L’affaire Fillon est en train de prendre des proportions inattendues. Le candidat de la droite aux élections présidentielles a rémunéré sa femme et ses enfants pendant des années sur de l’argent public pour des emplois sur la réalité desquels la justice est en train d’enquêter. Quelle que soit son appréciation ou un éventuel jugement, les électeurs potentiels de ce candidat s’étonnent qu’après avoir qualifié la France d’Etat en faillite il ait fait preuve d’une telle générosité à l’égard des siens avec les sous du contribuables.
Conscient de la situation ambiguë dans laquelle il se trouve, Fillon développe une défense sur le thème du complot contre lui mené par la gauche voulant empêcher sa candidature. Il parle d’une « opération de calomnie très professionnelle, d’une extrême ampleur, sans précédent sous la Ve République » en précisant que « Nous sommes en face d’un coup d’Etat institutionnel. Cette opération ne vient pas de chez nous, cette affaire vient du pouvoir. »
Tout est bien sûr possible, y compris un coup bas du pouvoir en place ou de ses propres « amis » politiques, mais là n’est sans doute pas la question. Dans l’esprit des citoyens, ce qui choque est de voir ces petits arrangements familiaux avec de l’argent public pour un candidat qui a basé son programme sur la probité et contre la gabegie d’argent public…
La contradiction n’est pas facile à gérer, qu’importe au fond qui a trahi. Alors il se présente comme la victime d’un complot politico-médiatique, on ne sait pas bien s’il comprend le problème. Et pendant ce temps, les serpents à sonnettes qui forment son entourage commencent déjà à cracher leur venin et demandent son remplacement, hypothèse qui paraît difficile à réaliser dans le peu de temps qui reste avant l’élection.
L’affaire prend un tour plutôt insensé, susceptible de remettre en cause la présence d’un candidat conservateur à la présidentielle.











L’administration américaine confirme ses accusations contre la Russie qui serait intervenue lors des élections américaines via des manipulations de données informatiques, intrusion dans les systèmes du parti démocrate, vol et publication de documents secrets ou privés. Moscou aurait cherché à favoriser l’élection de Donald Trump plus ouvert aux positions russes que son opposante Hillary Clinton. La Russie et M. Trump contestent cette analyse officielle américaine.
Le groupe Etat Islamique a revendiqué l’attentat qui s’est déroulé la nuit du réveillon dans une boîte de nuit d’Istanbul. Le mode d’action ressemble à celui mis en œuvre à Paris lors du concert du Bataclan : un fou de Dieu s’introduit dans un lieu festif et tire au hasard sur la foule. Il y a 39 morts et de nombreux blessés. La revendication fait expressément mention de la Turquie « protectrice de la croix » et des fêtes païennes qui se déroulent dans ce pays.
