Finale des émeutes fouteballistiques

A l’issue de la victoire d’un club de fouteballe français dans on ne sait plus quelle compétition internationale de ballon samedi 30 mai, des loubards se sont déchainés dans la nuit pour attaquer les forces de l’ordre et casser tout ce qu’il pouvait, avec un intérêt particulier pour le mobilier urbain public, mais aussi des voitures, des vélos, des halls d’immeubles et, bien sûr, le pillage de magasins dévastés par des colonnes de fourmis repartant chargées de cartons de produits volés, avec une préférence pour les boutiques de baskets de marque. Les pilleurs ont généralement la même apparence : casquette portée à l’envers, T-shirt et écharpe du PSG (le club gagnant) ou torse nu, jeans-baskets (le plus souvent blanches). La ville de Paris a connu le plus grave de ces émeutes qui se sont étendues aussi à certaines villes de province. Le match de ballon n’avait même pas lieu en France mais en Hongrie où a priori la population est restée calme.

Malgré les milliers de policiers et de pompiers mobilisés, il y eut deux morts par accidents provoqués par ces troubles, des dizaines de blessés, des centaines d’interpellations et, surtout, les images désastreuses des villes concernées au lendemain de ces émeutes diffusées à profusion sur les réseaux dits « sociaux » par les auteurs eux-mêmes qui adorent se filmer au cœur de leurs exploits et par les autres participants à ces explosions de « joie » qu’ils ont vécues un téléphone greffé à la main afin de marquer pour l’éternité ces moments conviviaux d’allégresse populaire…

Au petit matin les Champs Elysées et rues alentour étaient jonchées de cadavres de voitures et de cycles brûlés, d’abribus ravagés, de bris de verre de vitrines dévastées, de canettes de bière et autres joyeusetés qui ont alimenté la nuit de ces sauvageons. Dès la fin de ces manifestations d’enthousiasme, les services municipaux de la ville ont commencé à nettoyer les rues pour tenter de cacher la misère de ces dévastations. Bien entendu, les conséquences financières de ces errements sont payées par les contribuables et non point par les coupables ni même les clubs de fouteballe qui sont quand même à l’origine de ces débordements, et qui, dans le cas du PSG, ne manquent pas de moyens.

Notons que les maillots du PSG étaient à vendre dès le lendemain de la victoire pour des prix compris entre 109,99 et 159,99 EUR. A priori la boutique officielle du PSG sur les Champs Elysées n’a pas été pillée mais bien dévalisée puisque lesdits maillots (immettables par toute personne normalement constituée) étaient affichés épuisés quelques heures seulement après leur mise en vente. Voilà qui rassure sur le pouvoir d’achat des impétrants. Pour les économiquement plus faibles, une collection de casquettes (à porter à l’envers), d’écharpes ou de T-shirts était également disponible pour des prix plus modiques mais, curieusement, ces produits sont restés disponibles en stock.

On ne sait pas vraiment quoi faire devant le déchainement de violence et de beaufitude qui est maintenant habituel après chaque évènement de fouteballe, que des équipes françaises gagnent ou perdent, sinon compter les blessés, parfois les morts, et payer pour la remise en état. Peut-être une solution, qui n’a jamais été tentée, serait de laisser les lieux en l’état afin que les citoyens se rendent vraiment compte de l’état d’abrutissement général dans lequel le fouteballe plonge la population afin, peut-être, d’espérer que les générations futures évoluent en la matière ? Cela vaudrait la peine d’essayer. Le prochain championnat du monde de foute qui doit démarrer dans les jours à venir en Amérique du Nord offrira certainement des occasions de tenter d’appliquer cette méthode.

Il suffit d’essayer !

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