
Le groupe islandais Sigur Ros a donné un concert ce soir au Grand Rex, en formation réduite à trois. Groupe pour le moins original et définitivement inclassable, il rencontre un succès d’estime et de curiosité devant cette musique intergalactique composée et jouée par des citoyens d’une ile-Etat, l’Islande, qui elle aussi suscite la perplexité, perdue dans les mers du grand Nord entre Groenland et Norvège, tiraillée entre le feu de volcans en éruption et la glace de cette région polaire. Leur musique est à cette image.
Rappelons les bases de ce groupe d’avant-garde : Jónsi joue de la guitare avec un archet et chante d’une voix extrêmement haute et fluide, son bassiste joue parfois avec des baguettes de batterie, seul le batteur semble suivre les voies à peu près classiques de sa fonction. Les mots sont en islandais, en anglais ou dans une langue propre créée par le groupe, le « hopelandic » (langage de l’espoir), on est ainsi sur de perdre les spectateurs…
Les perdre, oui, mais dans un monde merveilleux duquel ils ne veulent pas s’échapper. Un univers où tout converge vers une magie des sens. La voix exceptionnelle et l’instrumentation ne font qu’un, le son de l’ensemble suit d’étranges sinusoïdes tout en hauteur, dans les sommets de la gamme sonique. Le light show est en symbiose avec la musique, sombre et mystérieux, fait d’un ensemble de barres lumineuses qui s’entrecroisent dans l’espace et leurs clignotements. On dirait des clignotements d’étoiles au cœur du grand néant noir de l’espace.
C’est un kaléidoscope de sensations qui nous plonge dans cette musique si originale, si pure et éthérée. On n’est pas sûr de vraiment comprendre toute cette complexité, ce n’est pas grave, laissons-nous bercer par nos sens et recevons cette offrande musicale venue d’un autre monde. C’est le miracle des Sigur Ros : des mots et des notes finalement accessibles à tous.
Setlist :
Set 1 : Á/ Ekki múkk/ Glósóli/ E-Bow/ Dauðalagið/ Fljótavík/ Niður/ Varða
Set 2 : Óveður/ Sæglópur/ Ný batterí/ Vaka/ Festival/ Kveikur/ Popplagið a



Cache ta joie Eric, cache ta joie. Avec son air d’épagneul triste, cet ancien ministre voit probablement venir la fin de son parcours politique, perspective qui semble peu le réjouir lui qui a déjà la bonne humeur pas vraiment expansive. A 61 ans, il est peu probable qu’il puisse un jour rebondir politiquement. Diplômé d’HEC et de Sciences-Po, il fut un ministre une peu terne, trésorier de l’UMP et de campagnes sarkozyenne, maire de Chantilly. Il n’a pas fondamentalement démérité mais, sans doute, son heure est passée, sans gloire ni trop de remous. Un grognard de la République, à peu près fidèle à ses idées. Il risque d’être oublié assez rapidement.


