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  • DSK ne peut pas s’empêcher de passer à la télé

    DSK nous joue les vierges effarouchées sur TF1 ce soir, caché derrière le rapport du procureur de New York (qu’il faut relire sans cesse), avouant une faute morale. En bref, il-a-tiré-un-p’tit-coup-vite-fait-avant-d’aller-déjeuner-avec-sa-fille, sans violence et sans forcer personne, le tout à duré entre 7 et 9 minutes, rien de mal à ça, en tout cas rien de pénal.

    Ensuite, passant sur un terrain moins glissant, si l’on ose dire, il a joué les concierges en nous expliquant que la Grèce était surendettée et qu’elle ne pourrait jamais rembourser sa dette. Il me semble que cela n’avait échappé à personne. C’est drôle mais mon poissonnier me disait la même chose l’autre jour au marché. Il n’y a pas encore de quoi crier à l’oracle économique, au visionnaire financier, on arrivera à se passer de ses analyses et remplacer ses conseils.

    Un peu pathétique tout ça !

  • Galouzeau Innocent !

    Dominique Galouzeau de Villepin, le poète du Quai d’Orsay, est confirmé innocent par la cour d’appel dans l’affaire clearstream où de faux listings bancaires contenant inopinément le nom de Sarkozy se sont retrouvés dans la presse. La justice est passée. Soit, il est innocent, c’est bien ainsi il va avoir plus de temps à consacrer à la nouvelle affaire des valises d’argent liquide que Bourgi, le soudard de la françafrique lui aurait remises au nom de chefs d’Etats africains.

  • Les traders-fraudeurs au casino

    Encore un trader-fraudeur : un anglais aurait fait perdre 2 milliards de dollars à l’UBS, brillante banque suisse qui s’est illustrée dans les années 80 dans l’affaire de la gestion des fonds juifs en déshérence post-shoah, dans les années 2000 pour avoir été forcée par l’administration américaine à fournir des listes de milliers de contribuables US fraudeurs, et, bien sûr, en 2008 avoir échappé à la faillite post-subprime grâce à la générosité forcée des contribuables helvétiques.

    Le garçon a été emprisonné et inculpé pour « abus de position et fraude comptable ». Il semble qu’il y ait encore quelques progrès à faire pour contrôler la créativité des forbans de la finance qui jouent nos économies au casino !

  • Les égos insatiables des politiques

    Sarko l’agité va faire le fanfaron en Lybie avec Bernard-Henri Lévy. Bon, c’était inévitable, l’hommo politicus a besoin de bains de foule pour survivre et ce n’est pas en France qu’il en reçoit beaucoup. Un peu de discrétion aurait semblé plus adaptée quand la France était prête à vendre des centrales nucléaires à la Libye de Kadhafi il y a encore quelques mois, mais la discrétion est antinomique de la politique médiatique de nos jours.

    On n’est pas encore bien persuadé que l’Occident a eu raison d’intervenir dans la révolution libyenne. Bien sûr les massacres annoncés de Benghazi ont pu être évités mais Kadhafi et ses soutiens sont toujours là, il sera évidemment reproché un jour ou l’autre à l’actuel Comité de transition d’être à la solde de l’Occident.

  • Les humeurs de traders-surpayés

    Les marchés boursiers s’en donnent à cœur joie et les valeurs bancaires sont particulièrement visées : -15% un jour, +12% le lendemain marquant ainsi la difficulté de Messieurs les marchés à déterminer la valeur des actifs, l’exubérance irrationnelle des marchés comme disait Greenspan. En fait personne n’y comprend rien mais tout le monde pressent qu’à force d’avoir dépensé plus qu’ils n’ont encaissé les Etats sont en difficulté et ceux qui leur ont prêté, les banques, vont l’être aussi à un moment ou à un autre de l’histoire. C’est assez simple à comprendre mais plus difficile à restituer dans la valeur des titres, alors des traders-surpayés vendent et achètent au gré de leurs humeurs et des rumeurs, sans plus réfléchir ni analyser.

  • Françafrique pas morte !

    Bourgi en remet une couche et informe que Le Pen aurait également été bénéficiaire en 2007 des valises africaines, pourquoi pas mais on se demande alors quel est l’intérêt des payeurs africains ? A cette époque, Le Pen n’avait vraiment aucune chance/risque d’être élu président alors pourquoi l’arroser ?

    Et puis surtout pourquoi un soudard de la françafrique sur le retour, sans doute riche, vieillissant, pourquoi se met-il sur le dos une affaire pareille ? En principe il en a maintenant pour des années de procédure judiciaire, des haines féroces jusqu’à la fin de ses jours et des embrouilles qu’il emmènera dans les feux de l’enfer. Est-il en service commandé du genre je me sacrifie en dénonçant, ce que tout le monde sait, pour nuire définitivement ? On a tout de même du mal à croire à la version de l’intéressé qui explique dans JDD :

    Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?
    Avant toute chose, je veux dire que je parle en mon nom personnel, je ne suis mandaté par personne. Pierre Péan, que je connais depuis vingt ans, est venu me voir pour son enquête sur Alexandre Djouhri et, de fil en aiguille, nous avons un peu parlé de quelqu’un que je connais bien, Dominique de Villepin. Depuis quelques jours, j’observe, je lis et j’entends les commentaires de ce dernier sur l’enquête de Pierre Péan. Trop, c’est trop. À 66 ans, j’en ai assez des donneurs de leçon et des leçons de morale… J’ai décidé de jeter à terre ma tunique de Nessus[1], cet habit qui me porte malheur et que je n’ai jamais mérité.

    JDD – Journal du dimanche (11/09/2011)

    Comme si le Bourgi se sentait soudain investi d’une mission de purification de la politique française à la corruption de laquelle il a travaillé toute sa vie avec efficacité et persévérance… C’est un peu difficile à avaler.

    [1] La « tunique de Nessus » fait référence à Nessus, le centaure qui fit traverser le fleuve à la femme d’Hercule, Déjanire, avant d’être tué par ce dernier car il, au milieu du fleuve, il manifesta des intentions séductrices à l’égard de son épouse. Avant de mourir il lui remit sa tunique tâchée de son sang et supposée ramener son mari à elle en cas d’infidélité de celui-ci. Un jour Déjanire remit la tunique à Hercule qu’elle soupçonnait de la tromper, celui-ci la porta et fut immédiatement consumé de l’intérieur par cette tunique, Déjanire se suicida devant le mal fait à son mari pendant que celui-ci demandait qu’on l’immole pout mettre fin à ses souffrances. La tunique n’était donc pas un élixir d’amour mais une arme pour tuer l’infidèle.

  • L’affairiste décoré

    Robert Bourgi, affairiste de la françafrique, intermédiaire décoré par la République, conseiller officieux de l’actuel président de la République française, dont on ne connaît pas bien le rôle mais qui est de tous les voyages officiels sur le continent africain, une espèce de réincarnation de Jacques Foccart mais en plus roublard, Bourgi donc, explique dans le Journal du Dimanche comment il fut l’un des porteurs de valises pour les remises de fonds faites par des chefs d’Etat africains au pouvoir français. En l’occurrence il détaille comment il a remis à Chirac et Galouzeau de Villepin, à plusieurs reprises, à la mairie de Paris et à l’Elysée, des valises contenant entre 5 et 15 millions de francs en liquide.

    Ces actes de corruption entre les pouvoirs Africains et l’Elysée, qui ont duré des années de façon illégale au regard du droit français, sont désormais admis par à peu près tout le monde, on peut juste espérer qu’ils ne perdurent pas.

    Le plus incroyable dans ces déclarations n’est donc pas tant les informations de corruption du pouvoir français qu’elles contiennent, mais plutôt qu’un conseiller de l’Elysée, même officieux, explique que lui-même trimballait ces valoches ! Il se met sous le coup de la loi à titre personnel et il implique indirectement Sarozy dans cette affaire. En principe dans un pays civilisé la justice devrait être saisie de pareilles accusations et le Bourgi, à tout le moins, rayé de toute mission officieuse ou officielle pour la République en attendant que l’on y voie plus clair.

    Chirac et Galouzeau ont déjà démenti et annoncé qu’ils vont porter plainte contre Bourgi. Ambiance…

  • Un allemand démissionnaire à la BCE

    Jürgen Stark, ex-directeur du trésor allemand, chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), démissionne de ce dernier poste pour raisons personnelles. Il fut l’un des artisans qui ont convaincu l’Allemagne d’abandonner le deutsche mark au profit de l’euro. La tâche ne fut pas aisée mais elle fut conclue sur la base d’engagements des Etats membres de la zone euro que la BCE ne fasse pas marcher la planche à billets pour financer les déficits publics et que les Etats bien gérés ne soient pas mis à contribution pour financer ceux qui le sont moins bien. Il est en train de se passer exactement l’inverse et le réalisme politique a pris la main sur la rigueur financière. Stark en tire les conséquences et se retire plutôt que d’avaler son chapeau. On espère que l’Allemagne ne suivra pas son exemple.

  • La mafia corso-marseillaise dans les allées du pouvoir de Marseille

    Ça y est ! Jean-Noël Guérini, ex-baron socialiste, sénateur, chef du département des Bouches-du-Rhône, est mis en examen pour « prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et associations de malfaiteurs » ; joli palmarès mais finalement plutôt standard pour la politique corso-marseillaise.

  • Renoncement à l’équilibre des finances publiques

    Le gouvernement renonce pour le moment à modifier la constitution pour y introduire la soi-disant règle d’or, interdisant ou contrôlant les déficits de la République. Ce n’est pas grave, cette règle existe déjà au niveau de la réglementation européenne, il suffit de la respecter. C’est n’est pas grave car cela laissera plus de temps à nos gouvernants pour analyser les hausses d’impôt et baisse de dépenses qui sont incontournables.

  • Primal Scream – 2011/09/06 – Paris la Cigale

    Les Primal Scream sont de passage à Paris. Toujours emmené par le chanteur Bobby Gillespie  le groupe écossais ne casse plus trop la baraque ces dernières années et viens nous rejouer l’intégrale de l’album Screamadelica comme il l’a déjà jouée depuis le début de cette année dans différent festivals. Sorti au début des années 90 Screamadelica est resté le disque culte de ce groupe alternatif, un mix de guitares psychédéliques, de rythmes tournoyants et un chanteur déjanté.

    Bobby est égal à lui-même, grande bringue habillée de noir, le cheveu raide et long, arpentant la scène pour resservir avec un plaisir manifeste ce monument de son passé. Andrew Innes guitariste historiques en borsalino et chemise hawaïenne, détendu et virtuose, une choriste au coffre impressionnant et une bande de musiciens jouant avec vitalité devant la Cigale surchauffée.

    Il n’est pas bien sûr que ce Screamadelica ait bien vieilli, ou peut-être est-ce le chroniqueur qui s’est laissé déborder parle temps qui passe.

    Warm up : Little Barrie

  • Anosognosie électorale

    Le fait qu’il y a quelques semaines Chirac ait expliqué qu’il voterait Hollande aux prochaines élections est utilisé pour démontrer sa sénilité, et donc son empêchement médical à participer à son procès pour les emplois fictifs de la mairie de Paris. Voter Hollande est considéré comme un acte de dégénérescence…

  • Les Etats-Unis se fâchent contre les banques

    Les Etats-Unis d’Amérique font ce qu’un gouvernement légitime se doit de faire : défendre l’intérêt de ses citoyens, et ils attaquent en justice 17 banques (dont la Société Générale française), en gros pour tromperie sur la marchandise. Ou comment l’élite de la finance mondiale, en réalité une bande de forbans sans foi ni loi, a fait croire au reste de la planète que des ménages pauvres pouvaient rembourser des crédits immobiliers pour acheter des maisons de riches ! Les pauvres ont été expulsés desdites maisons, les riches ont vu la valeur de leurs investissements s’effondrer, mais les forbans surpayés sont toujours en place, n’ont pas beaucoup payé pour leurs fautes et recommencent les mêmes tours de passe-passe.

  • « Les Romanov, tsars collectionneurs » à la Pinacothèque

    Exposition Romanov collectionneur dans les nouveaux bâtiments de la Pinacothèque parisienne, musée agréable et plutôt peu fréquentée. Les collections impériales importées provisoirement du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg à la Madeleine ; accumulées de Pierre Le Grand à Nicolas 1er, comme quoi l’on peut être dictateur et amateur d’art éclairé, et vice-versa.

  • C’est dur de réduire les niches fiscales

    Ça y est, le lobby des parcs de loisirs emmené par Raffarin a fait plier le gouvernement qui retire son projet de soumettre cette activité au taux de TVA normal de 19,6% (celui que paye tous les citoyens sur 90% de leurs transactions) et non plus le taux réduit de 5%. Il aura suffi de deux jours seulement…

    Ce n’est pas grave, il ne reste que 150 milliards d’euros à récupérer pour équilibrer le budget de la République. Et puis surtout nous allons ajouter une règle d’or dans notre Constitution interdisant le déficit budgétaire… Encore une faux-jetonnerie de toute première catégorie : comment un pays qui n’arrive pas à rétablir le taux normal de TVA sur ses parcs d’attraction pourrait réussir à équilibrer ses finances publiques ?

  • Règlements de compte au parti socialiste

    Il est impayable le Jean-Noël Guérini ! Sur son blog du 29 août il exprime tout le bien qu’il pense du chefaillon par interim du parti socialiste qui expliquait que Nono devrait démissionner s’il était mis en examen à l’issue de sa prochaine convocation chez le juge d’instruction :

    Chers amis,
    Harlem Désir a décidément la mémoire bien courte. Ce professeur de morale évoque ma démission du Parti socialiste et de la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône en cas de mise en examen le 8 septembre prochain.
    Il oublie qu’il a été lui-même condamné le 12 décembre 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux. Ce qui ne l’a pas empêché d’être élu au Parlement européen au printemps 1999 !
    Faut-il lui rappeler ce qu’est la présomption d’innocence et lui indiquer qu’une mise en examen n’est pas une condamnation ? Pourquoi exiger de moi une démission qui n’a jamais été réclamée à bien d’autres élus, socialistes ou non ?
    Je n’accepterai pas d’être un bouc émissaire ! Innocent, je me défendrai et m’expliquerai comme je souhaite le faire depuis plusieurs mois sur une affaire que des tribunaux médiatiques expéditifs ont déjà jugé.
    Et s’il faut donner l’exemple, que le Premier secrétaire du Parti socialiste par intérim, soit le bon élève et commence par le faire. Il a été condamné ? Alors qu’il démissionne !

  • La maladie de Chirac

    Chirac pourrait ne pas être présent à son procès sur les emplois fictifs de la mairie de Paris qui débute lundi. Il serait fatigué. Après avoir écrit les deux tomes de ses mémoires voilà maintenant qu’il aurait des problèmes de mémoire, ce qui laisse imaginer le niveau de fiabilité de ses bouquins de souvenirs.

    Que la justice passe !

  • Lorsqu’on ne sait pas baisser les dépenses il faut bien augmenter les recettes

    L’un des grands mensonges d’Etat du quinquennat est en train de déposer les armes progressivement : les impôts augmentent. C’était inévitable malgré les objurgations gouvernementales contre cette évidence. L’étape suivante sera la diminution des dépenses. Elle est programmée pour les discussions parlementaires du budget 2012 qui se dérouleront cette fin d’année.

  • Stevens Shane, ‘Au-delà du mal’.

    Sortie : 1979, Chez : POCKET 13901. 900 pages haletantes sur les périgrinations sanguinaires d’un psychopathe aux Etats-Unis dans les années 70. Pendant que notre « héros » découpe en morceaux des femmes de rencontre à la recherche d’une mère qu’il a mythifiée après l’avoir assassinée, on croise le monde de la politique et de la presse dans la déliquescence de la fin du mandat Nixon. C’est l’Amérique véreuse et violente où le bien ne finit pas toujours vainqueur.

  • Pécassou-Camebrac Bernadette, ‘La Dernière Bagnarde’.

    Sortie : 2011, Chez : Flammarion. Un roman documentaire sur le bagne de Cayenne, fermé définitivement en 1946, camp de concentration officiel de la République où furent déportés après leurs condamnations des milliers d’hommes et de femmes dans des conditions effroyables. Ils y purgeaient leurs peines et souvent y finissaient leurs vies par manque de moyens pour revenir en France une fois « libres ». La dernière bagnarde, Marie Bartête, a existé et sa vie en Guyane a pu être ce que décrit la romancière: une horreur.