants, sur l’état de guerre permanente dans cette région qui ravage les sentiments et marque au fer rouge l’existence des habitants de cet Orient si proche et si violent depuis le mitan du XXème siècle. Toutes les horreurs de la guerre y sont évoquées à mots couverts, avec subtilité, avec tendresse même parfois. Mais aussi avec tellement de vérité : alors qu’il terminait l’écriture de ce chef d’œuvre, Grossman appris la mort de son fils dans son char au Liban…

  • Taylor Kressmann, ‘Inconnu à cette adresse’.

    Sortie : 1938, Chez : J’ai lu 9914.

    Une nouvelle sous forme de correspondances dans les années 30 entre un juif allemand installé aux Etats-Unis et son compatriote retourné dans une Allemagne en proie à la montée du nazisme. Ecrit en 1938, ce petit livre est prémonitoire de l’effondrement idéologique de l’Allemagne.

  • Lenglet François, ‘Qui va payer la crise ?’.

    Sortie : 2012, Chez : Fayard. Un livre de journaliste, donc très critique et peu analytique. Tout le monde en prend pour son grade : les pays qui gèrent leur budget avec rigueur car ils cassent la croissance des autres ; les pays qui dépensent sans compter car ils vivent comme des cigales et cassent leur futur ; les dirigeants irresponsables qui n’arrivent pas à se mettre d’accord pour faire avancer l’Europe et plient devant le monde de la Finance, etc. Seule la corporation des journalistes (qui bénéficie toujours d’une niche fiscale en France et participe ainsi à la dépense publique NDLR) semble échapper à ce tir de barrage.
    Sur le fond la description de la situation apparaît correcte mais le diagnostic l’est un peu moins. Sa théorie principale, répétée à plusieurs reprises est que c’est la crise qui crée la dette et non l’inverse. C’est une façon contestable de voir les choses car c’est surtout l’incurie budgétaire de nos Etats qui a créé la crise de la dette publique : 40 années successives de déficit pour le budget de la France, pendant les périodes de croissance comme de récession. Nos enfants n’ont jamais connu autre chose que le déficit de leur Etat depuis leur naissance ! Si la France avait profité des périodes de vaches grasses pour se désendetter elle aurait pu affronter la situation actuelle avec plus de force, mais réduire les dépenses publiques nécessite un courage politique dont nos dirigeants ces dernières années étaient fort peu pourvus, eux-mêmes élus par des masses peu disposées à se remettre en cause.
    Après les pages de critiques tous azimuts il y a quelques propositions dans les derniers paragraphes : faire sortir la Grèce de la zone euro en préparant l’opération, et annuler tout ou partie des dettes des pays du sud de l’Europe. Stratégies relativement aisées à définir du fond d’une rédaction parisienne (avec niche fiscale NDLR), un peu plus complexe à mettre en œuvre dans la vraie vie. Mais grosso-modo c’est ce qui se dessine ; il est peu probable que la Grèce quitte la zone euro, mais l’annulation/allègement des dettes des pays impécunieux est en cours. La Grèce a vu effacer une partie significative de sa dette privée et l’allègement de sa dette publique est en cours. Simplement cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique : il a y 26 autres pays européens à convaincre, une multitude de créanciers à qui fournir des kleenex pour pleurer, des peuples et des parlements qui existent encore et qu’il faut prendre en compte. Bref, quand on annule de la dette il faut répondre à la question : « Qui va payer ? ». Eh bien quand il s’agit de dette privée ce sont les banques, et derrière leurs actionnaires voire leurs contribuables nationaux si ces annulations mettent en péril l’avenir desdites banques ; pour les dettes publiques ce sont directement les contribuables des pays prêteurs, c’est plus simple. La République française est créancière à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros de la Grèce, prêts directs et garanties de prêts divers, ce qui veut dire que tout euro annulé à la Grèce se retrouve dans le budget dépenses de la République et donc sur notre avis d’imposition. C’est assez simple à comprendre, c’est un peu plus difficile à mettre en œuvre, en tout cas cela prend plus de temps que Lenglet n’en octroie.
    On note (au moins) 2 erreurs manifestes dans l’ouvrage. Lenglet parle page 172 du safari mené par le roi d’Espagne en 2012 en « Rhodésie » pour illustrer la perte de repères des dirigeants européens : la Rhodésie n’existe plus depuis qu’elle est devenue indépendante dans les années 70 et s’est transformée en Zimbabwe. Il explique aussi page 169 que la nouvelle monnaie grecque « …devrait se déprécier de moitié au moins, ce qui divisera la dette par deux. » Dans une telle hypothèse, la dette en EUR sera multipliée par 2 et non divisée par 2 !
    Pour résumer, un livre intéressant mais qui le serait encore un peu plus avec moins de formules à l’emporte-pièce et plus de réflexion.

  • Zola Emile, ‘L’Argent’.

    Sortie : 1890, Chez : Folio 1222.

    Inspiré d’une véritable faillite bancaire en cette fin du XIXème siècle, L’Argent de Zola est une plongée dans le monde de la finance de l’époque qui n’est guère différent de celui d’aujourd’hui : ambition, manipulation, relations douteuses avec le pouvoir, grandes escroqueries et petits arrangements, rachat de ses propres actions pour soutenir artificiellement ses cours de bourse, fuite en avant, cavalerie, business de créances douteuses, etc. Bref, tout y est, il y a même la touche d’antisémitisme de circonstance, remplacez l’Universelle par Lehman-Brothers, la place de la Bourse à Paris par le marché financier mondialisé et vous avez tous les ingrédients de la crise de 2008.

    Le tout est narré par le style de Zola qui ne gâche rien. Du grand art.

  • MANDELA Nelson, ‘Un long chemin vers la liberté’.

    Sortie : 1994, Chez : Le Livre de Poche 14063.

    L’autobiographie par Nelson Mandela de ses années de combat, de sa naissance jusqu’à son élection comme président de la nouvelle Afrique du Sud, en passant bien sûr par 30 années de prison. Un destin incomparable pour celui qui grâce à sa foi et sa persévérance en une nation « multiraciale » a su mener son pays sans trop de violence vers l’abolition de l’apartheid.

  • Péan Pierre, ‘Le monde selon K.’.

    Sortie : 2009, Chez : Fayard. Un ouvrage du polémiste Pierre Péan, à charge contre Bernard Kouchner : sa stratégie de médiatisation humanitaire, son égo surdimensionné ses prises de position pro-tutsis au Rwanda, pro-américaines en général, ses compromissions politiques dans le gouvernement Sarkozy et bien sûr, l’affaire de son épouse nommée à la tête de l’audiovisuel extérieur de la France alors qu’il était lui-même ministre des affaires étrangères. Il y a certainement du vrai dans ce brûlot, mais aussi des excès. Il donne une nouvelle fois une image pas vraiment positive du microcosme politicard et de ses trublions…

  • Le Bris Michel, ‘Un hiver en Bretagne’.

    Sortie : 1996, Chez : Points 369. L’évocation amoureuse de la Bretagne par Michel Le Bris, écrivain voyageur : les parties de pêche de son enfance, le ramassage des goémons en hiver, l’évocation des grands ancêtres coureurs d’océan, sa découverte de la voile dans la baie de Morlaix, ses descriptions émouvantes des couleurs bretonnes, bref, son attachement viscéral à ce pays pur et dur. Son dernier chapitre commence par « Ici, nous habitons le vent », comme un symbole.