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  • Des Ă©lections primaires Ă  gauche contestĂ©es par
 la droite

    La droite ne sait plus quoi inventer pour expliquer que les Ă©lections des primaires du parti socialiste (PS) pour Ă©lire un candidat Ă  l’élection prĂ©sidentielle sont illĂ©gales et attentatoires aux libertĂ©s. L’UMP fait assaut de mauvaise foi et rĂ©cure les caniveaux pour essayer de dĂ©glinguer ce processus qui ne me semble pas plus mauvais qu’un autre.

    On ne sait pas si la droite aigrie arrivera Ă  ses fins, en tout cas elle aura dĂ©clenchĂ© des votes en faveur de la gauche. Les 9 et 16 octobre se dĂ©placeront pour dĂ©poser un bulletin dans les urnes citoyennes du PS rien que pour faire la nique Ă  CopĂ©. Na !

  • Lou Reed – 2011/07/05 – Paris le Grand Rex

    Lou Reed – 2011/07/05 – Paris le Grand Rex

    Lou est de retour pour un show classique avec une bande de nouveaux musiciens dont la plupart pourraient ĂȘtre ses enfants. MalgrĂ© tout le fidĂšle Tony « Thunder Â» Smith (qui a aussi tournĂ© avec Serge Gainsbourg) est Ă  la batterie et un vieux guitariste officie auprĂšs des gamins et de Lou.

    La presse vient d’annoncer une collaboration improbable avec Metallica dont le produit, un disque de dix morceaux, devrait sortir Ă  la rentrĂ©e.

    69 ans, l’artiste est fatiguĂ©, cela se voit
 un peu. Grossi, le pas hĂ©sitant pour arriver Ă  son micro, mais sitĂŽt harnachĂ© de sa guitare (dont il ne joue plus beaucoup) le voilĂ  revigorĂ© pour dĂ©clamer son rĂ©pertoire de lĂ©gende de sa voix chantĂ©-parlĂ© si particuliĂšre mais toujours vigoureuse.

    Le show dĂ©marre avec trois chansons extraites des trĂ©fonds de sa playlist et quasiment inconnues. Le ton est enjouĂ©, le rythme enlevĂ©, un des Lou’s boys joue du sax avec un style original qui ajoute une touche psychĂ©dĂ©lique Ă  l’ensemble et l’ambiance de Rock ‘n’ Roll Heart, d’ailleurs Senselessly Cruel et.Temporary Thing sont extraites de cet album de 1976.

    Ecstasy nous ramĂšne Ă  un temps plus rĂ©cent (2000) et plus noir. La ritournelle de guitare obsĂ©dante et tristounette, la voix chevrotante, on est dans du classique :

    They called you ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ They call you ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ The moon passing through a cloud/ a body facing up is floating towards a crowd/ And I think of a time and what I couldn’t do/ I couldn’t hold you close, I couldn’t, I couldn’t become you

     They call you ecstasy, I can’t hold you down/ I can’t hold you up/ I feel like that car that I saw today, no radio/ no engine, no Hood 

    I’m going to the cafe, I hope they’ve got music/ and I hope that they can play/ But if we have to part/ I’ll have a new scar right over my heart/ I’ll call it ecstasy

     Oh, ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ Ecstasy, ecstasy/ ecstasy

    Une reprise de Lennon puis une plongĂ©e dans le Velvet Underground dont quelques perles acoustiques : Sunday Morning, Femme Fatale. Et puis en deuxiĂšme rappel Pale Blue Eyes qui fait plier les derniers rĂ©calcitrants devant une prestation en demi-teinte. Lou rĂ©cite une des plus belles chansons d’amour jamais Ă©crite dans l’Univers, une ode Ă  Nico, son ocĂ©an de blondeur, son tsunami de destruction :

    Sometimes I feel so happy/ sometimes I feel so sad/ Sometimes I feel so happy/ but mostly you just make me mad/ Baby, you just make me mad/ Linger on your pale blue eyes.

    Finalement Lou est un romantique cachĂ© derriĂšre sa morgue de Brooklin, un garçon de 70 ans qui consacre une page de son site web au Romanticism et une autre Ă  sa vieille cousine centenaire Shirley ne peut pas ĂȘtre qu’un triste cynique.

    Eh oui, ainsi va la vie, parfois bien, parfois mal. Et elle s’arrĂȘte un jour, hĂ©las ! Mais Lou s’en fout, il joue pour lui et peut-ĂȘtre pour nous. La musique et la poĂ©sie sont un monde qu’il a contribuĂ© Ă  bĂątir et qu’il condescend Ă  partager. Des mots et des notes sont son Ɠuvre, Ă©ternelle. Merci Lou.

    Setlist : 1.Who Loves the Sun (The Velvet Underground song)/ 2.Senselessly Cruel/ 3.Temporary Thing/ 4.Ecstasy/ 5.Small Town/ 6.Mother (John Lennon cover)/ 7.Venus in Furs (The Velvet Underground song)/ 8.Sunday Morning (The Velvet Underground song)/ 9.Femme Fatale (The Velvet Underground song)/ 10.Waves of Fear/ 11.Sweet Jane (The Velvet Underground song)

    Encore : 12.Charley’s Girl/ 13.The Bells

    Encore 2 : 14.Pale Blue Eyes (The Velvet Underground song)

  • Le procĂšs du gĂ©nocide khmer

    Le procĂšs des hauts responsables Khmers Rouges au pouvoir Ă  l’époque du gĂ©nocide cambodgien a dĂ©butĂ©. Ce massacre d’Etat a Ă©tĂ© l’un des faits politiques majeurs de la seconde moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle, montrant que la tentation gĂ©nocidaire est une triste dĂ©rive humaine largement appliquĂ©e quelques soient les Ă©poques et les rĂ©gions : les indiens aux AmĂ©riques Ă  l’époque colombienne, les juifs lors de la Shoah, les cambodgiens sous les Khmers Rouges, les rwandais sous le rĂ©gime hutu, et il y en aura certainement d’autres
 HĂ©las !

    Comme il se doit, les responsables politiques khmers rouges nient leurs responsabilitĂ©s dans la tuerie Ă©tatique qui a aboutit Ă  la mort d’un tiers de la population cambodgienne. Leurs dĂ©fenseurs vont Ă©voquer la colonisation, les bombardements amĂ©ricains sur le Cambodge lors de la guerre du ViĂȘt-Nam et bien d’autres arguties.

    La majoritĂ© de ces dirigeants ont Ă©tĂ© formĂ©s dans les universitĂ©s françaises, voire mĂȘme pour certains Ă©tĂ© membres du parti communiste français
 Le pouvoir actuel au Cambodge est dirigĂ© par un premier ministre ex-khmer rouge ayant virĂ© sa cuti et, semble-t-il, n’a pas manifestĂ© un grand enthousiasme pour l’organisation de ce procĂšs sur le territoire cambodgien par un tribunal mixe international-national.

    Ce quarteron de vieillards va se dĂ©fendre et tenter de justifier l’indĂ©fendable. Le procĂšs sera intĂ©ressant. La martyr de ce peuple par les siens sera probablement passĂ© aux oubliettes de l’Histoire.

  • Propagande culturelle

    Chaque culture tente de lutter comme elle le peut contre le tabagisme. Au BrĂ©sil c’est avec le risque d’impuissance.

  • MusĂ©e des Arts de Sao Paulo (MASP),

    Visite au MusĂ©e des Arts de Sao Paulo (MASP), face au trĂšs joli parc du Trianon. Une exposition temporaire sur les portraits du XVIĂšme siĂšcle Ă  nos jours et, dans les sous-sols, l’inĂ©vitable Yann-Arthus Bertrand qui vient sauver la planĂšte jusqu’au BrĂ©sil avec une exposition censĂ©e nous faire partager la diversitĂ© du monde humain. Il est sympathique de Yann-Arthus, mais tout de mĂȘme un peu trop omniprĂ©sent, mĂȘme Ă  10 000 km de Paris il continue Ă  nous envahir


  • Powers Richard, ‘L’ombre en fuite’.

    Sortie : 2000, Chez : 10/18 4317. La description de deux mondes parallĂšles, l’un tout en virtualitĂ© oĂč des ingĂ©nieurs s’efforcent de rĂ©crĂ©er la vraie vie grĂące Ă  un simulateur, l’autre, celui d’un otage pourrissant des annĂ©es durant dans une geĂŽle au Liban et survivant grĂące Ă  ses rĂȘves. Les premiers vont participer involontairement Ă  un entreprise de destruction, le second va vaincre la dĂ©chĂ©ance grĂące Ă  la puissance de sa pensĂ©e. Une Ă©trange parabole, pleine d’espoir, oĂč l’humain l’emporte sur la machine. Cela se termine bien !

  • Similitudes

    Le drapeau de l’Etat de Sao-Paulo (Ă  gauche) ressemble quelque peu Ă  celui de la rĂ©gion Bretagne (Ă  droite).

  • Arghhhhhhhhhhhhhh !

    Le cri dĂ©sespĂ©rĂ© de la passagĂšre de classe affaire arrivant au comptoir Air France Ă  Roissy et dĂ©couvrant horrifiĂ©e qu’elle va devoir attendre quelques minutes dans une file mĂȘlĂ©e au lumpen prolĂ©tariat, retentit dans l’aĂ©rogare. Quelle horreur ! Elle interroge fĂ©brilement le personnel alentour en quĂȘte d’une file pour les privilĂ©giĂ©s avant de se rĂ©soudre au fait qu’il n’y en a pas. Mon Dieu, dans quel monde vivons-nous : c’est nous qu’on paye et on est traitĂ©s comme des manants ?

  • Potache Ă  forte capacitĂ© de nuisance

    Les trois gamins qui ont publiĂ© sur internet un sujet du bac sont mis en examen pour fraude et remis en libertĂ© Ă  l’issue de leur garde Ă  vue. Ils ont Ă©chappĂ© de peu Ă  l’incarcĂ©ration immĂ©diate demandĂ©e par le parquet. Un de leur avocat fait une dĂ©claration enflammĂ©e sur les mĂ©dias se scandalisant que l’on parle de prison pour une « simple blague de potache. Â»

    Bon, le potache a juste pourri la vie de plusieurs milliers de candidats au bac qui vont peut-ĂȘtre devoir repasser leur Ă©preuve. Il est gentil le potache mais il a une trĂšs trĂšs forte capacitĂ© de nuisance ce garçon. Il faudrait peut-ĂȘtre qu’il assume ses responsabilitĂ©s. Il aura passĂ© 24 heures au gnouf, on espĂšre que cela lui aura mis un peu de plomb dans la cervelle. Il rendra des comptes lors de son procĂšs avec deux de ses petits camarades. Que la Justice passe !

  • Une pleine page sur Bryan Ferry dans
 le journal Ă©conomique Les Echos

    Ecrit par Christian Eudeline

    Bryan Ferry rocker de ces dames

    L’ex-(futur ?) leader de Roxy Music ne change pas. La sĂ©duction est toujours son arme fatale. Le crooner, qui marie avec bonheur rock et mode, va distiller son cocktail de nostalgie et d’avant-garde dans les grands festivals de l’Ă©tĂ©.

    Bryan Ferry a beau afficher soixante-cinq ans au compteur, il dĂ©gage toujours une classe folle, son costume panne de velours bleu nuit lui va mĂȘme Ă  la perfection, un peu comme sa mĂšche folle qui lui descend sur les yeux et souligne son sourire ravageur. Sa façon de se tenir dans un canapĂ© relĂšve Ă©galement d’une Ă©lĂ©gance rare parce que naturelle. Bryan Ferry ne pose pas, il incarne.

    Symbole du dandysme Ă  l’anglaise, depuis ces annĂ©es 1970 oĂč son groupe Roxy Music s’inspirait de l’esthĂ©tisme hollywoodien, Bryan Ferry est chic et distinguĂ©, contrecarrant Ă  jamais le blouson sale et vulgaire du rocker. « Vers l’Ăąge de quinze-seize ans, je travaillais chez un tailleur dans la rue principale de Newcastle, et je me suis vite aperçu que la mode masculine Ă©tait essentiellement constituĂ©e de petits dĂ©tails : un dessin particulier sur la chaussure, une ceinture qui se ferme d’une maniĂšre originale… Mon goĂ»t pour les vĂȘtements provient de cette pĂ©riode, j’avais sans doute remarquĂ© que les types les mieux sapĂ©s avaient Ă  leur bras les plus jolies filles ! »

    Roxy Music a Ă©tĂ© le premier vĂ©ritable lien entre le monde de la mode et le monde du rock and roll, Amanda Lear, Jerry Hall et Lucy Hellmore posĂšrent pour des pochettes avant de craquer pour le chanteur. Si les deux premiĂšres le quittĂšrent pour une autre rock-star, respectivement David Bowie et Mick Jagger, Lucy est la mĂšre de ses quatre enfants, Otis, Isaac, Tara et Merlin. Leur histoire d’amour dura une vingtaine d’annĂ©es.

    Kate Moss en couverture

    Aujourd’hui, l’histoire se rĂ©pĂšte… presque. Kate Moss pose en effet pour la photo de pochette du nouvel album de Bryan Ferry, mais elle n’a pas craquĂ© pour le rocker de ces dames, apparemment. Elle vit dĂ©jĂ  avec un musicien flamboyant, Jamie Hince, le chanteur des trĂšs branchĂ©s Kills. « Kate est connue, ce n’est pas seulement une jolie fille, elle a aussi du caractĂšre et une forte personnalitĂ©. La controverse Ă  son encontre [NDA : Kate photographiĂ©e sniffant de la cocaĂŻne] n’a pas lieu d’ĂȘtre. La photo est un clin d’oeil au tableau d’Edouard Manet, « Olympia », jugĂ© scandaleux Ă  son Ă©poque. La fille sur la pochette de mon disque n’est pas innocente… en cela, c’est la parfaite rock and roll girl. »

    L’homme a beau ĂȘtre un rocker, il est avant tout un sĂ©ducteur, un concurrent sĂ©rieux au titre d’objet Ă  fantasmes. « Je n’ai jamais eu l’impression d’ĂȘtre le beau gosse de service, jamais, mĂȘme si certaines femmes me reconnaissent et deviennent du coup encore plus pressantes… Cela fait partie de mon mĂ©tier non ? Je n’ai jamais utilisĂ© ma musique ou ma carriĂšre comme carte de visite. » Bryan Ferry n’a pas besoin de passer des petites annonces, il est vrai, pour ĂȘtre bien entourĂ©. Sa derniĂšre conquĂȘte en date s’appelle Amanda Sheppard, elle succĂšde Ă  la danseuse Katie Turner. Point commun : leur jeunesse et leur beautĂ©. Depuis son divorce d’avec la mĂšre de ses enfants, chacune de ses conquĂȘtes est bien sĂ»r passĂ©e au crible par la presse britannique. « Sans prĂ©sence fĂ©minine Ă  mes cĂŽtĂ©s je deviens dĂ©pressif et paresseux, j’ai besoin que l’on me protĂšge de la mĂ©lancolie, ça m’aide Ă  avancer. Etre immortalisĂ© avec des jeunes femmes et traitĂ© de play-boy jet-setteur est lassant, mais je n’y peux rien. »

    Amis de toujours

    On parle toujours d’un retour possible de Roxy Music en studio – le dernier album du groupe remontant Ă  1982. Une bonne partie du chemin a Ă©tĂ© fait, lors de l’enregistrement de sa derniĂšre livraison solo, puisque sont venus le rejoindre Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay, trois musiciens emblĂ©matiques de Roxy Music. « Cela faisait un petit moment que je n’avais pas enregistrĂ© de nouveau disque », souligne-t-il. En effet, si l’on met de cĂŽtĂ© son hommage Ă  Bob Dylan sorti en 2007, son dernier opus remonte Ă  2002. « Ce qui ne m’a pas empĂȘchĂ© de tourner rĂ©guliĂšrement. J’avais donc quelques nouveaux titres en rĂ©serve. J’ai du mal Ă  entretenir plusieurs projets en mĂȘme temps. Je dois faire les choses l’une aprĂšs l’autre et il m’Ă©tait impossible de me plonger dans un Ă©ventuel nouvel album de Roxy Music sans en avoir terminĂ© avec le mien. Mais comme les vieux amis rĂ©pondent toujours prĂ©sent ! Il y en a beaucoup ici… Ils me rassurent. C’est comme lorsque vous organisez une soirĂ©e chez vous – les amis de longue date sont prĂ©sents. » On retrouve ainsi pĂȘle-mĂȘle Rhett Davies, producteur de Bryan depuis le milieu des annĂ©es 1970, Marcus Miller, Nile Rodgers (Chic), David Gilmour (Pink Floyd), Chris Spedding, Dave Stewart (Eurythmics), Flea (Red Hot Chili Peppers), les Scissor Sisters ou encore son propre fils, Tara Ferry. « J’aime enregistrer en solo car je ne suis pas obligĂ© de faire appel Ă  chaque fois Ă  la mĂȘme Ă©quipe, je peux tester de nouveaux musiciens. C’est un « mix » de nostalgie et de nouvelles forces qui se rencontrent et s’unissent plutĂŽt que de croiser le fer. J’aime la balance des deux. J’ai toujours travaillĂ© ainsi. »

    Pionnier du punk

    La musique de Roxy Music peut ĂȘtre perçue comme une relecture blanche de la « soul » qu’Ă©coutait adolescent Bryan Ferry. Apparue quelques annĂ©es plus tard, la disco en serait une dĂ©clinaison lointaine plus dĂ©monstrative. Tandis que le punk-rock, lui, s’inscrirait directement dans la continuitĂ© des exactions sonores que Roxy Music fut le premier groupe Ă  expĂ©rimenter, grĂące Ă  Brian Eno, savant fou des studios. « Nile Rodgers m’a souvent dit qu’il avait créé Chic avec ses comparses parce qu’il nous avait vus nous produire Ă  la tĂ©lĂ©. Les punks nous adoraient, mais je n’ai jamais vraiment travaillĂ© avec eux. Pourtant nous Ă©tions, semble-t-il, une source d’inspiration pour eux… »

    Bryan Ferry est un touche-Ă -tout de gĂ©nie, un semeur de petits cailloux prĂ©cieux que beaucoup se sont empressĂ©s de ramasser. Sur scĂšne, il sait se faire crooner Ă  la voix de miel, pour se transformer la chanson suivante en amant torride et Ăąpre. Il y a tout un monde entre certains de ses disques, car, comme David Bowie, l’homme a souvent changĂ© de costume. Mais il y a une constante, immuable : la frange fĂ©minine qui n’a d’yeux que pour lui et lui en demande toujours plus. Son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone ? Il est sur liste rouge. « What did you expect ? »

    CHRISTIAN EUDELINE, Les Echos

  • La digestion difficile des chapeaux Ă  avaler

    De reculades en reculades, le peuple français force ses dirigeants et élus à avaler leurs chapeaux.

    • Il avait Ă©tĂ© envisagĂ© d’introduire dans l’assiette de calcul de l’impĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune (ISF) les Ɠuvres d’art.
    • Il avait Ă©tĂ© envisagĂ© d’instaurer une taxe sur les propriĂ©tĂ©s immobiliĂšres des non-rĂ©sidents.
    • Il avait Ă©tĂ© envisagĂ© de supprimer les panneaux avertisseurs de radars routiers.

    Tous ces beaux projets sont tombĂ©s Ă  l’eau sous la pression des divers corporatismes qui ont fait, avec une touchante unanimitĂ©, assaut de mauvaise foi et d’arguments spĂ©cieux sur le thĂšme « Circulez, y-a rien Ă  voir chez moi, allez donc voir ce qui se passe chez mon voisin. Â»

    En ces temps de vaches maigres (voire famĂ©liques) ce n’est quand mĂȘme pas complĂštement illĂ©gitime de chercher Ă  financer les dĂ©penses de la RĂ©publique en allant taper lĂ  oĂč il y a des ressources puisque l’on a du mal Ă  rĂ©duire les dĂ©penses. Si l’on veut faire diminuer les excĂšs de vitesse il n’est tout de mĂȘme pas complĂštement aberrant de vouloir surprendre les contrevenants pour les sanctionner. Eh bien non, le concept de radar pĂ©dagogique a Ă©tĂ© dĂ©sormais inventĂ© et tout le monde fait semblant de croire que la pĂ©dagogie suffira Ă  mettre au pas la France de la bagnole. BientĂŽt on va penser Ă  une cellule d’assistance psychologique pour les conducteurs pris en flagrant dĂ©lit de survitesse.

    Ce n’est pas grave, il ne reste que 1 500 milliards d’euros de dettes publique Ă  rembourser, on expliquera aux crĂ©anciers que l’on va faire du remboursement pĂ©dagogique, ils vont adorer !

  • Peu crĂ©dible

    Augustin_Carstens

    Christine Lagarde continue sa campagne électorale pour se faire élire comme chef du Fonds monétaire international face à un citoyen mexicain, ex-ministre des finances de son pays, ex-sous-chef du FMI, mais surtout en sérieux surpoids ce qui laisse craindre une mauvaise santé et sans doute quelques difficultés à aller au bout de son mandat.

    Et puis, tel DSK lui aussi coupable d’un tour de taille hors-norme, aller prĂȘcher l’ajustement structurel (la rigueur, en termes plus comprĂ©hensibles) au SĂ©nĂ©gal quand on ne tient pas dans un siĂšge Air France de premiĂšre casse, cela ne fait pas trĂšs sĂ©rieux. Lagarde prĂ©sente l’avantage comparatif de l’élancement d’un guerrier MasaĂŻ !

  • Le Voyage Imaginaire

    Exposition Le Voyage Imaginaire d’Hugo Pratt Ă  la PinacothĂšque. Du rĂȘve, de la candeur, des horizons infinis, l’ocĂ©an et le mystĂ©rieux Corto Maltese qui parcourt le vaste monde sur les aquarelles d’Hugo, artiste vĂ©nitien qui a enchantĂ© notre belle jeunesse.

  • Le chaos en Libye et en Syrie

    Et pendant ce temps on continue Ă  bombarder joyeusement en Libye et en Syrie. L’OTAN balance ses bombinettes sur Kadhafi et racle les fonds de ses stocks de matĂ©riel, qui semblent limitĂ©s. Fiston El Assad matraque ses opposants avec toute la subtilitĂ© propre Ă  sa famille. L’armĂ©e locale tire consciencieusement sur les manifestants, il y a des morts tous les jours et la vie continue.

    Si ce que dit la presse est vrai, il est tout de mĂȘme un peu effrayant de constater que nos armĂ©es europĂ©ennes seraient Ă  court de moyens et munitions aprĂšs trois mois d’une guerre d’opĂ©rette contre des va-nu-pieds du dĂ©sert des Syrtes
 Que se passerait-il s’il s’agissait d’une vraie guerre ? On ne tiendrait sans doute guĂšre plus qu’en juin 40. On ne sait pas trop comment se terminera cette campagne de Libye, elle aura en tout cas montrĂ© Ă  quel niveau d’impuissance militaire sont tombĂ© les Etats du vieux monde. Au moins sommes-nous les meilleurs pour faire croĂźtre nos dettes publiques et perdre le contrĂŽle de nos finances.

  • Le chaos en GrĂšce

    L’Europe est encore Ă  hue et Ă  dia pour cause de dette grecque sans issue pour laquelle on ne sait plus quoi avancer entre restructuration et refinancement. C’est le bal des faux-culs, le marchĂ© de la faux-jetonerie ! Tout le monde sait que les revenus du pays ne permettront pas de rembourser les Ă©chĂ©ances mais il ne faut pas le dire car cela dĂ©clencherait un vĂ©ritable cataclysme que de regarder la rĂ©alitĂ© en face car du coup des situations similaires sauteraient aux yeux pour la France, l’Espagne et bien d’autres encore. Alors on parle d’évĂšnement de crĂ©dit qu’il faut Ă©viter car les agences de notation, dont l’incompĂ©tence panurgique n’est plus Ă  dĂ©montrer, risqueraient dans un mouvement de panique incontrĂŽlĂ©e de mener, pour une fois, une analyse Ă©conomique cohĂ©rente en admettant l’évidence que nos Etats impĂ©cunieux ont dĂ©pensĂ© sans compter et surtout sans prendre en compte les capacitĂ©s de remboursement de nos Ă©conomies, et que les prĂȘteurs ont dĂ©liĂ© les cordons de leurs bourses sans rĂ©flĂ©chir ! Quel besoin avait AthĂšnes de dĂ©penser tant d’argent pour accueillir des jeux olympiques en 2004 ? Quelle utilitĂ© a le contribuable français de fiancer la compĂ©tition de fouteballe Euro 2016 ?

    En fait, l’évĂšnement de crĂ©dit, en termes plus comprĂ©hensibles : la faillite, peut ĂȘtre Ă©vitĂ© tant que les contribuables sont tondus sans pitiĂ©. Mais dĂšs que le secteur privĂ© des prĂȘteurs est en risque alors la catastrophe se prĂ©cise. Dans le cas de la GrĂšce dont la principale qualitĂ© n’est sans doute pas la fidĂ©litĂ© contributive de ses citoyens aux dĂ©penses du budget de l’Etat, les crĂ©diteurs privĂ©s sont les banques europĂ©ennes, françaises notamment, et chinoises dĂ©sormais, qui ont misĂ© nos petites Ă©conomies en prĂȘtant Ă  AthĂšnes. Donc si ces banques doivent admettre qu’elles ont perdu une partie de leur mise (donc de nos dĂ©pĂŽts) elles vont devoir enregistrer ces pertes, rendre des comptes Ă  leurs clients et leurs actionnaires, voire tomber elles-mĂȘmes en faillite, et surtout, elles vont cesser de prĂȘter Ă  tous ces Ă©tats dĂ©cadents et amorcer ainsi le dĂ©but d’une infernale spirale qui bloquera la confiance entre banques elles-mĂȘmes et grippera le systĂšme comme en 2008 aprĂšs la faillite de la banque Lehman Brothers, crise financiĂšre majeure qui n’a pu ĂȘtre rĂ©solue que grĂące Ă  une gĂ©nĂ©rositĂ© additionnelle des contribuables des Etats concernĂ©s.

    Pour repousser cette triste Ă©chĂ©ance la communautĂ© internationale continue Ă  tondre les contribuables internationaux (le FMI) et europĂ©ens (l’Union europĂ©enne) puisque le contribuable grecque, espĂšce rare dĂ©jĂ  trĂšs peu dĂ©veloppĂ©e, est carrĂ©ment en voie de disparition ces derniers temps.

    En rĂ©alitĂ© la trĂ©sorerie d’un Etat c’est comme Ă  la maison, on est toujours rattrapĂ© par ses dettes. Quand il y a de l’argent sur le compte on peut faire du shopping, quand il n’y en a plus il faut calmer les dĂ©penses. On peut lĂ©gĂšrement repousser cette Ă©chĂ©ance en prenant un dĂ©couvert Ă  sa banque mais l’exercice a ses limites. Elles ont Ă©tĂ© largement dĂ©passĂ©es par nos Etats du Sud de l’Europe. A la fin, il faut payer. Ce qui est finalement normal c’est que les citoyens qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© des dĂ©penses (voire poussĂ© leurs gouvernements Ă  dĂ©penser pour des raisons bassement Ă©lectoralistes) sont finalement ceux qui vont les rembourser. Ce qui est immoral c’est que les prĂȘteurs n’assument que rarement les risques qu’ils prennent et pour la couverture desquels ils perçoivent un taux d’intĂ©rĂȘt censĂ© couvrir ce risque. Ils l’ont fait lors de la crise de la dette en AmĂ©rique du Sud dans les annĂ©es 80, ils ne semblent plus disposĂ©s Ă  la faire aujourd’hui oĂč les enjeux sont autrement plus gigantesques.

    Tout ceci n’est guùre brillant.

  • Un ex-prĂ©sident habituĂ© Ă  dĂ©raper contre son camp

    Le petit monde parisiano-mĂ©diatique est en Ă©moi car l’ex-prĂ©sident Chirac a affirmĂ© sur le ton de la plaisanterie qu’il votera Hollande aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 2012, sauf si Juju-le raide s’y prĂ©sentait. Ce (trĂšs) petit microcosme a la mĂ©moire courte et semble oublier que ce grand benĂȘt Chichi a dĂ©jĂ  trahi son camp en 1981 en ne soutenant Giscard dit d’Estaing que du bout du bout des lĂšvres et au tout-tout dernier moment. L’idĂ©e semble-t-il Ă  l’époque Ă©tait de favoriser l’arrivĂ©e de Mitterrand pour mieux prĂ©parer la reconquĂȘte du pouvoir par la droite menĂ©e par Chirac. La premiĂšre Ă©tape s’est bien dĂ©roulĂ©e puisque Mitterrand s’est installĂ© Ă  l’ElysĂ©e en mai 1981 et Giscard a Ă©tĂ© repoussĂ© dans les oubliettes de l’Histoire, croyait-on


    Les Ă©tapes suivantes ont Ă©tĂ© plus douloureuses puisque Chirac a dĂ» attendre 14 annĂ©es avant d’atteindre le pouvoir absolu, 14 annĂ©es Ă  avaler son chapeau, Ă  voguer d’affaires judiciaires en retournements de veste, 14 annĂ©es bien longues. Et Ă  la fin, le Giscard est toujours lĂ , nuisible et intriguant, le forçant mĂȘme Ă  adopter le quinquennat alors que Chirac avait rĂ©pĂ©tĂ© des annĂ©es durant que le septennat Ă©tait un des fondements de la VĂšme RĂ©publique.

    Sa haine Ă  l’égard du Giscard dit d’Estaing Ă©quivaut sans doute largement Ă  celle qu’il Ă©prouve pour Sarkozy l’agitĂ© donc un petit plantage de couteau dans le dos ne se refuse pas, Ă  Sarko comme il le fit pour Giscard.

    Plus sĂ©rieusement, la trĂšs grande majoritĂ© des Ă©lecteurs se contrefout de ce que Chichi votera donc son annonce est sans effet attendu, sinon l’émoi provoquĂ© chez le microcosme. Finalement de (trĂšs) peu d’intĂ©rĂȘt.

  • Bryan Ferry – 2011/06/11 – Paris l’Olympia

    Bryan Ferry est de retour Ă  l’Olympia pour prĂ©senter son dernier disque : Olympia ! Sur la couverture de celui-ci Kate Moss dĂ©ploie buste et diamants, tĂȘte au plancher, renouant avec la tradition Roxy Music oĂč des crĂ©atures de charme peuplaient les Ă©tuis cartonnĂ©s de nos vinyles d’antan.

    Bryan Ă©tait dĂ©jĂ  revenu hanter nos mĂ©moires l’étĂ© dernier pour une Ă©phĂ©mĂšre reformation de Roxy Music le temps de quelques festivals dont celui de Rock en Seine.

    Mais Bryan, brillant troubadour, ne quitte jamais vraiment nos vies depuis ces 70’s qu’il a investies avec sa bande de musiciens dĂ©lurĂ©s et talentueux.

    Olympia n’est ni un bon ni un mauvais disque, il est le dernier Ferry, avec une brochette d’invitĂ©s : David Gilmour, Eno, Jonny Greenwood
 Le disque de Bryan Ferry c’est un peu lĂ  oĂč il faut ĂȘtre lorsqu’on est un musicien quadra et au-delĂ , un peu comme un thĂ© au May Fair Hotel par une aprĂšs-midi brumeuse au cƓur de l’hiver Ă  Londres. On y est pour se rĂ©unir entre amis, se rĂ©chauffer et, surtout, pour Ă©voquer un Monde nostalgique et crĂ©er la musique d’un futur incertain.

    Olympia est arrivĂ© dans les bacs Ă  son heure, et dans nos discothĂšques sans dĂ©lai. L’alerte Bryan Ferry a clignotĂ© en son temps sur nos smartphones annonçant le show parisien, nos cartes de crĂ©dit ont crĂ©pitĂ© et nos cƓurs se sont serrĂ©s de dĂ©couvrir que l’Olympia Ă©tait en configuration places assises car tant de temps est passĂ©. Qui dĂ©cide d’ailleurs de mettre des fauteuils dans la fosse de l’Olympia, l’artiste ou le management de la salle ? Bryan lui est debout et dĂ©marre deux heures de concert en fanfare sur un tonitruant I Put A Spell On You !

    Notre hĂ©ros de 65 ans est en costume sombre et chemise grise, cravatĂ© et souriant, accompagnĂ© de Chris Spedding (l’historique) et Oliver Thomson (virtuose blondinet de 23 ans qui ne quitte plus Bryan depuis quelques annĂ©es) aux guitares, Colin Good aux claviers, deux batteurs, belle-brune-blanche n°1 sax et claviers, belles-choristes-black n°1 et 2, belles-blondes-danseuses n°1 & 2, bref du monde sur scĂšne qui officie dans une relative pĂ©nombre et un Ă©cran de fond de scĂšne diffusant des vidĂ©os brumeuses et emmĂȘlĂ©es Ă  l’image de l’affiche de la tournĂ©e.

    Olympia nous l’avons dit n’est que le dernier disque de Bryan, alors cette soirĂ©e Ă  l’Olympia sera un best of de ces annĂ©es Ferry. Le son est fort, voir trĂšs fort, les solos de guitares un peu interminables et inutiles, et lorsque belle-brune-blanche n°1 vient sur le devant de la scĂšne nous montrer ses gambettes (elle est en short) et son saxophone on regrette tout de mĂȘme sĂ©rieusement Andy MacKay. Tout ceci n’est pas bien grave, le tremolo de Bryan nous fait toujours gĂ©mir de plaisir et s’il plaĂźt au maĂźtre des lieux de s’entourer de jeunesses aprĂšs tout que sa volontĂ© soit faite pour autant que nous arrivions, assis dans nos fauteuils, Ă  juguler une lĂ©gĂšre jalousie.

    Bryan chante, Bryan joue du piano, Bryan joue de l’harmonica, Bryan nostalge sur Boys and Girls, Bryan reprend Dylan, Lennon ou Neil Young, Bryan chante et nous enchante, Bryan en Ă©quilibre sur le fil d’une carriĂšre qu’il faudra savoir arrĂȘter un jour, peut-ĂȘtre prochain.

    Now the party®s over/ I®m so tired/ Then I see you coming/ Out of nowhere/ Much communication in a motion/ Without conversation or a notion/Avalon/ When the samba takes you/ Out of nowhere/ And the background’s fading/ Out of focus/ Yes the picture changing/ Every moment/ And your destination/ You don®t know it/ Avalon

    Et Bryan siffle le final de Jealous Guy pour clÎturer la soirée. Il nous reste maintenant à nous extraire de nos fauteuils.
    Warm up : Boy, deux jeunes femmes de Hambourg et ZĂŒrich pour une folk acoustique sympa et rafraĂźchissante.

    Setlist: 1.I Put A Spell On You (Screamin’ Jay Hawkins cover)/ 2.Slave To Love/ 3.Don’t Stop the Dance/ 4.Just Like Tom Thumb’s Blues/ 5.If There Is Something/ 6.You Can Dance/ 7.Make You Feel My Love/ 8.Alphaville/ 9.Boys and Girls/ 10.Sign of the Times/ 11.Like A Hurricane (Neil Young cover)/ 12.Tara Play/ 13.Bitter sweet/ 14.My Only Love/ 15.Avalon/ 16.All Along The Watchtower (Bob Dylan cover)/ 17.What Goes On/ 18.Love Is the Drug

    Encore: 19.Let’s Stick Together (Wilbert Harrison cover)/ 20.Jealous Guy (John Lennon cover)

  • Miss Tic se dĂ©voile

    Miss Tic est l’invitĂ©e spĂ©ciale du festival Art Rock de Saint-Brieuc avec Bryan Ferry, The Jon Spencer Blues Explosion, Lilly Wood et d’autres.

  • DSK chez les Obama

    Celle-là tout le monde l’a vue, mais elle est vraiment rigolote alors on vous la ressert.
  • Corruption française de haut vol

    La France est condamnĂ©e par une chambre arbitrale Ă  payer 630 millions d’euros Ă  TaĂŻwan du fait de commissions versĂ©es Ă  des agents taĂŻwanais dans le cadre de la vente de frĂ©gates, commissions non prĂ©vues au contrat et illĂ©gales au regard des rĂšgles internationales et des lois françaises. 630 millions, ce n’est pas rien, le contribuable paiera ! Les fonctionnaires et/ou les Ă©lus qui ont donnĂ© ordre de violer la Loi ne sont pas connus ni punis. Ils ont simplement jetĂ© par la fenĂȘtre 630 millions prĂ©levĂ©s dans la poche des contribuables, y compris la leur d’ailleurs.