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  • Sade – 2011/05/17 – Paris Bercy

    Sade – 2011/05/17 – Paris Bercy

    Sade en tournée mondiale, Sade tragiquement belle, Sade exceptionnelle musicienne, Sade en apesanteur émotionnelle, Sade surfeuse de génie sur l’océan de nos souvenirs, Sade magicienne de la douceur et de l’élégance ; Sade est descendue du paradis soul pour nous faire toucher du doigt le sublime dans l’arène de Bercy pourtant peu propice à un tel partage intime.

    Elle est entourée de ses trois musiciens-complices d’origine dont l’inoubliable Stuart Matthewman, petit Prince du sax et de la guitare, Paul Denman, à la basse et aux tatouages et Andrew Hale, aux claviers. Ces trois là sont de la partie depuis Diamond Life en 1984, ils ont cosigné et joué parmi les plus morceaux les plus romantiques de l’histoire du rock. Sur scène également deux choristes hommes, un batteur, un percussionniste et un remarquable deuxième guitariste. Tout un subtil mélange blanc-black dont Sade, métis nigériane, réalise l’unisson.

    Une première partie de papys jamaïcains, The Jolly Boys, un gang sympa qui joue Just a perfect day (Lou Reed) et The passenger (Iggy Pop) à la sauce reggae des faubourgs de Kinsgston.

    Et Sade monte un escalier débouchant au milieu de la scène, apparaît aux yeux du public toute de noir vêtue, chemisier vaporeux, montée sur talons aiguilles, un sourire ravageur, les yeux plissés, ses longs cheveux rassemblés en couette dégageant son large front, rouge à lèvres carmin, et entame le show sur Soldier of Love.

    Le temps d’un « Thank you so much, It’s good to be back… vraiment » et le sax de Stuart dégouline l’intro de Your Love is King, une doucereuse brise de nostalgie souffle sur Bercy…

    La scène est extrêmement dépouillée, grand écran sur le fond et trappes qui avalent ou recrachent les quatre blocs batterie, claviers, percussions et choristes. Les guitaristes restent sur le devant où parfois sera poussé un clavier autour duquel les musiciens se rassembleront dans un coin de scène pour des moments plus intimes.

    Le show coule et se déroule comme une évidence, et alors qu’un film projeté montre les lumières nocturnes de new York vues d’hélicoptère, les buildings se cognent aux ponts, les étages phosphorescents répondent aux taxis jaunes, et… Sade réapparaît en chemise blanche, boutons de manchette et gilet noir, bretelles négligemment pendantes sur un pantalon de smoking, sur les premiers accords de Smooth Operator :

    Diamond life, lover boy./ We move in space with minimum waste and maximum joy./ City lights and business nights./ When you require streetcar desire for higher heights./ No place for beginners or sensitive hearts/ When sentiment is left to chance./ No place to be ending but somewhere to start./ No need to ask./ He’s a smooth operator,/ smooth operator,/ smooth operator,/ smooth operator…

    Et puis à genoux sur la scène, Sade enchaîne sur Jezabel et Is it a Crime ? Sa voix merveilleuse s’enroule dans le gigantesque hangar du Palais omnisports en volutes envoutantes. Qu’elle soit brumeuse ou forcée, la voix de Sade est un monument bâti sur le socle immortel de la musique soul. Bercy est en adoration, bien sûr.

    Bring me Home et son entêtante ritournelle au piano est joué alors qu’un immense voile entoure mes musiciens et que défilent des images de routes sans fin. Sade marche sur place dans cette atmosphère floue et douce, susurrant cette triste chanson :

    Put me on a plate with petals and a fire/ And send me out of the sea/ Turn my angry sword against my heart/ And let me free.

    Les lumières rouges orangées éclatantes déploient les silhouettes des musiciens en ombre chinoises brûlantes, les trois guitaristes se regroupent et entament Paradise pendant que Sade parcourt la scène avec toujours autant de naturel et de grâce, marquant la rythmique légendaire de ce morceaux avec les bras au-dessus de la tête : tchac-tchac. Vient ensuite les incontournables pas de danse avec les deux choristes toujours ponctués du tchac-tchac, éclat de lumière et de percussions. Sa façon de se mouvoir dégage un érotisme léger, sa manière de laisser tomber ses bras derrière son dos, de tenir son micro à l’horizontale à hauteur de poitrine à l’issue d’un couplet, de s’éloigner de son pied de micro en balançant la tête de gauche à droite lorsque sa voix forcit, et ce sourire éclatant, épanoui, qui plonge tout humain normalement constitué dans un abyme de ravissement.

    Et Sade réapparaît en robe blanche immaculée, cheveux déployés, pour King of Sorrow, Sweetest Taboo, No Ordinary Love… puis une bouleversante version de Pearls, chantée seule sur scène, devant un immense soleil qui se déploie, puis disparaît de l’écran, pendant que Sade nous conte l’histoire tragique de cette femme en Somalie. Bercy défaille.

    New York encore, en noir et blanc cette fois-ci sur l’écran, et Stuart démarre les petites notes aigues et étirées de Cherish the Day pour Sade revenue vêtue d’une robe et blouson rouges. Au cours de cette chanson une petite trappe l’élèvera à plusieurs mètres de hauteurs au milieu des buildings.

    Le groupe reviendra saluer les spectateurs avec effusion, Sade présente et embrasse ses musiciens l’un après l’autre laissant Bercy éberlué.

    Sade et son groupe représentent est un petit miracle de musique soul et de pureté. Tout est parfait et délicat. Sade talentueuse et intemporelle nous rappelle que la douceur et la subtilité n’ont pas été définitivement dévastées par la productivité. Sade donne un sens à la poésie de la vie et sait détacher de nos âmes ces moments d’émerveillement devant la beauté simple de l’œuvre humaine.

    Notre Sade pleine de grâce, on vous retrouve comme on vous a toujours rêvée, en restant comme vous êtes vous nous préservez du temps qui passe, c’est une illusion bien sûr, mais comme le mensonge en votre compagnie est agréable !

    Set list : Soldier of Love/ Your Love is King/ Skin/ Kiss of Life/ Love is Found/ In Another Time/ Smooth Operator/ Jezebel/ Bring Me Home/ Is it a Crime?/ Still in Love With You/ All About Our Love/ Paradise-Nothing can come Between Us/ Morning Bird/ King of Sorrow/ The Sweetest Taboo/ The Moon and the Sky/ Pearls/ No Ordinary Love/ By Your Side

    Encore : Cherish the Day

  • Impensable…

    Dominique Strauss-Kahn roi du monde le samedi matin, suite new-yorkaise à 3 000 EUR, limousine, cocktails de chefs d’Etat, 1ère classe transatlantique sur les meilleures compagnies aériennes, en lice pour les élections présidentielles françaises de 2012, clinquant à tous les étages et belles filles dans les ports, ce DSK-là se retrouve embastillé le lundi dans une prison de Manhattan pour tentative de viol sur une soubrette du Sofitel de Time Square. Il apparaît dans un prétoire américain, prend son tour entre deux dealers et se voit notifier son incarcération par une juge américaine. Un monde s’effondre ! Le public français est éberlué mais croit le gaillard capable d’un tel méfait, et c’est sans doute ça le pire…

    En attendant de savoir s’il est coupable ou pas on peut de toute façon noter une fois de plus que le dirigeant d’une institution multilatérale s’apprêtait à démissionner sans vergogne et avant son terme normal, d’un poste où il a été nommé par une communauté d’Etats et au service desquels il était payé. Après la démission forcée de Wolfowitz de la Banque Mondiale pour une affaire de liaison et de népotisme, celle de l’allemand Köhler en 2004 du FMI pour se présenter à la présidence de la République allemande, celle de l’espagnol Rato du FMI en 2007, il s’avère que tous ces gens ont considéré leur poste avec légèreté et n’ont pas respecté leurs engagements. Ils ont utilisé leur fonction comme un tremplin pour des positions politiques nationales ou comme instrument de séduction. De ce fait, ils ont été mal choisis et ont révélés leur insuffisance professionnelle, voire pire. Le mode de sélection de ces institutions multilatérales doit être revu de fond en comble. L’Occident moralisateur ne pourra pas se plaindre si les pays émergents arrivent à imposer désormais leurs propres candidats.

  • Incroyable…

    Incroyable rebondissement : Strauss-Kahn est en garde à vue à New York pour tentative de viol sur une soubrette du Sofitel de Time square.

    Le site web du Fonds monétaire international confirme l’arrestation sans en préciser le motif :

    Statement on IMF Managing Director Dominique Strauss-Kahn
    Press Release No. 11/179
    May 15, 2011

    “IMF Managing Director Strauss-Kahn was arrested in New York City. Mr. Strauss-Kahn has retained legal counsel, and the IMF has no comment on the case; all inquiries will be referred to his personal lawyer and to the local authorities. “The IMF remains fully functioning and operational.”

    Ms. Caroline Atkinson, Director of External Relations at the International Monetary Fund (IMF)
  • Vulgaire et clinquant

    Strauss-Kahn est photographié à Paris sortant d’une grosse et clinquante voiture de sport qui est la voiture de fonction d’un de ses conseillers en communication. Le microcosme médiatico-mondain est en émoi. On peut en tirer trois conclusions :

    • Strauss-Kahn passe sa vie à Paris alors que son job est à Washington ! Le salaire qu’il touche comme patron du Fonds monétaire international devrait quand même l’inciter à faire un peu plus de présence dans son bureau.
    • Ses conseillers en communication sont mal choisis. Outre le fait que certains d’entre eux conseillaient en même temps Gbagbo (avec le succès que l’on sait) comment se fait-il qu’un conseiller en communication commette pareil impair de véhiculer son client dans une automobile aussi clinquante, tape-à-l’œil, onéreuse et vulgaire, sans avoir anticipé l’effet médiatique négatif sur le futur électorat de pareil transport ?
    • Ses conseillers en communication sont trop payés (i) dans l’absolu pour pouvoir parader dans un tel carrosse et (ii) par rapport à leurs compétences pour avoir mis leur client dans l’embarras.
  • Combat d’égos vieillissants dans l’audiovisuel public

    Un improbable conflit perturbe la direction de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) entre le grand chef, Alain de Pouzihlac, et le sous-chef, Christine Ockrent. Ces deux-là dirigent (en principe) différents médias publics qui émettent la voix de la France vers l’étranger (Radio France International, France 24, etc.) et se battent comme des chiffonniers dans les journaux et devant les tribunaux. Il est étonnant que l’Etat actionnaire de l’AEF ne mette pas fin à ce pathétique spectacle. Il suffit de licencier ces deux pied-nickelés et de les remplacer, cela ne semble tout de même pas très compliqué. Encore plus simple : la Christine a 67 ans et l’Alain en a 66, on les met à la retraite et le problème est réglé. Pourquoi tarde-t-on tellement ?

  • Les quotas dans le fouteballe

    Tignous / Charlie-Hebdo (11/05/2011)

    De plus en plus désopilant !  L’affaire des quotas dans l’équipe de France de fouteballe fermente, s’envenime, dégénère et fait la une de tous les médias qui se jettent à corps perdu dans ces débats nauséabonds et pipole. La presse a sorti un enregistrement audio d’une réunion de la fédération où l’on parlait explicitement de quotas de binationaux à mettre en place dans les centres de formation. Le corbeau s’est déclaré en précisant qu’il n’est pas une taupe car il aurait remis l’enregistrement félon à la fédération il y a plusieurs mois et pas à la presse ! Il faudra qu’il nous explique la subtilité… En tout cas il semble qu’un autre corbeau ait balancé l’enregistrement cette fois-ci à presse, ambiance !

    Le sélectionneur qui s’appelle Blanc, ça ne s’invente pas dans ces circonstances, est sur la sellette. Le président de la fédération dont le tour de taille est incompatible avec la présidence d’une fédération sportive, affirme qu’il n’était pas au courant, etc. etc.

    Notre conseil : virez tous ces clowns dans la même benne et confiez la gestion de ce marigot du fouteballe franchouillard à un fonds spéculatif qui va en extraire la valeur et gérer les ressources humaines avec vigueur, telle une entreprise du CAC 40.

  • La liquidation de Ben Laden contestée en justice ?

    Evidemment il fallait bien que quelqu’un, ou un Etat, s’avise de contester la légalité de l’action américaine qui a abouti à la mort de Ben Laden. En l’occurrence un des fils Ben Laden semble prêt à attaquer en justice la décision du président américain d’ordonner cette action américaine sur le territoire pakistanais. Au niveau international, il semble que les Etats-Unis exhument un ancien accord dans lequel le Pakistan autorisait les américains à intervenir sur leur sol dans le cadre de la traque anti-terroriste. Au niveau national, toute la subtilité juridique consistera à démontrer que l’ordre donné n’était pas de tuer, ce qui serait contraire à la constitution des Etats-Unis. A suivre.

  • L’hiver du printemps arabe

    Et pendant ce temps on continue à bombarder gratis au Maghreb et au Moyen Orient. L’Otan bombarde l’armée libyenne qui bombarde ses rebelles. Le fiston El Assad lui est toujours tranquille pour envoyer ses chars dans les villes syriennes afin d’y montrer qui est le patron ! Comme personne ne semble disposé à lui chercher des noises il est serein pour rétablir l’ordre avec toute la subtilité que l’on reconnait à la famille El Assad. Certes la communauté internationale a bloqué quelques comptes bancaires offshore de dignitaires syriens mais n’a pas même osé ajouter ceux de Bachar dans la liste par peur de froisser l’impétrant qui par ailleurs est en train de dépenser son énergie pour faire admettre la Syrie au conseil des droits de l’homme de l’ONU, candidature soutenue par la Ligue arabe. Ils ont raison, plus c’est gros plus ça passe ! Le printemps arabe connaît tout de même quelques ratés.

  • Le zéro risque des opérateurs bancaires

    La Société Générale a distribué sur ses résultats 2010 une enveloppe de 730 millions d’EUR à ses 3 663 collaborateurs « preneurs de risque ». Cela fait une moyenne de 199 300 EUR/personne. Il doit sans doute y avoir une disparité très importante par rapport à cette moyenne mais c’est ainsi. Ce qui a le don d’agacer encore plus que ces profits distribués c’est cette notion de « preneur de risque ». Il faudrait nous expliquer quels risques prennent ces clowns ? La réalité est qu’ils prennent le risque de perdre notre pognon puisque c’est bien avec l’argent des déposants ou le capital de leurs actionnaires qu’ils jouent. Ce ne sont pas des entrepreneurs au sens où ils investissent leur argent pour en tirer un profit. En cela leur rémunération n’est pas justifiable.

    Accessoirement ils prennent le risque de prendre la porte de leur banque mais c’est un risque que nous prenons tous les matins en allant au bureau.

  • Brisa Roché – 2011/05/04 – Paris la Maroquinerie


    Brisa d’Amour
    est revenue souffler sa brise légère sur nos cœurs énamourés, ce soir à la Maroquinerie, avec son groupe sympa et talentueux. Une soirée vanille, un instant délice, une offrande intime, comme toujours avec Brisa.

    Elle apparaît habillée dans un dégradé d’oranges et de rouges, une espèce de blouse à épaulettes intergalactiques et décolleté terrien, sa masse de cheveux noirs ramenée sur la poitrine, cachant ce que les rythmes du rock dévoileront subrepticement au cours du show.

    Sa voix est toujours grave, légèrement métallique, et capable d’incroyables envolées brumeuses, perdues dans les confins de l’écho électronique, qui transportent les spectateurs sur une autre planète.

    Lena de Luxe officie aux claviers, et à la batterie de façon intermittente, une écharpe autour du cou comme le Petit Prince, la chevelure blonde agitée en saccades au gré de ses accords plaqués et de ses chœurs voluptueux. Lena un vrai talent à découvrir aussi sur Lena de Luxe !

    Jay in Space aux guitares et le reste du groupe entourent affectueusement leur Brisa, plutôt moins bavarde qu’à l’accoutumé, cela qui laisse plus de temps à la musique. On apprendra tout de même que les paroles de Past Comtemplative ont mystérieusement disparu du livret du CD de All Right Now, mais aussi qu’elle aime son groupe, qu’ensemble ils nous aiment tant, et, Brisa d’Amour tu le sais, nous fondons de plaisir lorsque tu nous répètes de pareilles douceurs…

    La musique défile, Brisa s’empare de sa guitare Destroyer, chante, la repose, chante, saute sur les rythmes, chante, joue seule à la guitare acoustique (Open your Lock), chante, Brisa nous enchante d’un excellentissime art vocal sur des compositions sucrées, jouée sur un fond plus rock que ses disques.

    Puis Brisa sort de scène avant de réapparaître grimée en marron avec bordures en fourrure. Pendant l’habillage, un spectateur vêtu d’un costume croisé à rayures tel un mafieux italien monte sur scène avec un étui à guitare, en sort non pas une mitraillette mais une guitare demi-caisse, la branche sur un ampli, et là, et là… l’incroyable se produit sous nos yeux embués et notre ouïe dévorée, Siegfried Mandacé (le guitariste spectateur) produit une intro de guitare démesurée, jazzy-manouche, inqualifiable mais désespérément inspirée, et LA Brisa entame Gloomy Sunday (Billly Holidays) avant d’enchaîner sur Moon and Sand (Chet Baker) laissant l’assistance pantoise et confondue devant tant de grâce.

    Brisa d’Amour, nous aimons le souffle de ton rock lorsque tu scandes Hard as Love, mais Brisa pour Toujours nous adorons ta sensibilité jazz qui nous a bouleversés sur ces deux reprises.

    Brisa Roché, une artiste complète, multicartes (musique, peinture, vêtements, etc.), émouvante et… tellement sympa.

  • Ben Laden au Pakistan est tué par un commando américain

    Ben Laden est mort sous les balles d’un commando américain dans sa résidence pakistanaise verdoyante. C’était un guerrier, malin, pétri de haine contre l’Occident, assailli de frustrations et d’arriération, il a fait vaciller l’Amérique avec des armes non conventionnelles. Balancer des Boeing contre des tours, il fallait tout de même y penser. Il l’a fait faire par ses sbires.

    Il a sans doute inspiré la mort de quelques milliers de personnes à travers la planète, bien moins que les chefs de guerre du XXème siècle, mais surtout il a terrorisé l’Occident repu, ce qui était son rôle de terroriste. Il est mort par des moyens classiques : une balle dans la tête. Pas grand monde ne devrait le pleurer.

  • Un bienheureux pas encore sanctifié

    Heu… il y avait un truc un peu compliqué c’est que Jean-Paul II n’a pas été élevé à la dignité de « Saint » mais uniquement à ce stade à celle de « Bienheureux ». La différence est de taille car on n’a pas pu lui attribuer la paternité (si l’on ose dire) que d’un seul miracle alors qu’il en faut deux pour être reconnu Saint. Le premier miracle (guérison d’une sœur atteinte de la maladie de Parkinson) lui ayant été attribué alors qu’il était déjà décédé, il ne devrait pas être trop compliqué de lui en trouver un second !

    Pourquoi est-il indispensable de gérer toutes ces procédures d’un autre âge alors qu’il suffit de reconnaître, ce que pas grand monde ne conteste d’ailleurs, qu’il était un homme bon et ayant eu une influence politique significative dans notre XXème siècle ?

  • Le fouteballe et ses quotas

    Hilarant : l’histoire des quotas dans le fouteballe soulève un ouragan médiatico-politique et une avalanche de faux-jetonnerie qui se traduisent par la suspension d’un chef fouteux, des enquêtes internes et externes, et des commentaires inconsistants sur toutes les ondes. La France est en émoi sur un domaine qui mêle deux de ses sujets de prédilection : le fouteballe et l’immigration, alors tout le monde s’en donne à cœur joie.

    Proposons plutôt une discrimination positive sur l’IN-TEL-LI-GENCE dans les équipes de fouteballe ! Qu’on n’y sélectionne que des pousseurs de balle affichant un quotient intellectuel supérieur à 90 quelle que soit la couleur de peau.

  • La moustache la plus ridicule du CAC 40

    Christophe Rodocanachi-Jacquin de Margerie

    Balai de chiottes ou la moustache la plus ridicule du CAC 40 adresse une convocation pour l’assemblée générale des actionnaires de Total avec l’habituelle liste de propositions de résolutions sur le rachat d’actions par l’entreprise, la distribution d’actions gratuites aux employés et leurs dirigeants. Il convient de voter Non à ces résolutions financières en approuvant celles qui semblent relever d’une gestion normale d’une compagnie pétrolière.

    Et puisque nous y sommes, suggérons aussi à Balai-de-chiottes de passer plus de temps à chercher du pétrole plutôt qu’à jouer aux apprentis financiers. S’il a trop d’argent dans les caisses eh bien qu’il rembourse ses dettes plutôt que de racheter ses propres actions ; et s’il veut favoriser ses employés eh bien qu’il augmente leurs salaires au lieu de leur distribuer des actions gratuites !

  • Polémique raciale chez les fouteux

    Rigolo : des dirigeants du fouteballe auraient envisagé de limiter par des quotas dans les centres de formation les joueurs athlétiques, en d’autres mots les blacks, souvent binationaux et qui repartent ensuite jouer dans leurs équipes nationales d’origine, pour augmenter le nombre de petits joueurs plus malins, en d’autres mots les blancs. Une sorte de discrimination positive pour les blancs dans les équipes de foute. Cris d’orfraie à tous les étages, démentis et prises de pieds dans les tapis dans tous les sens.

    Ce qui est rigolo c’est que beaucoup de gens pensent ainsi mais ne peuvent le dire car c’est illégal. C’est tout simplement interdit d’afficher de telles idées racistes. La Loi le veut ainsi. Les dirigeants fouteux vont donc devoir retourner à l’école pour relire le Code civil, ou alors appliquer leur théorie mais sans le dire, et avec une subtilité dont ils sont sans doute incapables.

    Souriez ! Ce n’est que du fouteballe.

  • Vive la Reine

    Mariage royal à Londres : William a épousé sa gourdasse et la Queen affiché sa tenue jaune canari. Quel peuple grandiose capable d’acclamer une reine vêtue d’un tel couvre-chef ! Après ça, rien ne pourra les arrêter.

  • La retraite est faîte pour les personnes âgée

    Le CIC, banque française, a un président qui va avoir 72 ans dans quelques jours. Les statuts de cet établissement prévoient une limite d’âge pour la fonction de président que ce brave homme ne pourra plus respecter. Ni une ni deux il est en train de faire changer la limite à 75 ans pour pouvoir continuer à fumer ses cigares dans son fauteuil en cuir. Tout ceci n’est pas sérieux et relevable des pratiques d’un dictateur de République bananière. A qui peut-on faire croire que ce monsieur CIC est irremplaçable ? Eh bien a priori à son conseil d’administration et ses actionnaires qui vont changer les statuts de leur entreprise pour permettre à l’impétrant de jouer les prolongations.

  • Des traditions d’un autre âge aux effets mortifères

    Dans l’émission C dans l’air de ce soir sur les religions, quelques spécialistes expliquent doctement que jusqu’à Paul VI les chrétiens considéraient les juifs comme déicides suite à la condamnation de Jésus à mort (il y a 2010 ans…) et ce jugement explique en grande partie les persécutions contre les juifs depuis des siècles ; ou que le shabbat est un commandement juif tellement fondamental (inclus dans la Torah il y a 5000 ans) qu’il n’est même pas question d’en discuter dans le cadre de la réconciliation entre les religions avec les chrétiens qui eux prient le dimanche.

  • La Syrie s’ouvre à la démocratie

    Visite du président syrien à Paris en juillet 2008

    Bachar El Assad a bien compris comment marche la démocratie. Il est vrai que fils de son père il a été bien élevé. Il vient de mettre fin à l’état d’urgence en place depuis 50 ans et qui, notamment, interdisait toute manifestation. Du coup les manifestations se succèdent en Syrie ce qui semble désagréable pour notre homme alors il fait tirer dans les manifestants par ses policiers. Et même, semble-t-il aujourd’hui, à l’occasion de l’enterrement des victimes de la manifestation d’hier. On pourrait lui envoyer Maîtres Dumas & Vergès pour parfaire sa formation ?