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  • Des élections primaires à gauche contestées par… la droite

    La droite ne sait plus quoi inventer pour expliquer que les élections des primaires du parti socialiste (PS) pour élire un candidat à l’élection présidentielle sont illégales et attentatoires aux libertés. L’UMP fait assaut de mauvaise foi et récure les caniveaux pour essayer de déglinguer ce processus qui ne me semble pas plus mauvais qu’un autre.

    On ne sait pas si la droite aigrie arrivera à ses fins, en tout cas elle aura déclenché des votes en faveur de la gauche. Les 9 et 16 octobre se déplaceront pour déposer un bulletin dans les urnes citoyennes du PS rien que pour faire la nique à Copé. Na !

  • Lou Reed – 2011/07/05 – Paris le Grand Rex

    Lou Reed – 2011/07/05 – Paris le Grand Rex

    Lou est de retour pour un show classique avec une bande de nouveaux musiciens dont la plupart pourraient être ses enfants. Malgré tout le fidèle Tony « Thunder » Smith (qui a aussi tourné avec Serge Gainsbourg) est à la batterie et un vieux guitariste officie auprès des gamins et de Lou.

    La presse vient d’annoncer une collaboration improbable avec Metallica dont le produit, un disque de dix morceaux, devrait sortir à la rentrée.

    69 ans, l’artiste est fatigué, cela se voit… un peu. Grossi, le pas hésitant pour arriver à son micro, mais sitôt harnaché de sa guitare (dont il ne joue plus beaucoup) le voilà revigoré pour déclamer son répertoire de légende de sa voix chanté-parlé si particulière mais toujours vigoureuse.

    Le show démarre avec trois chansons extraites des tréfonds de sa playlist et quasiment inconnues. Le ton est enjoué, le rythme enlevé, un des Lou’s boys joue du sax avec un style original qui ajoute une touche psychédélique à l’ensemble et l’ambiance de Rock ‘n’ Roll Heart, d’ailleurs Senselessly Cruel et.Temporary Thing sont extraites de cet album de 1976.

    Ecstasy nous ramène à un temps plus récent (2000) et plus noir. La ritournelle de guitare obsédante et tristounette, la voix chevrotante, on est dans du classique :

    They called you ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ They call you ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ The moon passing through a cloud/ a body facing up is floating towards a crowd/ And I think of a time and what I couldn’t do/ I couldn’t hold you close, I couldn’t, I couldn’t become you

     They call you ecstasy, I can’t hold you down/ I can’t hold you up/ I feel like that car that I saw today, no radio/ no engine, no Hood 

    I’m going to the cafe, I hope they’ve got music/ and I hope that they can play/ But if we have to part/ I’ll have a new scar right over my heart/ I’ll call it ecstasy

     Oh, ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ Ecstasy, ecstasy/ ecstasy

    Une reprise de Lennon puis une plongée dans le Velvet Underground dont quelques perles acoustiques : Sunday Morning, Femme Fatale. Et puis en deuxième rappel Pale Blue Eyes qui fait plier les derniers récalcitrants devant une prestation en demi-teinte. Lou récite une des plus belles chansons d’amour jamais écrite dans l’Univers, une ode à Nico, son océan de blondeur, son tsunami de destruction :

    Sometimes I feel so happy/ sometimes I feel so sad/ Sometimes I feel so happy/ but mostly you just make me mad/ Baby, you just make me mad/ Linger on your pale blue eyes.

    Finalement Lou est un romantique caché derrière sa morgue de Brooklin, un garçon de 70 ans qui consacre une page de son site web au Romanticism et une autre à sa vieille cousine centenaire Shirley ne peut pas être qu’un triste cynique.

    Eh oui, ainsi va la vie, parfois bien, parfois mal. Et elle s’arrête un jour, hélas ! Mais Lou s’en fout, il joue pour lui et peut-être pour nous. La musique et la poésie sont un monde qu’il a contribué à bâtir et qu’il condescend à partager. Des mots et des notes sont son œuvre, éternelle. Merci Lou.

    Setlist : 1.Who Loves the Sun (The Velvet Underground song)/ 2.Senselessly Cruel/ 3.Temporary Thing/ 4.Ecstasy/ 5.Small Town/ 6.Mother (John Lennon cover)/ 7.Venus in Furs (The Velvet Underground song)/ 8.Sunday Morning (The Velvet Underground song)/ 9.Femme Fatale (The Velvet Underground song)/ 10.Waves of Fear/ 11.Sweet Jane (The Velvet Underground song)

    Encore : 12.Charley’s Girl/ 13.The Bells

    Encore 2 : 14.Pale Blue Eyes (The Velvet Underground song)

  • Le procès du génocide khmer

    Le procès des hauts responsables Khmers Rouges au pouvoir à l’époque du génocide cambodgien a débuté. Ce massacre d’Etat a été l’un des faits politiques majeurs de la seconde moitié du XXème siècle, montrant que la tentation génocidaire est une triste dérive humaine largement appliquée quelques soient les époques et les régions : les indiens aux Amériques à l’époque colombienne, les juifs lors de la Shoah, les cambodgiens sous les Khmers Rouges, les rwandais sous le régime hutu, et il y en aura certainement d’autres… Hélas !

    Comme il se doit, les responsables politiques khmers rouges nient leurs responsabilités dans la tuerie étatique qui a aboutit à la mort d’un tiers de la population cambodgienne. Leurs défenseurs vont évoquer la colonisation, les bombardements américains sur le Cambodge lors de la guerre du Viêt-Nam et bien d’autres arguties.

    La majorité de ces dirigeants ont été formés dans les universités françaises, voire même pour certains été membres du parti communiste français… Le pouvoir actuel au Cambodge est dirigé par un premier ministre ex-khmer rouge ayant viré sa cuti et, semble-t-il, n’a pas manifesté un grand enthousiasme pour l’organisation de ce procès sur le territoire cambodgien par un tribunal mixe international-national.

    Ce quarteron de vieillards va se défendre et tenter de justifier l’indéfendable. Le procès sera intéressant. La martyr de ce peuple par les siens sera probablement passé aux oubliettes de l’Histoire.

  • Propagande culturelle

    Chaque culture tente de lutter comme elle le peut contre le tabagisme. Au Brésil c’est avec le risque d’impuissance.

  • Musée des Arts de Sao Paulo (MASP),

    Visite au Musée des Arts de Sao Paulo (MASP), face au très joli parc du Trianon. Une exposition temporaire sur les portraits du XVIème siècle à nos jours et, dans les sous-sols, l’inévitable Yann-Arthus Bertrand qui vient sauver la planète jusqu’au Brésil avec une exposition censée nous faire partager la diversité du monde humain. Il est sympathique de Yann-Arthus, mais tout de même un peu trop omniprésent, même à 10 000 km de Paris il continue à nous envahir…

  • Powers Richard, ‘L’ombre en fuite’.

    Sortie : 2000, Chez : 10/18 4317. La description de deux mondes parallèles, l’un tout en virtualité où des ingénieurs s’efforcent de récréer la vraie vie grâce à un simulateur, l’autre, celui d’un otage pourrissant des années durant dans une geôle au Liban et survivant grâce à ses rêves. Les premiers vont participer involontairement à un entreprise de destruction, le second va vaincre la déchéance grâce à la puissance de sa pensée. Une étrange parabole, pleine d’espoir, où l’humain l’emporte sur la machine. Cela se termine bien !

  • Similitudes

    Le drapeau de l’Etat de Sao-Paulo (à gauche) ressemble quelque peu à celui de la région Bretagne (à droite).

  • Arghhhhhhhhhhhhhh !

    Le cri désespéré de la passagère de classe affaire arrivant au comptoir Air France à Roissy et découvrant horrifiée qu’elle va devoir attendre quelques minutes dans une file mêlée au lumpen prolétariat, retentit dans l’aérogare. Quelle horreur ! Elle interroge fébrilement le personnel alentour en quête d’une file pour les privilégiés avant de se résoudre au fait qu’il n’y en a pas. Mon Dieu, dans quel monde vivons-nous : c’est nous qu’on paye et on est traités comme des manants ?

  • Potache à forte capacité de nuisance

    Les trois gamins qui ont publié sur internet un sujet du bac sont mis en examen pour fraude et remis en liberté à l’issue de leur garde à vue. Ils ont échappé de peu à l’incarcération immédiate demandée par le parquet. Un de leur avocat fait une déclaration enflammée sur les médias se scandalisant que l’on parle de prison pour une « simple blague de potache. »

    Bon, le potache a juste pourri la vie de plusieurs milliers de candidats au bac qui vont peut-être devoir repasser leur épreuve. Il est gentil le potache mais il a une très très forte capacité de nuisance ce garçon. Il faudrait peut-être qu’il assume ses responsabilités. Il aura passé 24 heures au gnouf, on espère que cela lui aura mis un peu de plomb dans la cervelle. Il rendra des comptes lors de son procès avec deux de ses petits camarades. Que la Justice passe !

  • Une pleine page sur Bryan Ferry dans… le journal économique Les Echos

    Ecrit par Christian Eudeline

    Bryan Ferry rocker de ces dames

    L’ex-(futur ?) leader de Roxy Music ne change pas. La séduction est toujours son arme fatale. Le crooner, qui marie avec bonheur rock et mode, va distiller son cocktail de nostalgie et d’avant-garde dans les grands festivals de l’été.

    Bryan Ferry a beau afficher soixante-cinq ans au compteur, il dégage toujours une classe folle, son costume panne de velours bleu nuit lui va même à la perfection, un peu comme sa mèche folle qui lui descend sur les yeux et souligne son sourire ravageur. Sa façon de se tenir dans un canapé relève également d’une élégance rare parce que naturelle. Bryan Ferry ne pose pas, il incarne.

    Symbole du dandysme à l’anglaise, depuis ces années 1970 où son groupe Roxy Music s’inspirait de l’esthétisme hollywoodien, Bryan Ferry est chic et distingué, contrecarrant à jamais le blouson sale et vulgaire du rocker. « Vers l’âge de quinze-seize ans, je travaillais chez un tailleur dans la rue principale de Newcastle, et je me suis vite aperçu que la mode masculine était essentiellement constituée de petits détails : un dessin particulier sur la chaussure, une ceinture qui se ferme d’une manière originale… Mon goût pour les vêtements provient de cette période, j’avais sans doute remarqué que les types les mieux sapés avaient à leur bras les plus jolies filles ! »

    Roxy Music a été le premier véritable lien entre le monde de la mode et le monde du rock and roll, Amanda Lear, Jerry Hall et Lucy Hellmore posèrent pour des pochettes avant de craquer pour le chanteur. Si les deux premières le quittèrent pour une autre rock-star, respectivement David Bowie et Mick Jagger, Lucy est la mère de ses quatre enfants, Otis, Isaac, Tara et Merlin. Leur histoire d’amour dura une vingtaine d’années.

    Kate Moss en couverture

    Aujourd’hui, l’histoire se répète… presque. Kate Moss pose en effet pour la photo de pochette du nouvel album de Bryan Ferry, mais elle n’a pas craqué pour le rocker de ces dames, apparemment. Elle vit déjà avec un musicien flamboyant, Jamie Hince, le chanteur des très branchés Kills. « Kate est connue, ce n’est pas seulement une jolie fille, elle a aussi du caractère et une forte personnalité. La controverse à son encontre [NDA : Kate photographiée sniffant de la cocaïne] n’a pas lieu d’être. La photo est un clin d’oeil au tableau d’Edouard Manet, « Olympia », jugé scandaleux à son époque. La fille sur la pochette de mon disque n’est pas innocente… en cela, c’est la parfaite rock and roll girl. »

    L’homme a beau être un rocker, il est avant tout un séducteur, un concurrent sérieux au titre d’objet à fantasmes. « Je n’ai jamais eu l’impression d’être le beau gosse de service, jamais, même si certaines femmes me reconnaissent et deviennent du coup encore plus pressantes… Cela fait partie de mon métier non ? Je n’ai jamais utilisé ma musique ou ma carrière comme carte de visite. » Bryan Ferry n’a pas besoin de passer des petites annonces, il est vrai, pour être bien entouré. Sa dernière conquête en date s’appelle Amanda Sheppard, elle succède à la danseuse Katie Turner. Point commun : leur jeunesse et leur beauté. Depuis son divorce d’avec la mère de ses enfants, chacune de ses conquêtes est bien sûr passée au crible par la presse britannique. « Sans présence féminine à mes côtés je deviens dépressif et paresseux, j’ai besoin que l’on me protège de la mélancolie, ça m’aide à avancer. Etre immortalisé avec des jeunes femmes et traité de play-boy jet-setteur est lassant, mais je n’y peux rien. »

    Amis de toujours

    On parle toujours d’un retour possible de Roxy Music en studio – le dernier album du groupe remontant à 1982. Une bonne partie du chemin a été fait, lors de l’enregistrement de sa dernière livraison solo, puisque sont venus le rejoindre Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay, trois musiciens emblématiques de Roxy Music. « Cela faisait un petit moment que je n’avais pas enregistré de nouveau disque », souligne-t-il. En effet, si l’on met de côté son hommage à Bob Dylan sorti en 2007, son dernier opus remonte à 2002. « Ce qui ne m’a pas empêché de tourner régulièrement. J’avais donc quelques nouveaux titres en réserve. J’ai du mal à entretenir plusieurs projets en même temps. Je dois faire les choses l’une après l’autre et il m’était impossible de me plonger dans un éventuel nouvel album de Roxy Music sans en avoir terminé avec le mien. Mais comme les vieux amis répondent toujours présent ! Il y en a beaucoup ici… Ils me rassurent. C’est comme lorsque vous organisez une soirée chez vous – les amis de longue date sont présents. » On retrouve ainsi pêle-mêle Rhett Davies, producteur de Bryan depuis le milieu des années 1970, Marcus Miller, Nile Rodgers (Chic), David Gilmour (Pink Floyd), Chris Spedding, Dave Stewart (Eurythmics), Flea (Red Hot Chili Peppers), les Scissor Sisters ou encore son propre fils, Tara Ferry. « J’aime enregistrer en solo car je ne suis pas obligé de faire appel à chaque fois à la même équipe, je peux tester de nouveaux musiciens. C’est un « mix » de nostalgie et de nouvelles forces qui se rencontrent et s’unissent plutôt que de croiser le fer. J’aime la balance des deux. J’ai toujours travaillé ainsi. »

    Pionnier du punk

    La musique de Roxy Music peut être perçue comme une relecture blanche de la « soul » qu’écoutait adolescent Bryan Ferry. Apparue quelques années plus tard, la disco en serait une déclinaison lointaine plus démonstrative. Tandis que le punk-rock, lui, s’inscrirait directement dans la continuité des exactions sonores que Roxy Music fut le premier groupe à expérimenter, grâce à Brian Eno, savant fou des studios. « Nile Rodgers m’a souvent dit qu’il avait créé Chic avec ses comparses parce qu’il nous avait vus nous produire à la télé. Les punks nous adoraient, mais je n’ai jamais vraiment travaillé avec eux. Pourtant nous étions, semble-t-il, une source d’inspiration pour eux… »

    Bryan Ferry est un touche-à-tout de génie, un semeur de petits cailloux précieux que beaucoup se sont empressés de ramasser. Sur scène, il sait se faire crooner à la voix de miel, pour se transformer la chanson suivante en amant torride et âpre. Il y a tout un monde entre certains de ses disques, car, comme David Bowie, l’homme a souvent changé de costume. Mais il y a une constante, immuable : la frange féminine qui n’a d’yeux que pour lui et lui en demande toujours plus. Son numéro de téléphone ? Il est sur liste rouge. « What did you expect ? »

    CHRISTIAN EUDELINE, Les Echos

  • La digestion difficile des chapeaux à avaler

    De reculades en reculades, le peuple français force ses dirigeants et élus à avaler leurs chapeaux.

    • Il avait été envisagé d’introduire dans l’assiette de calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) les œuvres d’art.
    • Il avait été envisagé d’instaurer une taxe sur les propriétés immobilières des non-résidents.
    • Il avait été envisagé de supprimer les panneaux avertisseurs de radars routiers.

    Tous ces beaux projets sont tombés à l’eau sous la pression des divers corporatismes qui ont fait, avec une touchante unanimité, assaut de mauvaise foi et d’arguments spécieux sur le thème « Circulez, y-a rien à voir chez moi, allez donc voir ce qui se passe chez mon voisin. »

    En ces temps de vaches maigres (voire faméliques) ce n’est quand même pas complètement illégitime de chercher à financer les dépenses de la République en allant taper là où il y a des ressources puisque l’on a du mal à réduire les dépenses. Si l’on veut faire diminuer les excès de vitesse il n’est tout de même pas complètement aberrant de vouloir surprendre les contrevenants pour les sanctionner. Eh bien non, le concept de radar pédagogique a été désormais inventé et tout le monde fait semblant de croire que la pédagogie suffira à mettre au pas la France de la bagnole. Bientôt on va penser à une cellule d’assistance psychologique pour les conducteurs pris en flagrant délit de survitesse.

    Ce n’est pas grave, il ne reste que 1 500 milliards d’euros de dettes publique à rembourser, on expliquera aux créanciers que l’on va faire du remboursement pédagogique, ils vont adorer !

  • Peu crédible

    Augustin_Carstens

    Christine Lagarde continue sa campagne électorale pour se faire élire comme chef du Fonds monétaire international face à un citoyen mexicain, ex-ministre des finances de son pays, ex-sous-chef du FMI, mais surtout en sérieux surpoids ce qui laisse craindre une mauvaise santé et sans doute quelques difficultés à aller au bout de son mandat.

    Et puis, tel DSK lui aussi coupable d’un tour de taille hors-norme, aller prêcher l’ajustement structurel (la rigueur, en termes plus compréhensibles) au Sénégal quand on ne tient pas dans un siège Air France de première casse, cela ne fait pas très sérieux. Lagarde présente l’avantage comparatif de l’élancement d’un guerrier Masaï !

  • Le Voyage Imaginaire

    Exposition Le Voyage Imaginaire d’Hugo Pratt à la Pinacothèque. Du rêve, de la candeur, des horizons infinis, l’océan et le mystérieux Corto Maltese qui parcourt le vaste monde sur les aquarelles d’Hugo, artiste vénitien qui a enchanté notre belle jeunesse.

  • Le chaos en Libye et en Syrie

    Et pendant ce temps on continue à bombarder joyeusement en Libye et en Syrie. L’OTAN balance ses bombinettes sur Kadhafi et racle les fonds de ses stocks de matériel, qui semblent limités. Fiston El Assad matraque ses opposants avec toute la subtilité propre à sa famille. L’armée locale tire consciencieusement sur les manifestants, il y a des morts tous les jours et la vie continue.

    Si ce que dit la presse est vrai, il est tout de même un peu effrayant de constater que nos armées européennes seraient à court de moyens et munitions après trois mois d’une guerre d’opérette contre des va-nu-pieds du désert des Syrtes… Que se passerait-il s’il s’agissait d’une vraie guerre ? On ne tiendrait sans doute guère plus qu’en juin 40. On ne sait pas trop comment se terminera cette campagne de Libye, elle aura en tout cas montré à quel niveau d’impuissance militaire sont tombé les Etats du vieux monde. Au moins sommes-nous les meilleurs pour faire croître nos dettes publiques et perdre le contrôle de nos finances.

  • Le chaos en Grèce

    L’Europe est encore à hue et à dia pour cause de dette grecque sans issue pour laquelle on ne sait plus quoi avancer entre restructuration et refinancement. C’est le bal des faux-culs, le marché de la faux-jetonerie ! Tout le monde sait que les revenus du pays ne permettront pas de rembourser les échéances mais il ne faut pas le dire car cela déclencherait un véritable cataclysme que de regarder la réalité en face car du coup des situations similaires sauteraient aux yeux pour la France, l’Espagne et bien d’autres encore. Alors on parle d’évènement de crédit qu’il faut éviter car les agences de notation, dont l’incompétence panurgique n’est plus à démontrer, risqueraient dans un mouvement de panique incontrôlée de mener, pour une fois, une analyse économique cohérente en admettant l’évidence que nos Etats impécunieux ont dépensé sans compter et surtout sans prendre en compte les capacités de remboursement de nos économies, et que les prêteurs ont délié les cordons de leurs bourses sans réfléchir ! Quel besoin avait Athènes de dépenser tant d’argent pour accueillir des jeux olympiques en 2004 ? Quelle utilité a le contribuable français de fiancer la compétition de fouteballe Euro 2016 ?

    En fait, l’évènement de crédit, en termes plus compréhensibles : la faillite, peut être évité tant que les contribuables sont tondus sans pitié. Mais dès que le secteur privé des prêteurs est en risque alors la catastrophe se précise. Dans le cas de la Grèce dont la principale qualité n’est sans doute pas la fidélité contributive de ses citoyens aux dépenses du budget de l’Etat, les créditeurs privés sont les banques européennes, françaises notamment, et chinoises désormais, qui ont misé nos petites économies en prêtant à Athènes. Donc si ces banques doivent admettre qu’elles ont perdu une partie de leur mise (donc de nos dépôts) elles vont devoir enregistrer ces pertes, rendre des comptes à leurs clients et leurs actionnaires, voire tomber elles-mêmes en faillite, et surtout, elles vont cesser de prêter à tous ces états décadents et amorcer ainsi le début d’une infernale spirale qui bloquera la confiance entre banques elles-mêmes et grippera le système comme en 2008 après la faillite de la banque Lehman Brothers, crise financière majeure qui n’a pu être résolue que grâce à une générosité additionnelle des contribuables des Etats concernés.

    Pour repousser cette triste échéance la communauté internationale continue à tondre les contribuables internationaux (le FMI) et européens (l’Union européenne) puisque le contribuable grecque, espèce rare déjà très peu développée, est carrément en voie de disparition ces derniers temps.

    En réalité la trésorerie d’un Etat c’est comme à la maison, on est toujours rattrapé par ses dettes. Quand il y a de l’argent sur le compte on peut faire du shopping, quand il n’y en a plus il faut calmer les dépenses. On peut légèrement repousser cette échéance en prenant un découvert à sa banque mais l’exercice a ses limites. Elles ont été largement dépassées par nos Etats du Sud de l’Europe. A la fin, il faut payer. Ce qui est finalement normal c’est que les citoyens qui ont bénéficié des dépenses (voire poussé leurs gouvernements à dépenser pour des raisons bassement électoralistes) sont finalement ceux qui vont les rembourser. Ce qui est immoral c’est que les prêteurs n’assument que rarement les risques qu’ils prennent et pour la couverture desquels ils perçoivent un taux d’intérêt censé couvrir ce risque. Ils l’ont fait lors de la crise de la dette en Amérique du Sud dans les années 80, ils ne semblent plus disposés à la faire aujourd’hui où les enjeux sont autrement plus gigantesques.

    Tout ceci n’est guère brillant.

  • Un ex-président habitué à déraper contre son camp

    Le petit monde parisiano-médiatique est en émoi car l’ex-président Chirac a affirmé sur le ton de la plaisanterie qu’il votera Hollande aux élections présidentielles de 2012, sauf si Juju-le raide s’y présentait. Ce (très) petit microcosme a la mémoire courte et semble oublier que ce grand benêt Chichi a déjà trahi son camp en 1981 en ne soutenant Giscard dit d’Estaing que du bout du bout des lèvres et au tout-tout dernier moment. L’idée semble-t-il à l’époque était de favoriser l’arrivée de Mitterrand pour mieux préparer la reconquête du pouvoir par la droite menée par Chirac. La première étape s’est bien déroulée puisque Mitterrand s’est installé à l’Elysée en mai 1981 et Giscard a été repoussé dans les oubliettes de l’Histoire, croyait-on…

    Les étapes suivantes ont été plus douloureuses puisque Chirac a dû attendre 14 années avant d’atteindre le pouvoir absolu, 14 années à avaler son chapeau, à voguer d’affaires judiciaires en retournements de veste, 14 années bien longues. Et à la fin, le Giscard est toujours là, nuisible et intriguant, le forçant même à adopter le quinquennat alors que Chirac avait répété des années durant que le septennat était un des fondements de la Vème République.

    Sa haine à l’égard du Giscard dit d’Estaing équivaut sans doute largement à celle qu’il éprouve pour Sarkozy l’agité donc un petit plantage de couteau dans le dos ne se refuse pas, à Sarko comme il le fit pour Giscard.

    Plus sérieusement, la très grande majorité des électeurs se contrefout de ce que Chichi votera donc son annonce est sans effet attendu, sinon l’émoi provoqué chez le microcosme. Finalement de (très) peu d’intérêt.

  • Bryan Ferry – 2011/06/11 – Paris l’Olympia

    Bryan Ferry est de retour à l’Olympia pour présenter son dernier disque : Olympia ! Sur la couverture de celui-ci Kate Moss déploie buste et diamants, tête au plancher, renouant avec la tradition Roxy Music où des créatures de charme peuplaient les étuis cartonnés de nos vinyles d’antan.

    Bryan était déjà revenu hanter nos mémoires l’été dernier pour une éphémère reformation de Roxy Music le temps de quelques festivals dont celui de Rock en Seine.

    Mais Bryan, brillant troubadour, ne quitte jamais vraiment nos vies depuis ces 70’s qu’il a investies avec sa bande de musiciens délurés et talentueux.

    Olympia n’est ni un bon ni un mauvais disque, il est le dernier Ferry, avec une brochette d’invités : David Gilmour, Eno, Jonny Greenwood… Le disque de Bryan Ferry c’est un peu là où il faut être lorsqu’on est un musicien quadra et au-delà, un peu comme un thé au May Fair Hotel par une après-midi brumeuse au cœur de l’hiver à Londres. On y est pour se réunir entre amis, se réchauffer et, surtout, pour évoquer un Monde nostalgique et créer la musique d’un futur incertain.

    Olympia est arrivé dans les bacs à son heure, et dans nos discothèques sans délai. L’alerte Bryan Ferry a clignoté en son temps sur nos smartphones annonçant le show parisien, nos cartes de crédit ont crépité et nos cœurs se sont serrés de découvrir que l’Olympia était en configuration places assises car tant de temps est passé. Qui décide d’ailleurs de mettre des fauteuils dans la fosse de l’Olympia, l’artiste ou le management de la salle ? Bryan lui est debout et démarre deux heures de concert en fanfare sur un tonitruant I Put A Spell On You !

    Notre héros de 65 ans est en costume sombre et chemise grise, cravaté et souriant, accompagné de Chris Spedding (l’historique) et Oliver Thomson (virtuose blondinet de 23 ans qui ne quitte plus Bryan depuis quelques années) aux guitares, Colin Good aux claviers, deux batteurs, belle-brune-blanche n°1 sax et claviers, belles-choristes-black n°1 et 2, belles-blondes-danseuses n°1 & 2, bref du monde sur scène qui officie dans une relative pénombre et un écran de fond de scène diffusant des vidéos brumeuses et emmêlées à l’image de l’affiche de la tournée.

    Olympia nous l’avons dit n’est que le dernier disque de Bryan, alors cette soirée à l’Olympia sera un best of de ces années Ferry. Le son est fort, voir très fort, les solos de guitares un peu interminables et inutiles, et lorsque belle-brune-blanche n°1 vient sur le devant de la scène nous montrer ses gambettes (elle est en short) et son saxophone on regrette tout de même sérieusement Andy MacKay. Tout ceci n’est pas bien grave, le tremolo de Bryan nous fait toujours gémir de plaisir et s’il plaît au maître des lieux de s’entourer de jeunesses après tout que sa volonté soit faite pour autant que nous arrivions, assis dans nos fauteuils, à juguler une légère jalousie.

    Bryan chante, Bryan joue du piano, Bryan joue de l’harmonica, Bryan nostalge sur Boys and Girls, Bryan reprend Dylan, Lennon ou Neil Young, Bryan chante et nous enchante, Bryan en équilibre sur le fil d’une carrière qu’il faudra savoir arrêter un jour, peut-être prochain.

    Now the party´s over/ I´m so tired/ Then I see you coming/ Out of nowhere/ Much communication in a motion/ Without conversation or a notion/Avalon/ When the samba takes you/ Out of nowhere/ And the background’s fading/ Out of focus/ Yes the picture changing/ Every moment/ And your destination/ You don´t know it/ Avalon

    Et Bryan siffle le final de Jealous Guy pour clôturer la soirée. Il nous reste maintenant à nous extraire de nos fauteuils.
    Warm up : Boy, deux jeunes femmes de Hambourg et Zürich pour une folk acoustique sympa et rafraîchissante.

    Setlist: 1.I Put A Spell On You (Screamin’ Jay Hawkins cover)/ 2.Slave To Love/ 3.Don’t Stop the Dance/ 4.Just Like Tom Thumb’s Blues/ 5.If There Is Something/ 6.You Can Dance/ 7.Make You Feel My Love/ 8.Alphaville/ 9.Boys and Girls/ 10.Sign of the Times/ 11.Like A Hurricane (Neil Young cover)/ 12.Tara Play/ 13.Bitter sweet/ 14.My Only Love/ 15.Avalon/ 16.All Along The Watchtower (Bob Dylan cover)/ 17.What Goes On/ 18.Love Is the Drug

    Encore: 19.Let’s Stick Together (Wilbert Harrison cover)/ 20.Jealous Guy (John Lennon cover)

  • Miss Tic se dévoile

    Miss Tic est l’invitée spéciale du festival Art Rock de Saint-Brieuc avec Bryan Ferry, The Jon Spencer Blues Explosion, Lilly Wood et d’autres.

  • DSK chez les Obama

    Celle-là tout le monde l’a vue, mais elle est vraiment rigolote alors on vous la ressert.
  • Corruption française de haut vol

    La France est condamnée par une chambre arbitrale à payer 630 millions d’euros à Taïwan du fait de commissions versées à des agents taïwanais dans le cadre de la vente de frégates, commissions non prévues au contrat et illégales au regard des règles internationales et des lois françaises. 630 millions, ce n’est pas rien, le contribuable paiera ! Les fonctionnaires et/ou les élus qui ont donné ordre de violer la Loi ne sont pas connus ni punis. Ils ont simplement jeté par la fenêtre 630 millions prélevés dans la poche des contribuables, y compris la leur d’ailleurs.