
Berlusconi sauve sa tĂȘte de vieillard paillard ! Quelle dĂ©cadence ! LâItalie avait lâoccasion de se dĂ©barrasser de son clown pervers, elle lâa laissĂ© passer. On a les dirigeants que lâon mĂ©rite.

Berlusconi sauve sa tĂȘte de vieillard paillard ! Quelle dĂ©cadence ! LâItalie avait lâoccasion de se dĂ©barrasser de son clown pervers, elle lâa laissĂ© passer. On a les dirigeants que lâon mĂ©rite.
AprĂšs avoir dĂ©crĂ©tĂ© que le nouveau gouvernement français a Ă©tĂ© formĂ© pour prĂ©parer les Ă©lections prĂ©sidentielles de 2012 derriĂšre Sarkozy, sans que lâon comprenne bien ce que cela veut dire, les journalistes assĂšnent Ă tout instant que chaque parole, chaque dĂ©cision dâun ministre est faite pour prĂ©parer les Ă©lections. Fillon dit ceci : câest pour marquer son terrain pour 2012, Sarko fait cela : câest pour marquer sa prééminence pour 2012, CopĂ© critique untel : câest pour prĂ©parer sa campagne, etc.
LâunitĂ© de la presse pour ce genre de jugement Ă lâemporte-piĂšce et vide de sens, est Ă©mouvante mais pathĂ©tique au sens oĂč elle dĂ©note un suivisme panurgien et dĂ©plorable, symbole dâun dĂ©primant manque dâimagination et de sens du jugement de tous ces plumitifs de circonstance.
Les informations aujourdâhui Ă 12h30 sur France Culture et Ă 13h00 sur France Inter ont instructives. Cette derniĂšre ouvre son journal sur la prise dâotage dans une Ă©cole et dĂ©laye le sujet en long et en large avec les questions habituelles aux tĂ©moins, du genre : « et que ressentez-vous ? » posĂ©es Ă des personnes plus ou moins liĂ©es Ă la dizaine de gamins de cinq ans pris en otage par un cinglĂ©. On imagine aisĂ©ment leurs sentiments⊠France Culture aborde ce point en deux phrases informatives Ă la fin de son journal, sans faire de mĂ©lo.
Lâincident sâest finalement bien terminĂ© et les enfants ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s. Son traitement illustre encore une fois la diffĂ©rence entre un mĂ©dia esclave de son audienceet un journalisme dâinformation.

Les Black poursuivent une tournĂ©e triomphale des salles europĂ©ennes de taille moyenne. AprĂšs leurs deux prestations parisiennes cette annĂ©e en mai au Bataclan et en aoĂ»t Ă Rock en Seine, le voici de retour le 1er dĂ©cembre Ă lâElysĂ©e Montmartre oĂč ils avaient dĂ©jĂ commis un irrĂ©parable show en 2007. Et on en redemande ! Les hĂ©ros sont un peu fatiguĂ©s, sono et lumiĂšres un peu bricolĂ©es, mais quâimporte le cĆur est toujours vivace et ils nous assĂšnent de nouveau 90 minutes dâĂąme blues-rock, martelĂ©e sur cordes et peaux, de la plus pure inspiration.
Dedans la tempĂ©rature explose et dehors la neige fond, les Black sont encore Ă lâĆuvre devant une audience conquise. Des concerts quasiment tous les jours depuis la sortie de Beat the Devil’s Tattoo ; ils terminent celui-ci sur le classique Open Invitation aprĂšs le dĂ©luge de feu de Shadowâs Keeper. Demain Porthmouth, aprĂšs-demain Nottingham, âŠet samedi 11 Ă Londres-Brixton, nous y serons !
En arrivant ce samedi soir Ă la Brixton Academy le chroniqueur Ă©moustillĂ© chantonne Ă©videmment le Guns of Brixton de feu le Clash en guettant the black Maria qui pourrait lâemmener au poste de police. Mais tout est calme⊠pour le moment, sauf la Brixton Academy qui chauffe la foule avec le warm up deâŠ
La salle ressemble un peu au Grand Rex de Paris avec un dĂ©cor kitch façon chĂąteau fort et un trĂšs agrĂ©able floor en pente qui offre une vue impeccable sur la scĂšne. Deux bars au fond servent la biĂšre Ă gogo, tout se passe pour le mieux lorsque dĂ©barque le Black : Robert, perfecto noir et capuche, Peter, cuir noir et Lea, Tshirt noir ; et le show dĂ©marre sur un torride Love Burns jouĂ© en clair obscur avec dĂ©chaĂźnement de stroboscopes sur le refrain. Le ton est donnĂ© et il nây a pas Ă dire lorsquâun concert dĂ©marre par un « Good evening London! » on se sent tout de suite naturellement lĂ oĂč il faut ĂȘtre : au cĆur de la patrie du Rock.
Sâen suit un Red Eyes and Tears trĂšs sombre, plein de guitares miaulantes et larsĂ©nisantes sur fond de violents Ă©clairages dirigĂ©s vers un public qui nâen peut mais, les mirettes et les ouĂŻes dĂ©jĂ dĂ©bordantes, et encaisse ensuite un Whatever Happened to My Rock ‘n’ Roll endiablĂ© qui place la barre trĂšs haut pour le reste du show « ⊠1âŠ2âŠ3âŠ4⊠I fell in love with the sweet sensation/ I gave my heart to a simple chord/ I gave my soul to a new religion/ Whatever happened to you?/ Whatever happened to our rock’n’roll? » Les britishs en perdraient leur flegme !
Le trio est Ă lâaise sur cette grande scĂšne dĂ©diĂ©e aux Dieux du Rock sous les auspices de la Couronne dâAngleterre, le public est simplement heureux sous les dĂ©luges soniques, lumineux et la biĂšre fraiche qui elle aussi coule Ă flot.
Le concert se dĂ©roule de façon fantastique : deux heures trente de blues-rock Ă lâĂ©tat chimiquement pur, tout est parfait. Au milieu de la noirceur de la furie, un moment dâĂ©motion avec un hommage Ă Michael Been, pĂšre de Robert, dĂ©cĂ©dĂ© dâune crise cardiaque en aoĂ»t cette annĂ©e alors quâil opĂ©rait comme ingĂ©nieur du son sur la tournĂ©e des Black aprĂšs avoir lui-mĂȘme tournĂ© comme leader de quelques groupes rocks amĂ©ricains. Lâhommage est rendu par Iggy Pop via une bande enregistrĂ©e diffusĂ©e sur scĂšne en intro dâune furieuse reprise de Real Wild Child (Wild One), elle-mĂȘme reprise de lâaustralien Johnny O’Keefe popularisĂ©e par lâiguane. Sur scĂšne un guitariste de The Call lâex-groupe de Michael vient Ă©pauler Robert assis au piano pour ce touchant tĂ©moignage Ă un pĂšre dĂ©sormais installĂ© au paradis des rockers pour suivre le parcours gagnant de son fiston !
Le concert de ce soir est aussi le 1 000Ăšme show du groupe alors tout est bon pour se laisser aller aux joies du Rock. VoilĂ dix ans quâils sont sur la route. Ils ont sorti six albums et su dĂ©velopper leur vision de la musique, pure et amĂ©ricaine, violente et inspirĂ©e. Une formation Ă trois qui se marie parfaitement avec un jeu de scĂšne dĂ©pouillĂ©. Des allures de cow-boys dĂ©jantĂ©s, le bon, la brute et le truand, passĂ©s dâun saloon du Grand Ouest aux salles de concert de notre Ăšre post-punk.
Robert en commandeur dĂ©gingandĂ© se contorsionne sur ses bass que lâon croirait sorties dâun magasin dâantiquitĂ©. Il assure le spectacle avec brio et modestie. Peter est la base du groupe, tout en discrĂ©tion et technique, chemise de bucheron trouĂ©e aux manches, cachĂ© sous cheveux et rouflaquettes que lâon dirait nâavoir plus vu de peigne depuis des lustres. Il est un exceptionnel guitariste, en principe toujours entre deux cigarettes, mais pour une fois, discipline britannique sans doute, on ne le verra pas fumer sur scĂšne. Lea martelle ses fĂ»ts avec autant dâĂ©nergie quâelle dĂ©gage de charme. Elle a trouvĂ© la place parfaire dans cet univers de rockers.
Leur Rock est de la musique vraie qui se dĂ©roule comme une Ă©vidence, frottĂ©e Ă toutes les influences black-blues de la planĂšte, usĂ©e par les scĂšnes du monde entier, inspirĂ©e par lâĂąme lugubres de ses crĂ©ateurs. Ils passent ensemble de lâĂ©lectricitĂ© la plus puissante Ă une acoustique dĂ©licate (sur Suffle your Feets, Lea vient faire les chĆurs avec Robert et un tambourin). Ils ont dĂ©veloppĂ© maintenant un vrai succĂšs dâestime auprĂšs dâun public croissant.
Robert dĂ©bute le rappel seul avec une guitare acoustique et sâessaye avec le sourire, Ă la demande du public, Ă une reprise de Cyndi Lauper : Girls Just Wanna Have Fun, abandonnĂ©e au milieu car il ne sait plus les paroles. Et le concert se termine aprĂšs le foudroyant Shadow’s Keeper qui se termine comme il se doit par le dĂ©lire des guitares mĂȘlĂ©es Ă lâĂ©lectronique, que lâon diraient en roue libre dans un monde sans fin de rĂ©pĂ©tition, de larsen et de gargouillis ; lumiĂšres tamisĂ©es et lasers perçant permettent de dĂ©couvrir Robert Ă genoux entonnant les notes de Open Invitation qui clĂŽture un show de presque trois heures.
Gode save the queen et les BRMC, invitĂ©s dâhonneur du Royaume Uni de Grande Bretagne et du Rock ânâ Roll !
Dehors on attend un peu si jamais les hĂ©ros venaient nous jouer un petit set acoustique comme ils en ont lâhabitude, mais il fait trop froid ce soir au cĆur de Londres, les lumiĂšres de lâAcademy sâĂ©teignent et le chroniqueur sâen retourne baguenauder dans Brixton : « When they kick at your front door/ How you gonna come?/ With your hands on your head/ Or on the trigger of your gun. »
Mais le chroniqueur Ă©bahi et rassĂ©rĂ©nĂ© ne craint plus rien, se disant que finalement une annĂ©e 2010 qui se termine sur un quatriĂšme concert des Black ne pourra pas ĂȘtre une mauvaise annĂ©e.
| Set list Paris : 666 Conducer/ Mama Taught Me Better/ Red Eyes and Tears/ Awake/ Martyr/ Beat the Devil’s Tattoo/ Ain’t No Easy Way/ Bad Blood/ Berlin/ Weapon of Choice/ Long Way Down/ Whatever Happened to My Rock ‘n’ Roll (Punk Song)/ Dirty Old Town @Cover[The Pogues]/ Devil’s Waitin’/ Salvation/ Howl/ Conscience Killer/ Six Barrel Shotgun/ Spread Your Love
Encore: In Like the Rose/ Shadow’s Keeper/ Open Invitation | Set list Londres : Love Burns/ Red Eyes and Tears/ Whatever Happened to My Rock ‘n’ Roll (Punk Song)/ Spread Your Love/ Stop/ Six Barrel Shotgun/ We’re All in Love/ Heart + Soul/ Devil’s Waitin’/ Shuffle Your Feet @Info[Acoustic]/ Ain’t No Easy Way/ Weight of the World/ Took Out a Loan/ Berlin/ Weapon of Choice/ Windows @Info[Tribute to Michael Been, with Tom Ferrier]
Encore : Girls Just Wanna Have Fun/ Dirty Old Town @Cover[The Pogues]/ Real Wild Child (Wild One) @Info[Johnny O’ Keefe / Iggy Pop cover, with recorded message from Iggy Pop]/ Beat the Devil’s Tattoo/ Bad Blood/ Half State/ Conscience Killer/ Shadow’s Keeper/ Open Invitation |

Sophie Hunger pour un dernier concert parisien de cette annĂ©e finissante, au théùtre de lâAtelier cette fois-ci. Il neige et il fait froid mais nous courrons le cĆur vaillant, infuser toute la chaleur humaine que dĂ©gage cette artiste. Ce théùtre nâest pas Ă proprement parler une salle de concert, mais quâimporte le flacon pourvu quâon ait lâivraieâŠ, Sophie et les siens sauraient transformer un bunker en champ de roses. La formation est la mĂȘme quâĂ la Cigale cet Ă©tĂ©.
Elle entre seule en scĂšne pour une intro a capella dans une langue alĂ©manique rugueuse et incomprĂ©hensible, avant dâĂȘtre rejointe par les musiciens pour dĂ©rouler un concert de rĂȘve. Ce groupe, leurs mots, leurs notes, leur empathie, fondent Ă chaque fois un nouveau partage avec le public. On croit entendre des titres inconnus mais peut-ĂȘtre ne sont-ce simplement que le rĂ©arrangement de morceaux anciens. Chacun attend les sommets que sont 1983, Shape, Your Personal Religion, Le Vent lâEmportera. Ils nous seront servis bien entendu dans lâenthousiasme gĂ©nĂ©ral.
Sophie passe des guitares acoustique Ă lâĂ©lectrique, du piano au micro pour de gentils petits blabla partagĂ©s comme au coin du feu, toujours avec une Ă©gale grĂące. Elle chante avec une Ă©nergie insondable, dĂ©clenchant un ouragan dâĂ©motion sur un public Ă©bahi. Sophie se livre intĂ©gralement avec une grande subtilitĂ© musicale et un immense talent. Elle se dĂ©pense sans compter pour faire partager son univers mystĂ©rieux qui nous attire comme au bord dâun gouffre. Elle rayonne tel un astre au fond de la galaxie, attirant et hors de portĂ©e :
With the sounds of my city/ In the blowing of the wind/ In the silence of our children sleep/ Are my continuance day/ In the pushing of the river/ In the falling of the rain/ In the dust in the street/ Are you singing and singing again?/ Itâs never gonna die/ Itâs never gonna die/ Oh no/ Weâre always gonna die/ Weâre always gonna die
Trois rappels seront nĂ©cessaires dont le dernier est une chanson populaire a capella Ă cinq, issue sans doute de ses montagnes helvĂ©tiques. Alors que les applaudissements ne veulent plus sâarrĂȘter elle nous dit avec son dĂ©licieux accent alĂ©manique : « câest tellement que je ne vais pas pouvoir dormir cette nuit, alors jâen prends seulement un peu que je garderai pour quand le ne pourrai pas jouer pour vous. »
Le dĂ©putĂ© socialiste Guy Labertit a assistĂ© Ă lâinvestiture discutĂ©e de Laurent Gbagbo Ă la prĂ©sidence de la CĂŽte dâIvoire. Il a Ă©tĂ© dĂ©lĂ©guĂ© Ă lâAfrique du Parti Socialiste des annĂ©es durant et semble particuliĂšrement proche de Gbagbo. Pas sĂ»r que sa prĂ©sence Ă une investiture faisant suite Ă une Ă©lection pour le moins discutĂ©e ne soit bien appropriĂ©e !
Ăa y est, Gbagbo a franchi le rubicond. Il sâest fait investir prĂ©sident de la RĂ©publique de CĂŽte dâIvoire aprĂšs que le conseil constitutionnel a invalidĂ© les votes de plusieurs rĂ©gions du nord du pays. De ce fait il devient majoritaire alors quâen dĂ©comptant toutes les voix, Alassane lâemportait. LâONU, la commission Ă©lectorale locale et quelques Etats, dont la France, ont reconnu Alassane.
Le site web de Gbagbo diffuse des messages haineux (et ponctuĂ©s de fautes dâortographe) :
Sem Alcide DJĂDJĂ, ambassadeur de la CĂŽte dâIvoire auprĂšs des nations unies et conseiller diplomatique du prĂ©sident de la rĂ©publique, Ă©tait hier soir sur les antennes de la tĂ©lĂ©vision nationale. Le diplomate ivoirien que la prĂ©sentatrice du journal tĂ©lĂ©visĂ©, Awa Tabitha recevait sur son plateau, est venu protester Ă©nergiquement contre les (dĂ©clarations tonitruantes ), les ( dĂ©rives graves) auxquelles sâadonnerait le reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâOnu en CĂŽte dâIvoire.
En effet, il est reprochĂ© au patron de lâorganisation des nations unies pour la cote dâivoire (Onuci) dâavoir dĂ©clarĂ© sur la chaine onusienne (onuci-fm= quâil reconnaissait uniquement comme prĂ©sident de la rĂ©publique de cote dâivoire (en sa qualitĂ© de certificateur du processus Ă©lectoral), le candidat que selon lui , la commission Ă©lectorale indĂ©pendante aurait annoncĂ© comme vainqueur provisoire du second tour de la prĂ©sidentielle ivoirienne.
Une telle dĂ©claration, dans le contexte post Ă©lectoral ivoirien, trĂšs surchauffĂ©, ressemble fort Ă une invite faite aux partisans de lâadversaire du chef de lâEtat Laurent Gbagbo, Ă contester dans la rue, par des mĂ©thodes non lĂ©gale, le verdict des Ă©lections que vient de donner le conseil constitutionnel ivoirien.
Choi serait allĂ© trĂšs loin, (il est en pleine dĂ©rive), il traite certains observateurs qui ont suivi lâĂ©lection prĂ©sidentielle sur le territoire national, notamment les africains de peu crĂ©dibles, contrairement aux observateurs occidentaux.
En se positionnant par ailleurs comme le dernier recours au niveau des institutions républicaines ivoiriennes, aprÚs la Cei et le conseil constitutionnel, Choi outre passe ses prérogatives et devient, aux dires de Sem alcide DJEDJE, un (agent de déstabilisation).
Car dans son entendement de ce fonctionnement onusien, il peut casser la dĂ©cision prise par le professeur agrĂ©gĂ© de droit, Paul Yao NâdrĂ©, prĂ©sident du conseil Constitutionnel de cote dâivoire. Evidemment, les attitudes et comportements de ce fonctionnaire onusien, en charge dâaccompagner le processus de paix en cote dâIvoire, heurtent les consciences en cote dâIvoire.
Au point ou lâambassadeur alcide DJEDJE, dâun ton ferme , Ă dĂ©clarĂ© que , « si Choi continue dâagir comme il est en train de le faire actuellement, nous serons obligĂ©s de demander son dĂ©part de la cote dâivoire », qui faut-il le rappeler , est un Ătat membre Ă part entiĂšre de lâorganisation des nations unies. Un Ătat souverain qui ne saurait sâencombrer des maladresses dâun fonctionnaire onusien qui devient un problĂšme pour le pays.
Sâautoproclamant prĂ©sident de la rĂ©publique de CĂŽte dâIvoire, en mĂ©connaissance totale des lois ivoiriennes qui rĂ©gissent les Ă©lections, Alassane Ouattara, pour sa premiĂšre dĂ©claration mĂ©diatique en cette qualitĂ© (surfaite) aurait dĂ©clarĂ© ceci sur des mĂ©dias Ă©trangers : « âŠje demande aux fds de libĂ©rer la radio diffusion tĂ©lĂ©vision ivoirienneâŠ.je demande au conseil constitutionnel de revenir sur sa dĂ©cisionâŠ. » Comme câest pitoyable et risible de la part de ce mauvais perdant.
Les dĂ©s sont jetĂ©s et on peut craindre que les prochaines semaines ne soient sanglantes. Ce coup de force va laisser des traces. Lâacharnement dâun clan Ă refuser lâalternance risque de mener au pire. Pauvre CĂŽte dâIvoire.

La CĂŽte dâIvoire au bord du gouffre : quelle tristesse ! Laurent Gbagbo, un dictateur dâopĂ©rette refuse de laisser le pouvoir Ă lâissue de la victoire Ă©lectorale de son opposant n°1 qui ne vaut sans doute guĂšre mieux mais Ă qui on attribue une compĂ©tence en matiĂšre de gestion suite Ă de nombreuses annĂ©es passĂ©e au Fonds monĂ©taire internationale. Laissons le bĂ©nĂ©fice du doute Ă Alassane Ouattara et espĂ©rons quâune alternance sera possible sans trop de morts !
Gbagbo et ses affidĂ©s sâaccrochent au pouvoir car il est trĂšs probable quâil y aura des rĂšglements de comptes sanglants entre le nord et le sud du pays, et ils craignent pour leur peau. EspĂ©rons quâAlassane saura retenir ses troupes. Mais comme tout ceci est regrettable.
Cantonna, un ex-fouteux qui a lâair un peu plus intelligent que la moyenne des tapeurs de ballons, sympathiquement recyclĂ© dans lâhumanitaire aprĂšs les stades, appelle le peuple Ă retirer son argent des banques le 7 dĂ©cembre. Ce nâest pas idiot mais sans doute un peu excessif car si cela fonctionnait cela provoquerait lâeffondrement du systĂšme et le peuple serait le premier Ă en payer les consĂ©quences.
Il surfe sur lâagacement des gens devant lâincompĂ©tence et la gabegie du secteur financier qui non seulement nous a menĂ© Ă la crise de 2008 mais qui de plus, aprĂšs avoir Ă©tĂ© renflouĂ© par les contribuables, se remet maintenant Ă attaquer des pays comme la GrĂšce, lâIrlande et bientĂŽt la France. MĂȘme si quelque peu simpliste, cet Ă©nervement nâest pas complĂštement infondĂ©.
Une tactique alternative serait non pas dâattaquer tout le systĂšme financier mais de se faire une petite banque, juste pour faire sentir le vent du boulet aux autres banquiers. Mais tout ceci nâest quâun rĂȘve, le peuple a surtout des crĂ©dits dans les banques et donc pas beaucoup de dĂ©pĂŽts Ă en retirer ?
Sortie : 2000, Chez : Points P2400. Graham Parker, lĂ©gendaire hĂ©raut du rock britannique qui n’a jamais connu qu’un succĂšs d’estime auprĂšs des initiĂ©s, se commet aussi Ă l’Ă©criture. Dans ce petit livre dĂ©jantĂ© chaque chapitre est comme une nouvelle mais il y a un lien entre chaque, un lien qui pourrait ĂȘtre le fil de vie de Graham. De l’enfance dans les zones industrielles Ă chĂŽmage de l’Angleterre aux tournĂ©es de fin de carriĂšre devant des salles de province amĂ©ricaines Ă moitiĂ© vides, en passant par la rencontre avec Keith qui lui propose de remplacer Mick Jagger rĂ©cemment Ă©crasĂ© bar un bus. Et chaque ligne est truffĂ©e de rĂ©fĂ©rences au monde du rock, ses visions comme ses violences.
Sortie : 1981, Chez : .
AprĂšs son retrait de la scĂšne rock Ă la fin des annĂ©es 70’s, Patti Smith a passĂ© une dizaine d’annĂ©es « à la campagne », histoire de faire deux enfants et de vivre d’autres histoires loin de la frĂ©nĂ©sie du rock marquĂ©e par son disque de lĂ©gende « Horses ». Elle est revenue, Dieu merci, a dĂ©jĂ commis quelques nouvelles perles discographiques, photographiques et littĂ©raires. Babel est un long monologue poĂ©tique peuplĂ© des phantasmes et visions de Patti. C’est ardu et porteur, dĂ©lirant et rĂ©jouissant. Le bonheur de ce genre de texte c’est la libertĂ© de leur Ă©criture, un dĂ©luge de mots dĂ©valant la pente raide de l’esprit d’un crĂ©ateur !

Noir câest Noir : Tricky au Trianon ce soir nous a dĂ©livrĂ© un trĂšs beau et troublant concert. You donât wanna est jouĂ© instrumental comme intro (on dirait un arrangement de Sweet dreams⊠des Eurythmics). AussitĂŽt arrivĂ© sur scĂšne il dĂ©voile ses abdominaux sculpturaux. Puis il se rĂ©fugie, dos au public, sur lâestrade de son clavier. Il passera une bonne partie du concert dans cette position Ă fumer des clopes (ou pire ?), pendant que son groupe trace sa route, irradiant le lieu de sa seule prĂ©sence.
Sur scĂšne : une chanteuse et une guitariste mĂ©tisses, une bassiste blanche, un batteur et un clavier, et Tricky bien sĂ»r, inspirateur de cette musique si sombre quâil semble dominer et diriger mentalement. Lorsque parfois lâaigle descend de son refuge pour se mĂȘler physiquement Ă son groupe, il sâaccroche Ă son micro comme si sa vie en dĂ©pendait et sâagite avec ce tressautement caractĂ©ristique pour dĂ©cliner son trip-hop mĂątinĂ© de rap. Parfois il place son micro sur son cĆur et continuant Ă chanter, une voix dâoutre-tombe excavĂ©e de sa poitrine enfumĂ©e. A dâautres occasions il lĂšve le bras pour demander Ă son groupe de jouer en sourdine avant de le relancer dans de furieux moulinets et laisser parler une rythmique guerriĂšre.
Le combat est menĂ© vaillamment par les trois filles dont cette remarquable chanteuse, toute de noir vĂȘtue, aux dĂ©hanchements torrides. Elle fait lâessentiel des vocaux sur les nappes de claviers qui sâempilent en une vertigineuse pyramide de sons Ă©lectroniques. Les rythmes sourds et violents envahissent lâespace kitch du Trianon et rĂ©sonnent dans nos cerveaux conquis par cette noirceur.
A deux occasions lâaigle se mĂȘle aux terriens et fait monter sur la scĂšne une foule de spectateurs qui nâen croient pas leurs yeux. Les filles musiciennes se rĂ©fugient alors que les estrades et laissent Tricky au milieu de ses fans et de sa musique. Quelques incontournables pĂ©tasses sortent leur iphone pour marquer ce moment sur les pixels et interrompent la transe du maĂźtre, qui sây prĂȘte avec bonhommie, pour une vulgaire photo.
Et puis la scĂšne est de nouveau rendue au groupe, Tricky remonte fumer ses clopes sur son nid et les filles reprennent le pouvoir des cordes en nous assĂ©nant un best of Tricky plus quelques reprises. Les morceaux sont rendus avec lâĂ©nergie dĂ©cuplĂ©e de cet excellent groupe dĂ©vouĂ© Ă son mystique leader.
Hakim est invité à jouer un titre éponyme et un son arabisant vient nous ramener au titre de son dernier disque : Mixed Race !
Le rappel est fait sur Past Mistake et pendant que la batterie assourdissante martÚle son beat sur la voix bouleversante de la chanteuse et cette obsédante ritournelle de piano, Tricky descend au milieu du public et traverse lentement le floor, étreignant chacun avec tranquillité et sincérité alors que se déroule ce superbe morceau :
I know I paid, that’s why I’m alone today/ Just me myself, no mental health/ My mistake overtakes/ Your love’s overgrown my love/ My love, my love, my love for you/ My love, my love, my love for youâŠ/ Till it burns my soul/ Burns my soul/ Burns a holeâŠ
et Tricky disparaßt dans les coulisses nous laissant ébahis.
Vu de prĂšs lors de son passage dans la fosse, Tricky a cachĂ© ses tatouages sous un sweet rose, son bon sourire, son crĂąne lisse et le temps quâil passe Ă saluer ses fans le font prendre pour un bon pĂšre de famille plutĂŽt quâun mauvais garçon. Câest juste un superbe musicien qui a su intĂ©grer les couleurs de son Ă©poques, collaborer avec nombre de ses pairs (Massive Attack dont il fut un membre fondateur, Björk, Goldfrapp,âŠ) et synthĂ©tiser lâensemble dans une musique mystĂ©rieuse qui prend vraiment tout son sens sur scĂšne.
Et dâailleurs, ce mĂȘme soir Horace Andy, le pilier reggae de Massive Attack, jouait Ă la Cigale Ă 50 mĂštres du Trianon. Se sont-ils parlĂ© ? On ne le sait, mais leur Ăąmes trip-hop / reggae a longtemps planĂ© encore sur le boulevard Rochechouart aprĂšs la fermeture des portes.

Encore on ne sais quelle agitation au sein de la fĂ©dĂ©ration française de fouteballe. Un dirigeant dĂ©missionne pour de sombres histoires de pouvoir ou de corruption. Ce nâest pas bien grave car il ne doit pas ĂȘtre compliquĂ© de remplacer un dirigeant dĂ©missionnaire de fĂ©dĂ©ration de fouteballe par nâimporte quel gestionnaire trouvĂ© au coin de la rue. Il suffit de shooter sur un lampadaire et on a dix dirigeants potentiels qui tombent en grappe. Mais avez-vous remarquĂ© comme tous ces dirigeants du fouteballe français sont grassouillets et boudinĂ©s dans leurs costumes ? Comment peut-on ĂȘtre un patron de fĂ©dĂ©ration sportive et se laisser aller ainsi ?
AprĂšs sa rĂ©cente victoire contre le Luxembourg, le prochain objectif de lâĂ©quipe de France de fouteballe sera de faire maigrir ses dirigeants pour lutter contre leur cholestĂ©rol : premiĂšre Ă©tape on rĂ©duit leurs salaires, deuxiĂšme Ă©tape on leur fait faire vingt tours du stade de France tous les matins (au moins durant ce temps ils ne feront pas de câŠ), troisiĂšme Ă©tape on se revoit dans trois mois pour une pesĂ©e gĂ©nĂ©rale du conseil fĂ©dĂ©ral, si jamais la perte de poids est infĂ©rieure Ă 20%, on recommence pour un trimestre, et ainsi de suite.

Passionnante exposition Ă la CitĂ© de la musique sur la musique du temps des soviets, ou comment lâidĂ©ologie communiste a tentĂ©, avec un certain succĂšs, dâasservir lâart musical Ă la glorieuse Ă©popĂ©e de la dictature du prolĂ©tariat. Prokofiev, Chostakovitch, et bien dâautresâŠ, exilĂ© aprĂšs la rĂ©volution dâoctobre sont finalement revenus en Union SoviĂ©tique, et pour ce faire, ont du compromettre quelque peu avec le systĂšme, câĂ©tait une question de survie. Alors Prokofiev a Ă©crit des opĂ©ras rendant hommage aux ouvriers et aux kolkhozes : Le pas dâacier, Cantate pour le vingtiĂšme anniversaire dâOctobre, Chosta est dâabord condamnĂ© comme ennemi du peuple suite Ă la crĂ©ation de son opĂ©ra Lady Macbeth en 1936 (La Pravda publie un article Le chaos remplace la musique), en rĂ©chappe de peu, compromet lui aussi pour survivre et reçoit le prix Staline en 1941 aprĂšs avoir commis quelques Ćuvres plus dans la ligne du parti (Le Boulon), Ă©crit sa 7Ăšme symphonie en 1941 sous les bombes allemandes Ă Leningrad, aprĂšs la mort de Staline (une heure aprĂšs celle de Prokofiev) laisse de nouveau libre cours Ă sa crĂ©ativitĂ© dĂ©mesurĂ©e et une inspiration dĂ©sespĂ©rĂ©e, compose et compose encore, voit tomber Khrouchtchev, nâa plus la force de lutter, adhĂšre au Parti, voit arriver Brejnev et meurt Ă©puisĂ© en 1975 laissant un Ćuvre colossale quâaucune idĂ©ologie ne sera parvenue Ă briser.
De Staline et ses successeurs il ne reste dĂ©jĂ presque plus rien, mĂȘme plus le souvenir de la terreur, seulement la mĂ©moire de lâimmense sacrifice de la grande guerre patriotique. LâarmĂ©e rouge créée par Trotski nâeffraie plus grand monde, la jeunesse russe ne sait dĂ©jĂ plus ce que fut le goulag, mais lâĂąme russe a survĂ©cu et lâandante du 2Ăšme concerto pour piano de Chostakovitch (dĂ©diĂ© Ă son fils) fait vibrer nos sens comme mugit la bise dans les grands bois de bouleaux de la taĂŻga sans fin. Lâessentiel est prĂ©servĂ©, un peuple sâeffondre, mais son gĂ©nie musical le fera se rĂ©gĂ©nĂ©rer. La Russie est Ă©ternelle !

Le Hugh Cornwell Band est de retour Ă la Java dans les odeurs de merguez de Belleville. Cette annĂ©e il y a environ 200 personnes dans ce petit club en sous-sol, soit quatre fois plus que lâan passĂ©, mais le barman nâest pas trop bousculĂ© pour servir ses pressions avec olives en sus.
Hugh reste le mĂȘme. Il porte le mĂȘme pantalon/T-shirt noir que lâan passĂ©, quelques mĂšches de cheveux en moins et toujours une maigreur ascĂ©tique. Son groupe a changĂ© : en lieu et place de sa virtuose et pulpeuse bassiste il nous a sorti un quinqua joufflu Ă rouflaquettes et un chevelu Ă la batterie.
Il joue de la mĂȘme Fender noire et Ă©raillĂ©e, et avec une identique Ă©nergie crypto-punk dont il a su garder la puretĂ© originelle. Il est toujours aussi sympathique une fois passĂ©e ses grimaces de mauvais garçon. Connaissez-vous beaucoup dâartistes qui autorisent le tĂ©lĂ©chargement gratuit de leurs albums sur leur site web ? Et qui publient tout aussi gratuitement les tablatures de leurs chansons ? Et bien Hugh, lâhomme en noir le fait pour nos beaux yeux. MĂȘme la construction de son site est sympa et multilingue avec options pour le grec, turc, arabe et chinoisâŠ
Mais sur scĂšne câest une autre histoire et le show dĂ©marre avec un pĂȘle-mĂȘle de morceaux Hugh Cornwell et The Stranglers qui regonfle lâassistance, pas assez tout de mĂȘme pour relever les plus moroses qui ont osĂ© amener des tabourets aux pieds des musiciens et sây asseoir. Les compositions dâHugh se mĂȘlent parfaitement avec les retours sur le passĂ©. La formation « 3 musiciens » permet cette unitĂ©, sans les fioritures si typiques des claviers Stranglers. In the City enchaĂźnĂ© avec Always the Sun, ça passe comme dans un rĂȘve. Alors que lâexcitation monte-monte-monte avec la musique et le feedback sur nos jeunes annĂ©es, les vieux assis du devant rĂ©sisteront jusquâĂ No More Heroes qui clĂŽture le premier set et dĂ©clenche un vĂ©ritable houri-vari, lâentrechoquement des gobelets de biĂšre, la valse des tabourets, le pogo des quinqua.
On croit le show terminĂ© mais Hugh nous annonce quâils reviennent aprĂšs un petit break pour nous jouer Rattus Norvegicus. On croit avoir mal entendu et on file vers le bar pour attendre une possible surprise.
Et ils reviennent, et nous avions bien compris, et ils jouent lâintĂ©grale de Rattus Norvegicus, le premier album des Stranglers, datant de 1977. 33 ans et pas une ride : Hanging Around, Sometimes⊠Câest le dĂ©lire Ă la Java, il nâest plus question de places assises, les quinquas se retrouvent au milieu des musiciens (il nây a pas de sĂ©paration entre la scĂšne et le public), Hugh et son producteur leur demandent de rester un peu en arriĂšre car le groupe ne peut plus jouer, câest presque peine perdue tant plus personne nâĂ©coute lorsque dĂ©marre Peaches.
Tant bien que mal Hugh place sa rythmique ravageuse, assĂšne des refrains lĂ©gendaires : Walking on the beaches/ Looking at the peachesâŠ, rejoue les solos de claviers sur sa Fender pendant que rouflaquettes bombarde ses basses et que chevelu sur ses fĂ»ts en ferait presquâoublier Jet Black.
Hugh Cornwell mĂątinĂ© The Stranglers : une soirĂ©e inoubliable ! Pas de nostalgie, juste du Rock vrai et sincĂšre jouĂ© par une bande de durs assagis qui dĂ©dient leur Ăąme Ă la musique, quoiquâil arrive. AprĂšs les annĂ©es de galĂšre, les alĂ©as de violence, les disques Ă la pelle, ils sont toujours lĂ , et nous aussi. A lâannĂ©e prochaine.
Galouzeau de Villepin se prĂ©cipite chez le juge pour baver sur lâaffaire des ventes dâarmes au Pakistan. A lâĂ©poque des faits il Ă©tait secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. TrĂšs bien, il va sans doute faire avancer la justice avec toute lâobjectivitĂ© quâon lui connaĂźt, mais que nâa-t-il dĂ©jĂ dit ce quâil savait depuis 1995 sur ces illĂ©galitĂ©s soupçonnĂ©es dâavoir Ă©tĂ© commises dans le cadre de ventes dâarmes par lâEtat français ? Il a fallu attendre 10 morts, la perspicacitĂ© de juges dâinstruction et la voracitĂ© de la presse, pour que les acteurs de lâĂ©poque se souviennent soudainement 15 ans aprĂšs des dĂ©tails de lâaffaire. Cela vaut pour Galouzeau comme pour les autres dâailleurs !
Ce nâest pas bien. Si des actes illĂ©gaux ont Ă©tĂ© commis, que la Justice passe.
JuppĂ©-le-raide-lâhomme-qui-a-menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-ĂȘtre-Ă©lu-quâil-se-consacrerait-Ă -100%-Ă -leur-ville essaye de justifier ses mensonges en publiant un plaidoyer pro domo pathĂ©tique sur son blog www.al1jup.com :
22 novembre 2010 11:33
Bonjour ! BordeauxJe voudrais dâabord vous dire, chers Bordelaises et Bordelais, ma gratitude. Depuis la semaine derniĂšre, la plupart de ceux dâentre vous que jâai rencontrĂ©s mâont assurĂ© de leur comprĂ©hension et de leur soutien, et cela mâa fait chaud au cĆur.
Mon impression a Ă©tĂ© confirmĂ©e par les rĂ©sultats du sondage que vient de publier Sud-Ouest. Jâen retiens deux chiffres : 90% dâentre vous apprĂ©cient positivement le travail de lâĂ©quipe municipale; et les 2/3 comprennent ma dĂ©cision dâentrer au gouvernement.
Bien sĂ»r, il nây a jamais unanimitĂ© dans la vie publique et câest tant mieux pour la dĂ©mocratie. Je comprends les inquiĂ©tudes ou les rĂ©serves de certains dâentre vous. Quant Ă lâopposition, elle fait son travail critique, ce qui est normal⊠mĂȘme si certains ou certaine en rajoutent dans la mĂ©chancetĂ©. Mais câest leur nature !
Il nous faut maintenant rĂ©ussir ensemble les projets que je vous ai proposĂ©s de mettre en Ćuvre: le projet urbain pour construire les logements dont la ville a besoin afin de mieux rĂ©pondre aux attentes de tous; et en mĂȘme temps attirer de nouveaux emplois. Ensuite lâagenda 21 pour faire de Bordeaux un exemple de dĂ©veloppement urbain durable. Enfin le projet social pour faire reculer les inĂ©galitĂ©s et lâexclusion, faire progresser la justice et la fraternitĂ©. Nous en parlerons samedi, lors du Forum social qui se tiendra au Hangar 14.
Pour atteindre ces objectifs, une seule méthode : travailler ensemble dans la confiance.
Câest ce que nous faisons dans lâĂ©quipe municipale, plus soudĂ©e que jamais autour de son maire.
Câest ce que nous faisons Ă la CU, malgrĂ© lâaccroc que la majoritĂ© vient de faire Ă notre accord de coopĂ©ration en refusant de respecter la clause qui prĂ©voit 18 vice-prĂ©sidents pour la majoritĂ© et autant pour la minoritĂ©. Mais jâai avec Vincent Feltesse une relation de travail efficace. Nous avons assez le sens de nos responsabilitĂ©s pour comprendre que câest par notre entente que nous faisons avancer le mieux les projets qui peuvent amĂ©liorer la vie des habitants de notre communautĂ© urbaine. Pour ma part je suis dĂ©terminĂ© Ă continuer dans le mĂȘme esprit.
Travailler ensemble surtout avec vous tous, en accentuant encore toutes les initiatives qui favorisent la concertation et la co-élaboration des projets. Ce travail de proximité marche trÚs bien dans les quartiers. Il faut le développer encore sur les grands projets, comme celui de Bordeaux Euratlantique qui est majeur pour notre ville, son agglomération mais aussi pour la région tout entiÚre.
Câest en renforçant entre nous ce lien direct que Bordeaux continuera Ă aller de lâavant.
Quant Ă moi, je continuerai Ă agir, avec tout mon enthousiasme, au service de lâensemble des Bordelais, quelles que soient leurs prĂ©fĂ©rences politiques.
Et il remet ça le 25 novembre
25 novembre 2010 08:59
Feuille de routeEn lisant, hier, au SĂ©nat, le discours de politique gĂ©nĂ©rale du Premier Ministre, je me disais que notre gouvernement avait une feuille de route claire et ambitieuse: prioritĂ© Ă lâemploi, ce qui implique Ă la fois dâinvestir massivement pour lâavenir et de rĂ©tablir lâĂ©quilibre de nos comptes publics; volontĂ© de poursuivre les rĂ©formes, notamment celle de notre fiscalitĂ© qui doit ĂȘtre rendue plus juste et doit mieux contribuer Ă la compĂ©titivitĂ© de notre Ă©conomie ; rĂ©ponse au dĂ©fi de la dĂ©pendance en complĂ©tant notre systĂšme de protection sociale. VoilĂ pour lâessentiel.
Quant Ă lâĂ©quipe gouvernementale, elle est professionnelle et soudĂ©e autour du Premier Ministre, sous la houlette du PrĂ©sident de la RĂ©publique.
Je suis convaincu que nous allons faire du bon travail.
Aujourdâhui, Ă Bordeaux : comitĂ© des grands projets de lâagglomĂ©ration. Je mettrai lâaccent sur Bordeaux Euratlantique bien sĂ»r, mais aussi sur la mise Ă deux fois trois voies de la rocade et sur le grand contournement ferroviaire de Bordeaux.
Mais aussi la Journée internationale de la lutte contre la violence faite aux femmes. Il faut faire cesser ce scandale.
Il donne vraiment lâimpression du petit garçon pris les doigts dans le pot de confiture et qui cherche Ă se justifier, câest touchant. Ceci dit il est bien gentil mais il a dĂ©jĂ deux casquettes incompatibles Ă porter, alors par pitiĂ© quâil Ă©vite de perdre trop de temps sur son blog pour y Ă©crire des enfantillages pareils.
âŠMais aussi la JournĂ©e internationale de la lutte contre la violence faite aux femmes. Il faut faire cesser ce scandale.
Et bla-bla-blaâŠ
Les journalistes et soi-disant analystes politiques qualifient le nouveau gouvernement dâĂ©quipe de campagne pour les Ă©lections de 2012. On ne sait pas trop bien ce que cela veut dire mais lâexpression prĂ©sente bien alors elle est reprise par tous. ConnaĂźt-on beaucoup de gouvernements de la VĂšme RĂ©publique qui ne cherche pas Ă gagner les prochaines Ă©lections ?
Le cinglĂ© de Pyongyang sâamuse et se paye un carton sur une ile contestĂ© Ă la CorĂ©e du Sud. Un petit barrage dâartillerie de nuit qui fait quatre morts et il retourne se consacrer Ă sa succession dynastique. Il serait capable de nous dĂ©clencher une guerre mondiale juste pour sâamuser celui-lĂ .

Goldfrapp au Trianon ce soir, ambiance disco pour musique Ă©lectro. Une grande coupole argentĂ©e est posĂ©e debout en fond de scĂšne par laquelle les artistes entrent sur scĂšne, une espĂšce de pupille gĂ©ante stylĂ©e James Bond. Les musiciens sont habillĂ©s façon Abba annĂ©e 70âs et accueillent Alysson, un ouragan de blondeur, vĂȘtue dâun blouson Ă fanfreluches synthĂ©tiques noires dont elle jouera le show durant devant ses ventilateurs.
La musique est dĂ©finitivement Ă©lectro et binaire, dansante et rĂ©tro, mais on aime. Goldfrapp recyclĂ© disco sâen donne Ă cĆur joie, froufrous et nylon, brillant et dorĂ©. Une batteuse costaud frappe sur ses caisses Ă faire trembler la salle, la claviĂ©riste manipule ses machines et chante pour accompagner Alysson qui se lance dans de dĂ©lirantes vocalises retraitĂ©es par lâĂ©lectronique, qui rebondissent sur les balcons du Trianon tout en joie. Un multi-instrumentiste Ă tĂȘte de JĂ©sus exfiltrĂ© dâune communautĂ© de babas Ă Goa, assure les arriĂšres avec un redoutable bassiste.
Câest simple, propret et bien enlevé ; le show dĂ©file sans heurt. GrimĂ©e en MarlĂšne bionique Alysson assure le devant de la scĂšne et nous offre un retour vers le passĂ© avec une musique calibrĂ©e danse. Chaque nouveau disque de ce groupe (en fait un duo Alysson Goldfrapp et Will Gregory [qui ne se produit plus sur scĂšne]) est surprenant et dâune ambiance changeant du tout ou tout. Câest leur marque de fabrique.
Pour le rappel Alysson a remplacĂ© son blouson nylon par un improbable vĂȘtement en gaze blanche qui se rapproche plus de lâabat-jour que du costume⊠Elle interprĂšte Lovely Head (extrait de son premier disque, 10 ans dĂ©jĂ ) pour lequel deux micros sont disposĂ©s sur scĂšne dont lâun utilisĂ© pour dâincroyables dĂ©chaĂźnements vocaux pour les refrains, dignes dâune La Callas synthĂ©tique. Câest Goldfrapp, une voix, de lâoriginalitĂ© et un look, les parfaits ingrĂ©dients pour une bonne soirĂ©e parisienne, dĂ©licieusement dĂ©suĂšte, adorablement dĂ©modĂ©e, joyeusement inutile mais immanquablement tendance.
Set list : Voicething @Tape[intro]/ Crystalline Green/ You Never Know/ Dreaming/ Head First/ Number 1/ Alive/ Rocket/ Believer/ Shiny and Warm/ Train/ Ride a White Horse/ Ooh La La
Encore : Black Cherry/ Little Bird/ Lovely Head/ Strict Machine