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Jack Lang, 80 ans, accroché à son rocher
Jack Lang, 80 ans, les cheveux noirs de teinture (sauf le bout de ses pattes où il laisse apparaître un peu de blanc…), ex-ministre socialiste, ex-député parachuté dans différentes circonscriptions, ex-conseiller municipal, toujours-beau-parleur maniéré, fidèle de la mémoire de François Mitterrand, chef de l’Institut du monde arabe (IMA) depuis déjà six ans sur la proposition de sa nomination par François Hollande, est renouvelé pour trois années à la tête de l’IMA. Le chef de cette institution est désigné par son conseil d’administration, où siègent nombre de représentants de pays arabes, sur proposition française.
Les bras nous en tombent devant une telle sclérose de cette institution. N’était-il pas possible de renouveler la gouvernance de ce musée plutôt que de désigner à sa tête pour la troisième fois une personnalité âgée qui certes n’a pas démérité mais que l’on aimerait voir prendre sa retraite désormais et laisser sa place aux générations suivantes. A quoi peut donc bien servir un Jack Lang à la tête de l’IMA ? Comment la France macroniste surfant sur le changement et la nouveauté a-t-elle pu proposer une telle candidature ? Sans doute parce que la bataille des courtisans en lice pour ce maroquin attisait tant de convoitises que le pouvoir a préféré opter pour l’immobilisme plutôt que de décider pour le changement. Comment l’intéressé ne réalise-t-il pas de lui-même l’incongruité de ce renouvellement ?
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Un accord de papier
Les Etats-Unis d’Amérique ont signé un accord avec les religieux sunnites talibans, mouvement terroriste rebelle afghan qui met ce pays à feu et à sang depuis des décennies après l’avoir gouverné quelques années à partir 1996 à l’issue d’une guerre civile brutale qu’ils ont emportée. Ils installent alors la loi islamique pure et dure et se rendent notamment célèbres par la destruction au canon des Bouddhas géants de Bâmiyân qui présentaient l’immense défaut d’être « préislamiques ». L’existence des femmes est réduite à leur interprétation du Coran, c’est-à-dire à rien. La musique est interdite, le police religieuse veille dans les rues, des bandes de chefs de guerre règnent sur le pays, règlent leurs comptes sauvagement, cultivent le pavot, prient, coopèrent avec leurs alter-egos pakistanais de l’autre côté de leur frontière Est et accueillent le saoudien Ben Laden qui y fomentera l’attentat du World Trade Center à New York en septembre 2001. Une troupe internationale se met alors en route sous la bannière américaine, elle y est encore… Le gouvernement taliban est déposé en quelques mois et depuis 2001, les talibans passés au maquis bataillent contre l’envahisseur, et le gouvernement local qu’ils estiment asservi à Washington, avec un certain succès et sans doute le soutien d’une bonne partie de la population, sûrs de leur bon droit, après tout ils sont chez eux, et certains que les troupes étrangères se retireront un jour… C’est ce qui en train de se passer près de 20 ans plus tard !
L’accord formalise en réalité la défaite occidentale dans un pays auquel personne en Occident ne comprend grand-chose et qu’il vaut bien mieux laisser s’occuper seul de ses affaires dans ses montagnes. Toutes les tentatives d’intervention ont échoué sur le long terme, qu’elles soient militaires, humanitaires ou politiques. Il semblerait que la négociation qui s’achève entre le gouvernement américain et le mouvement religieux permette le retrait des dernières troupes occidentales du pays sans trop de déshonneur pour la partie américaine. Sans doute personne ne croît une seconde aux engagements pris par les talibans, notamment celui qui consisterait à empêcher la réinstallation de groupes terroristes sur le territoire afghan. Compromettre avec des talibans pour empêcher le retour du terrorisme relève au mieux de la faux-jettonerie, au pire d’un incompréhensible machiavélisme. Mais qu’importe, après tout, les accords de Paris de 1973 qui ont permis le retrait des troupes américaines du Vietnam ont été immédiatement violés par le Vietnam du Nord qui s’est empressé d’unifier tout le pays sous la bannière communiste avant même que l’encre qui avait servi à signer ces accords ne soit sèche ! Idem pour ceux d’Evian qui permirent à la France de rapatrier ses troupes d’Algérie en 1962. L’essentiel pour les pays extérieurs intervenant dans un pays tiers est de pouvoir se sortir du bourbier, mais le mieux aurait été de ne pas s’y mettre.
Dans le cas de l’Afghanistan il paraissait logique que les Etats-Unis et les troupes de l’OTAN réagissent après l’incroyable attaque religieuse contre New-York en 2001 mais sans doute aurait-il été préférable de s’en retourner chez soi quelques mois après avoir renversé le gouvernement des talibans, cela aurait épargné nombre de victimes et encore plus de milliards de dollars aux contribuables occidentaux, pour un résultat globalement identique puisque les talibans vont revenir au pouvoir et, sans doute, déconstruire tout ce que les occidentaux ont cru ériger pour « le bien » de ces pays. L’Afghanistan illustre jusqu’à l’absurde la prétention de ces interventions extérieures dont bien peu réussissent.
En Algérie les français ont voulu importer en plus de la colonisation, l’éducation, la santé et autres « droits de l’homme » qualifiés d’universels. Les américains ont fait de même au Vietnam et les troupes de l’OTAN développaient également un volet civil de leur occupation de l’Afghanistan, cherchant à associer développement économique ou enseignement à la soi-disant sécurité instaurée par les armées de l’OTAN. Tout ceci a échoué car imposé de l’extérieur.
L’Histoire se répète avec constance. La prochaine étape sera celle du retrait des troupes françaises du Sahel qui arrivera immanquablement car il faudra bien se sortir de ce nouveau bourbier. Des terroristes religieux locaux qui harcèlent tout ce qu’ils peuvent, des pouvoirs locaux qui ne gouvernent qu’eux-mêmes, une corruption érigée en mode de fonctionnement, des populations locales qui rejettent rapidement les troupes étrangères voire collaborent avec les terroristes, des règlements de comptes entre clans locaux…, bref, tout est présent au Sahel pour renouveler ce qui s’est passé au Vietnam, en Algérie, en Irak… La sortie sera certainement douloureuse, pour l’honneur de la République française et les sous de ses contribuables !
Au Mali en 2012 peut-être aurait-il été possible d’appliquer la théorie de « cassage de gueule » qui n’a pas été employée en Afghanistan : les armées occidentales vont sur place, traitent le problème puis retournent chez elles sans chercher d’autres résultats, quitte à revenir plus tard si le « problème » menace de nouveau les intérêts occidentaux.
On se souviendra de l’intervention militaire britannique au Sierre-Leone en 2000 pour appliquer les accords de Lomé censés mettre fin à une guerre civile d’un niveau de barbarie très intense : enfants soldats en grand nombre, massacres innommables à la machette (les rebelles pour se venger coupaient les bras des loyalistes au-dessous du coude [mutilation qualifiée de « manches longues »] ou au-dessus [« manches courtes »]), armée loyaliste incompétente, trafics de diamants, prises d’otages, etc. Les britanniques appuyèrent la force de l’ONU et se frottèrent directement aux rebelles qu’ils empêchèrent ainsi de prendre la capitale Freetown. Quelques soldats britanniques restèrent sur place pour « former » l’armée nationale mais globalement tout fut réglé en trois mois. Depuis, la Sierra-Leone est revenue à des dérives et n’est pas sortie de son sous-développement mais ce pays s’occupe de ses affaires sans intervention militaire extérieure.
Dans un autre genre l’intervention militaire de l’OTAN dans les Balkans en 1995 a permis de pousser la Serbie à ralentir les massacres qu’elle effectuait ou couvrait aux limites de l’Europe et à négocier avec les autres pays issus de l’ex-Yougoslavie, puis les forces occidentales sont rentrées chez elles. Depuis il se passe ce qu’il doit se passer mais au moins est-ce de la responsabilité unique de ces pays, sans plus d’occupation étrangère. A méditer !
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La Syrie reconnaît le génocide turc des arméniens
Afin de bien savonner la planche d’éventuelles négociations sur la stabilisation du conflit en Syrie, le parlement de Damas vient de reconnaître le génocide arménien pratiqué par la Turquie au début du XXème siècle. Ladite Turquie occupant militairement actuellement une partie de territoire syrien c’est la « réponse du berger à la bergère » pour titiller un peu plus l’orgueil national de la partie adverse.
La Syrie qui accuse un autre Etat de génocide c’est un peu « l’hôpital qui se moque de la charité » mais plus c’est gros plus ça passe. Turquie et Syrie sont en guerre quasi-chaude depuis quelques semaines et la réaction la plus censée d’Ankara aurait dû être de ne pas même réagir à cette provocation certainement inspirée par le satrape de Damas. Bien entendu ce ne fut pas le cas et les dirigeants turcs vocifèrent depuis sur leurs ondes nationales. Au moins peut-on espérer que lorsque ces dirigeants autoritaires s’affrontent par l’intermédiaire de leurs parlements et leurs télévisions, ils passent moins de temps derrière leurs canons.
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La France aux 258 fromages
Entendu au Café du commerce entre une gamine de 25 ans qui veut claquer la bise à un senior de 62 en ces temps d’épidémie de coronavirus :
– Le senior qui refuse la bise : en principe les recommandations des autorités de santé sont de ne pas s’embrasser ni se serrer la main,
– La gamine dépitée : mais tout ça c’est des co… et si je les applique, qu’est-ce que je fais dans le métro pour ne pas être contaminée ?
– Le senior : eh bien si déjà tu élimines deux sources potentielles c’est déjà mieux que de ne pas les éliminer, non ?
– La gamine : c’est une véritable psychose, cela n’a pas de sens, la grippe ordinaire est bien plus grave,
– Le senior : mais est-ce que vraiment arrêter pour un temps de serrer des mains bouleverse à ce point ta vie et ton psychisme que tu ne puisses pas le faire ?
– Et blablabla, et blablabla…On a ici un bon exemple d’une réalité déjà soulignée par Mongénéral en son temps : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ? » Entre ceux qui dénient l’épidémie en refusant d’appliquer les recommandations de santé publique comme la gamine précitée et les bataillons de Mme. Michu qui se ruent dans les supermarchés pour dévaliser les rayons de nouilles, nombre de français refusent juste d’être raisonnables. Ainsi va la République !
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Bonne nouvelle : on ne manque pas de candidats pour les élections municipales !
Alors que depuis des mois les débats mondains d’une presse mal informée et peu compétente nous abreuvent de prévisions pessimistes sur la crise des vocations pour les élections municipales : plus personne ne voudrait être maire, nous faisons face à une « crise des vocations », c’est un risque énorme pour notre démocratie et bla-bla-bla et bla-bla-bla.
Ce matin le journal Le Monde rapporte que le Ministère de l’intérieur lui a communiqué qu’à la date limite de dépôt 20 765 listes rassemblant 902 465 candidats avaient été déposées officiellement. Pour environ 36 000 communes cela fait donc une moyenne de 25 candidats par commune. Malgré tout, 106 communes n’auraient aucune liste candidate, ce qui concerne donc 0,29% du total des 36 000 communes. On a vu pire comme « crise de vocations »…
Les débatteurs mondains se sont lamentés sur les maires qui se plaignaient et menaçaient de ne pas se représenter en oubliant complètement qu’il y avait bien d’autres candidats prêts à prendre la relève. C’est une nouvelle illustration du syndrome français : on généralise ce qui est minoritaire et va mal. C’est d’ailleurs une bonne chose que des politiques passent la main, c’est le temps qui passe. Ainsi va la vie !
Il est probable que de tous les élus municipaux qui ont menacé de ne pas se représenter ces dernières semaines, bien peu ont tenu leur engagement ; l’attrait du pouvoir sans doute. Il n’y avait pas lieu de trop s’inquiéter, au moins pour cette fois-ci.
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L’aide turque aux réfugiés
Quelques milliers de réfugiés en Turquie sont « aimablement » véhiculés par les autorités turques vers les frontières européennes de la Grèce et de la Bulgarie. Il paraîtrait même qu’on leur distribue des cartes pour les guider et que des haut-parleurs les informent dans leurs langues natales que les frontières européennes leur sont ouvertes. Ils sont donc un peu surpris lors qu’ils sont accueillis auxdites frontières par des gaz lacrymogènes des forces de sécurité grecques et bulgares. D’autres migrants ont repris la mer depuis la Turquie vers les iles helléniques. Pour le moment il semble que la majorité de ces migrants soient iraniens ou afghans, mais peu syriens.
Cela n’est pas sans rappeler l’implication turque plus ou moins officielle au début de la crise migratoire en 2011/12 lorsque des cargos rouillés et délabrés remplis de candidats réfugiés étaient lancés sans pilote sur les côtes européennes, leurs équipages les ayant abandonnés avant de quitter les eaux internationales en fuyant dans des canots de sauvetage. « L’affrètement » de tels navires passait beaucoup moins inaperçu que des dinghies en caoutchouc de passeurs de circonstance, des photos satellites avaient montré clairement que ces navires sortaient de ports turcs et avaient été communiquées à Ankara qui avait fait ce qu’il fallait pour mettre fin à ce « mode de transport ». Contrairement à ce qui se passait en 2011, la Turquie revendique aujourd’hui haut et fort son action de pousser les migrants hors de son territoire vers ceux des pays membres de l’Union européenne mais n’a pas remis en service ses poubelles des mers.
L’objectif turque est de pousser l’Europe à soutenir la Turquie afin d’imposer son occupation illégale du nord de la Syrie. Pas sûr que ce ne soit la bonne méthode. En revanche elle est très efficace pour éloigner encore un peu plus la Turquie de l’Europe. Chacun se bat avec les moyens dont il dispose et le seul pouvoir qui ne dévie pas de sa route est le clan Assad en Syrie, soutenu par la Russie, qui veut achever la reconquête de son territoire, serait-ce au prix de l’émigration de millions de ses concitoyens et des 400 mille morts déjà répertoriés depuis le début de cette guerre civile en 2011. Le mal est parti de la et continue à prospérer. L’agitation inquiète de la Turquie n’en est qu’un dommage collatéral.
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La Turquie utilise à plein sa capacité de nuisance pour asseoir une occupation illégale de la Syrie
La Turquie accentue le trouble qu’elle sème au Proche-Orient et, par conséquence, en Europe. Ce pays occupe militairement la bande syrienne nord frontalière et se confronte désormais directement à la volonté du régime syrien de reprendre le contrôle de l’ensemble de son territoire. Les armes parlent depuis quelques jours et il y a des morts dans les armées des deux côtés. Evidemment la religion n’est jamais bien loin : les turcs sunnites, plutôt proches de la confrérie des Frères musulmans, sont opposés aux syriens alaouites, une branche de l’islam plutôt proche du chiisme d’où le soutien des iraniens et du Hezbollah libanais à Damas, qui plus est, sérieusement appuyée par l’armée russe.
Alors évidement Ankara se retrouve un peu esseulée et appelle au « soutien » de l’Europe dans son combat, sous menace de renvoyer les deux à trois millions de réfugiés syriens présents sur son territoire vers les pays européens. On ne sait pas bien le type de « soutien » attendu par la Turquie. Veut-elle que les armées européennes, ou l’OTAN, viennent combattre le régime syrien pour « légaliser » l’occupation illégale du nord de la Syrie par l’armée turque et ses séides syriens ? C’est peu réaliste ce qui n’a sans doute pas échappé à Ankara. Veut-elle plus simplement que l’Europe fasse pression sur la Syrie et son allié russe pour que les combats syro-turques se terminent ? Quand on sait que la capacité d’influence du reste du monde sur ces deux pays est quasi-inexistante comme l’ont montré de nombreux exemples, on ne voit pas bien où cela peut mener. La Turquie veut-elle plus de sous de l’Europe, plus d’armes ? Sans doute.
Hélas, les vociférations du président turques contre à peu près tous les pays européens ont légèrement découragé leurs dirigeants respectifs. Le président Erdogan a successivement accusé les allemands de « pratiques nazis », puis son homologue Macron d’être en état de « mort cérébrale », qualificatif que celui-ci avait employé à l’encontre de l’alliance atlantique OTAN dont fait partie la Turquie, ambiance… Et l’on ne parle même pas des envolées lyriques d’Erdogan qui recommande un vote aux allemands d’origine turque pour les élections allemandes ou qui suggère à ceux-ci de faire beaucoup d’enfants pour « occuper l’Europe »[1]. Comme par ailleurs la Turquie occupe illégalement Chypre depuis 1974, membre de l’Union européenne, on comprend que ce pays ne déclenche pas une empathie généralisée dans les capitales européennes, c’est le moins que l’on puisse dire…
Mais ce président colérique est là, la Turquie aussi, les communautés d’origine turque sont très présentes et influentes en Europe de l’ouest (spécialement en Allemagne) alors il faut bien faire avec et les capitales européennes essayent de se dépatouiller de cette inextricable situation. Pour bien marquer sa forte capacité de nuisance, la Turquie a dirigé depuis deux jours des réfugiés européens vers les frontières grecques terrestres et maritimes. Le cynisme de cette action n’a d’égal que sa perniciosité, mais elle a des chances de fonctionner.
Dans le même temps la Turquie a demandé aux Etats-Unis la livraison de missiles anti-aériens comme elle avait demandé et obtenu la même chose de la Russie au grand dam des occidentaux, consternés par ce double langage d’un allié de moins en moins fiable.
Jusqu’ici la Turquie agace considérablement, se trouve plutôt isolée, mais obtient plus ou moins ce qu’elle veut, c’est-à-dire assez peu de réactions à ses déclarations et ses actions va-t-en-guerre. Moscou et Damas doivent plutôt sourire en coin de voir le régime d’Ankara réussir à affaiblir l’Occident à coups de vociférations plus ou moins religieuses… mais depuis quelques jours l’affrontement militaire est direct. La tentation (pourtant forte) de les laisser se débrouiller entre eux n’est pas une option tant ses implications risqueraient d’être négatives pour les pays européens. Le sujet va être très très chauds pour les semaines à venir.
Au moins une certitude, l’option de faire adhérer la Turquie à l’Union européenne n’est plus sur la table pour au moins les 50 prochaines années, c’est déjà ça.
[1] On a même vu des dirigeants turcs tenir des meetings électoraux en Allemagne et en France avant des élections en Turquie pour « motiver » leurs électeurs locaux. On n’ose pas même imaginer la réaction turque si des pays européens envisageaient des actions réciproques sur le territoire turc…
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Madonna – 2020/02/27 – Paris le Grand Rex
Après 2h30 de retard sur l’horaire annoncé sur les billets, une bande préenregistrée est diffusée dans le Grand Rex par laquelle la voix de la Madone annonce le début du show et se conclut par un mystérieux : « Don’t forget: nothing of this is real! » et la star apparait au milieu d’un groupe de danseuses toutes grimées à l’identique en espions façon guerre froide pour chanter Vogue. S’en est suivi un concert presque sans musiciens mais avec des danseurs/danseuses et la voix toujours superbe de Madonna.
Cette tournée assure la promotion de son dernier disque « Madame X » sorti en juin de l’an dernier et passe dans des salles de taille modeste. Elle fait le choix de rester en « résidence » une semaine ou deux dans les villes qu’elle traverse pour assure suffisamment de concerts pour ses fans. Par suite d’une blessure aux Etats-Unis elle a dû annuler quelques shows pour éviter de travailler tous les soirs. Elle a expliqué à ses suiveurs des réseaux dits sociaux (15 millions d’abonnés sur Instagram tout de même) qu’elle a dû modifier les parties les plus difficiles de son show pour gérer ses douleurs. Celui de ce soir est maintenu, celui d’hier a été annulé… Les affres du pré-confinement entraîneront aussi l’annulation des soirées parisiennes début mars… Un peu tourneboulée cette tournée !
Tous les concerts parisiens débutent avec deux à trois heures de retard, on se demande bien pourquoi. Ce soir l’attente sera en partie occupée par quatre musiciens installés devant le rideau, dont une trompettiste, venus réinterpréter en instrumental les tubes madonnesques.
Les danseuses en Vogue, perruques blondes, impers mastic et lunettes noires poursuivent leur chorégraphie devant deux escaliers monumentaux posés au milieu de la scène, empruntés par les espionnes. A un moment Madonna titube et semble louper une chaise sur laquelle elle est censée retomber mais emportée par le mouvement la défaillance passe presque inaperçue.
Pour chaque acte les escaliers sont démontés et remontés comme des Lego pour composer de nouvelles scènes. A l’issue du premier acte Madonna marque le pas, demande une chaise et, seule sur la scène, s’y assoit un moment pour parler au public et, sans doute, se reposer. Elle semble pleurnicher, est-ce de l’ivresse ou la souffrance éprouvée ? Puis le show reprend dans des décors recomposés. Au milieu des bellâtres-danseurs de sa bande Madonna a repris sa ronde dans un foisonnement de costumes superbes.
A 61 ans elle a un peu perdu de son énergie, ses blessures ne l’aident pas. Elle est très (trop) bavarde, peut-être pour reprendre son souffle, mais elle chante toujours magnifiquement. Le concert est aussi une occasion de présenter ses engagements : en faveur du Malawi, « ils n’ont rien et ils sont heureux, nous avons tout et nous sommes malheureux. », et d’un groupe de chanteuse cap-verdiennes découvertes à Lisbonne qui font plusieurs apparitions durant le concert en y apportant une touche africaine. Icone queer depuis toujours, Madonna réjouit les nombreux membres de la communauté LGBT présents à cette soirée avec en apothéose l’affichage du drapeau arc-en-ciel sur le final qui déclenche un hourvari frénétique alors que la star quitte la scène.
Madonna vieillit comme tout le monde. Les performances de ses shows d’antan ne sont plus de mise, il va falloir s’y résigner. Pour les prochaines tournées pourquoi ne pas en revoir le format avec un plus classique « chanteuse et musiciens » pour réinterpréter avec plus de dépouillement le fantastique catalogue de cette artiste originale ? Car ne l’oublions pas, au-delà de ses falbalas, Madonna est d’abord une superbe musicienne dont la voix et les compositions peuvent se passer allègrement des chorégraphies, surtout si elle n’est plus en mesure de les mener.
Setlist : Act I
Madame X Manifesto (Video Introduction)/ Vogue/ I Don’t Search I Find/ American Life
Act II
Coffin (Video Interlude)/ Batuka/ Fado Pechincha (Isabel De Oliveira cover)/ Killers Who Are Partying/ Crazy/ La Isla Bonita (with excerpts of « Welcome to My Fado Club »)/ Medellín/ La vie en rose (Édith Piaf cover)/ Extreme Occident
Act III
Rescue Me (Dance Interlude)/ Frozen/ Come Alive/ Future/ Like a Prayer Encore : I Rise
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Pierre Brossolette

Pierre Brossolette par « C215 » Hommage à Pierre Brossolette, peint sur une boîte aux lettres de la Place du Panthéon : journaliste, homme politique, agrégé d’histoire et géographie, normalien, héros de la résistance, arrêté par la Gestapo, il se suicide en se jetant par la fenêtre du siège cette police allemande avenue Foch pour éviter de parler sous la torture. Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 2015.
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A la basilique Saint-Denis, le tombeau des rois

Le tombeau d’Anne de Bretagne (1477-1514) et son mari Louis XII (1462-1515) La basilique Saint-Denis qui abrite les tombeaux de rois de France a été magnifiquement restaurée en 2015 après avoir survécu à quinze siècles d’Histoire. Même la révolution de 1789 qui est passée par là n’a pas réussi à détruire le symbole de cette place : les restes royaux qui avaient été jetés dans des fosses communes alentour ont pu être récupérés et réintégrés dans leurs tombeaux d’origine. De Dagobert à Louis XVIII, en passant par Clovis et Anne de Bretagne, la République continue à entretenir le souvenir de ses prédécesseurs monarchiques dans la joyeuse pagaille de la banlieue parisienne de Saint-Denis. C’est bien !

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Éric Ciotti fait son show
Alors que le monde est soumis à une pandémie de « coronavirus » partie de Chine et progressant doucement vers l’Europe, les autorités de santé des différents pays occidentaux prennent calmement les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances pour essayer de limiter les dégâts potentiels de cette situation. Cette question de santé publique devrait en principe être gérée dans le consensus politique mais nous sommes en France donc, bien évidemment, le microcosme politicard en profite pour faire son show. Éric Ciotti, député des Alpes Maritimes sous l’étiquette Les Républicains, est un habitué de ce genre de propagande nombriliste et cette fois-ci encore il est le premier à dériver avec des tweets dispensables :

Plutôt que de se mettre en avant sur son inutile compte twitter, le mieux serait sans doute qu’Éric Ciotti appelle au téléphone le ministre de la santé pour organiser une réunion de travail entre leurs administrations respectives ! Mais non, il préfère se mettre en scène sur les réseaux dits sociaux au lieu de faire le travail pour lequel il est payé par le contribuable.
Mais à quoi peut donc bien servir un tweet d’Éric Ciotti sur le coronavirus ?
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Un grand moment fouteballistique

https://twitter.com/_BeFoot/status/1229920720572100610 Le frère d’un fouteballeur se plaint du traitement réservé à son frérot par un entraîneur dans des termes fleuris :
« Tuchel, j’espère que tu vas bien niquer ta mère, fils de pute. »
Un crétin en casquette, frère d’un plouc en crampons insulte un abruti en costume… Le fouteballe coûte très cher à la République en termes de points de quotient intellectuel perdus par les citoyens ! Il faudra un jour en faire le bilan.
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Irresponsables !
L’opposition a déposé 20 000 amendements devant la commission parlementaire en charge de l’examen du projet de loi de réforme des retraites. Cette commission n’a pu examiner que la moitié d’une telle quantité d’amendements et le projet de loi est présenté dans sa version initiale à l’assemblée nationale. Cette fois-ci les partis d’opposition ont déposé 40 000 amendements, revendiquant ouvertement leur volonté de blocage du projet. Ce n’est pas la première fois que de tels comportements parlementaires se déroulent mais on est chaque fois surpris de ce dévoiement du règlement du Parlement.
La démocratie pour le moment est bonne-mère et supporte ces enfantillages sans broncher, quitte à renforcer régulièrement les modes de fonctionnement de l’Assemblée nationale pour encadrer ces dérives et, donc, limiter la capacité de parlementaires irresponsables à bloquer les débats. A plus long terme le risque est que les jeunes générations se découragent de cette démocratie relativement faible face à ces comportements et se tourne vers les « démocratures ». Le mouvement est d’ailleurs déjà plus ou moins en route.







