Auteur/autrice : Rehve

  • XUAN THUAN Trinh, ‘Une nuit’.

    Sortie : 2017, Chez : L’ICONOCLASTE

    Astrologue d’origine vietnamienne, l’auteur évoque dans ces pages ses réflexions sur la nuit et l’univers alors qu’il est isolé dans un observatoire perché sur un volcan du pacifique. Le livre est illustré de photos sublimes de l’espace, festival de couleurs, de formes et d’infini. Le texte est parsemé de citations littéraires sur la nuit, l’univers et ses mystères qui ont tant et tant inspiré l’Homme.

    Trinh Xuan Thuan nous invite à partager son émerveillement et son questionnement face à ce monde globalement inconnu. Il y mêle un peu de vulgarisation scientifique, un peu de philosophie, un peu de littérature et beaucoup de bon sens qui structure la pensée d’un homme face à l’incroyable munificence de l’univers.

  • Artistes & Robots au Grand Palais


    La collaboration des artistes avec les robots, ou comment les premiers ont utilisé les seconds au service de leurs créations. L’exposition remonte aux premières machines dans les années 50’ qui manipulaient un pinceau sur une toile de façon aléatoire, ou Xénakis créant de la musique en dessinant des formes sur un ancêtre de table tactile, jusqu’à des installations bien plus sophistiquées de notre XXIème siècle. C’est la technologie pour démultiplier la créativité exposée sur deux étages d’installations mêlant la mécanique, l’image et souvent l’humour. La dernière œuvre est une simple vidéo des Daft Punk : Tecnologic remontant à 2005 sur laquelle un inquiétant robot annone les verbes usuels décrivant les actions répétitives de n’importe quel utilisateur d’un ordinateur. Les deux musiciens-créateurs montrent encore comment allier si magnifiquement leur art avec la technique.

  • Corses et fouteballeurs

    Corse et fouteballeur, violence et stupidité : deux qualités qui sont finalement assez complémentaires et qui ont encore frappé récemment à l’occasion d’un match entre un club corse et un autre normand. Coups, insultes racistes, menaces diverses, les supporters et joueurs les uns contre les autres et contre les spectateurs. Les autorités en charge de ce sport prononcent des sanctions à l’encontre du club corse jugeant que celui-ci était plus coupable des dérives que son adversaire, hypothèse que l’on ne peut pas complètement exclure.

    Aussitôt les dirigeants corses et la presse locale prennent la défense de leurs joueurs. Le parti indépendantiste publie le 21 mai sur son site web le communiqué suivant :

    Corsica Libera constate à nouveau avec stupeur que le football français est l’alibi de tous les racismes anti-corses.

    Depuis la rencontre avortée entre l’AC Ajaccio et Le Havre vendredi soir, c’est tout un peuple qui est à nouveau montré du doigt et critiqué avec une violence inouïe. En toute impunité, les médias français et leurs commentateurs pour la plupart anonymes des réseaux sociaux font preuve à l’égard des nôtres d’un racisme assumé et sans bornes. Depuis longtemps, les supporters corses, du Sporting Club Bastiais ou d’ailleurs sont les victimes d’un monde ou la présomption d’innocence n’existe pas. D’un monde où tout peut se dire, où toutes les critiques sont permises, où tous les mensonges ont droit de cité.

    Depuis la rencontre avortée entre l’AC Ajaccio et Le Havre vendredi soir, c’est tout un peuple qui est à nouveau montré du doigt et critiqué avec une violence inouïe. En toute impunité, les médias français et leurs commentateurs pour la plupart anonymes des réseaux sociaux font preuve à l’égard des nôtres d’un racisme assumé et sans bornes. Depuis longtemps, les supporters corses, du Sporting Club Bastiais ou d’ailleurs sont les victimes d’un monde ou la présomption d’innocence n’existe pas. D’un monde où tout peut se dire, où toutes les critiques sont permises, où tous les mensonges ont droit de cité.

    Corsica Libera soutient et soutiendra toujours tous les corses victimes du racisme et souhaite qu’enfin, celui contre notre peuple, aujourd’hui plus que reconnu et légitimé par nos victoires électorales successives, soit condamné sans délai et avec la plus grande fermeté.

    Même le fouteballeur corse est peu compatible avec la République et défend avec efficacité l’indépendance de son île.

  • Exposition Chris Marker à la Cinémathèque – Les 7 vies d’un cinéaste


    Rétrospective Chris Marker à la Cinémathèque : le parcours d’un cinéaste militant, de la résistance à la décolonisation en passant par les luttes révolutionnaires, qui a porté son regard original sur les évènements majeurs du XXème siècle. Passionné de technologie il a aussi participé à la naissance des images numériques, beaucoup publié sur internet, incarnés nombre d’avatars et utilisés nombre de pseudonymes. Marker a travaillé autant l’image que le film, plus ou moins initié le film composé d’images et manifesté une créativité sans borne jusqu’à son dernier jour en 2012.

    La Cinémathèque retrace cet engagement avec nombre de photos, vidéos, textes, et organise projection-conférences en soirée durant la période de l’exposition. Passionnant !

  • C’est parti pour deux mois d’abrutissement


    Les citoyens français démarrent une période de deux mois qui vont être envahis par le fouteballe jusqu’au terme du championnat du monde qui va se dérouler en Russie. Les festivités ont démarré avec une finale d’on ne sait plus de quelle énième compétition de fouteux-surpayés et qui a été perdue par des marseillais face à plus fort qu’eux.

    Mais le pire reste à venir avec la compétition russe dans laquelle la France est engagée. Le simple énoncé de la liste des joueurs-surpayés-et-mal-coiffés qui ont été sélectionnés a déclenché une avalanche d’émissions spéciales, de psychodrames, de répliques stupides. Même le porte-parole du gouvernement, payé par les contribuables pour travailler sur ses dossiers, s’est cru autorisé à consacrer quelques minutes de son temps de travail pour commenter la réaction d’un joueur-crétin-et-surpayé qui a fait une crise d’égo et refusé sa sélection car la place qui lui était proposée n’était pas à la hauteur de ses ambitions.

    On peut espérer que la France soit rapidement éliminée de cette compétition de pousseurs de baballe, mais même si cette hypothèse optimiste se réalise la France entière va arrêter de vivre deux semaines durant pour suivre ces jeux du stade qui font progressivement fondre les neurones de leurs amateurs.

    Avantage collatérale pour le Royaume-Uni : compte tenu du froid diplomatique entre Londres et Moscou suit à la tentative d’assassinat chimique d’un agent-double russe sur le territoire britannique, les membres de la couronne ont informé qu’ils n’assisteraient à aucun match de cette compétition de stupides mal coiffés.

  • Les jeunes et la communication

    Le chroniqueur sexagénaire se fait rappeler par une gamine de 25 ans que « les moins de 30 ans n’écoutent pas leurs messageries téléphoniques » ! Il est vrai que cette jeunesse ne parle plus beaucoup au téléphone que ce soit en direct avec un interlocuteur ou via une messagerie ; les jeunes pianotent sur leurs écrans tactiles des messages en quelques signes via une multitude d’applications diverses. Il faut juste s’en souvenir et si l’on a besoin de communiquer avec un moins de 30 ans, cela ne sert à rien d’user sa salive, un petit texto sera bien plus efficace et atteindra immédiatement son destinataire.

  • Attaque terroriste religieuse à Strasbourg

    Un extrémiste islamiste tue ce 12 mai une personne à Strasbourg et en blesse trois autres avant d’être tué par une patrouille de police. Le groupe terroriste religieux Etat islamique revendique l’attaque. L’assaillant est un citoyen français ayant obtenu sa naturalisation après que sa famille ait émigré de Tchétchénie.

    Le président tchétchène, un forban de première catégorie à la sinistre réputation, déclare que la France est responsable de cette attaque puisque le terroriste y a grandit.

  • WIESEL Elie, ‘Le testament d’un poète juif assassiné’.

    Sortie : 1980, Chez : Points R39

    Elie Wiesel, rescapé des camps d’extermination et éternel penseur-témoin de la barbarie européenne, raconte par la voix de son héros (le poète juif assassiné) le drame des idéologies qui ont mis l’Europe du XXème à genoux au bord du gouffre, dont elle ne fut tirée que grâce à l’intervention du nouveau monde. Né en Roumanie, Paltiel a traversé nombre des calamités de ce siècle tragique : les pogroms antisémites en Europe de l’Est, l’installation du nazisme en Allemagne, l’exil en France dans les années 30′, l’adhésion au communisme internationaliste, la guerre d’Espagne, les procès antisémites de Moscou et, finalement son exécution dans les prisons staliniennes. Poète, il a laissé des écrits que le greffier à l’instruction de son procès détaillera à son fils muet parti refaire sa vie en Israël.

    On traverse ce siècle vertigineux avec passion et douleur car ce sont nos ancêtres, pas si anciens que cela, qui ont généré tous ces massacres en surfant sur l’espoir de peuples qui croyaient pouvoir refaire le monde. L’engagement communiste de Paltiel rappelle que les populations juives martyrisées ne furent pas les dernières à croire à ces idées, et même à chercher à les mettre en place en Israël où l’organisation de kibboutz n’était pas fondamentalement différente de l’économie de kolkhoze. Leur déception fut grande comme celle des autres peuples embarqués dans cette propagande. Israël a essayé un temps de maintenir un esprit communautaire avant de se transformer en « start up nation » guerrière et bien éloignée des idéaux de ses fondateurs.

    Ce roman fait le compte à rebours de l’effondrement moral d’un continent à travers la vie racontée de Paltiel qui parle certainement en grande partie au nom d’Elie Wiesel.

  • Baxter Dury – 2018/05/17 – Paris le Casino de Paris

    Baxter Dury – 2018/05/17 – Paris le Casino de Paris

    Baxter Dury de retour avec un nouvel enregistrement : Prince of Tears, se produit ce soir au Casino de Paris. Un concert indispensable pour l’incontournable britannique accompagné d’un groupe efficace, jeune et sympathique. Entouré de deux femmes voix et claviers sur le front de scène, Baxter délivre un rock enlevé, parfois mélancolique mais original. Ca pulse élégamment, parfois chanté parfois parlé, l’homme passe du micro au piano et à la bibine avec un égal bonheur ! Découvert au début années 2000 il confirme une belle inspiration disque après disque, et délivre toujours de belles performances sur scène.

  • Cats on Trees – 2018/05/16 – Paris la Cigale


    Concert parisien de ce sympathique duo français Cats on Trees pour la sortie de leur deuxième disque : Neon. Une pop légère et adolescente jouée avec engagement par Nina (voix et piano) et Yohan (batterie), accompagnés sur scène par un trio féminin de cordes : violoncelle, violon & bass, violon, ces trois grâces assurant également les chœurs. C’est doux et agréable. Ils rencontrent un franc succès de la part d’un public conquis par ces toulousains montés à la capitale.

  • Quelques rappels du droit de propriété


    Une petite troupe de syndicalistes grévistes de la SNCF tente de pénétrer de force dans la gare Montparnasse pour communiquer avec les clients. Les forces de police l’en empêche et il y a un peu d’animation, fumigènes et coup de pieds dans quelques derrières grévistes. Le soir, sur les plateaux télévisés, l’un des syndicalistes, couvert de tatouages et vêtu d’un T-Shirt « AC/DC », se scandalise de cette offense en clamant : « la gare Montparnasse c’est chez nous » !

    Il n’y eut personne pour rappeler à ce représentant que les propriétaires de la SNCF sont les contribuables qui détiennent la société, représentés par l’Etat, et ce d’autant plus qu’ils s’apprêtent à payer environ 50 milliards d’euros que la compagnie, insolvable, ne peut pas rembourser. Les contribuables sont donc chez eux dans la gare Montparnasse et les salariés de la compagnie sont leurs employés. Il serait bon de rappeler ces quelques principes de comptabilité publique à qui de droit.

  • Capacité de nuisance comorienne

    Le ministre des affaires étrangères a répondu aujourd’hui à une question d’un parlementaire l’interrogeant sur des rumeurs de dîners en villes laissant penser que la République se préparerait à modifier le statut départemental de Mayotte pour tenter d’endiguer le flot irrépressible des migrants illégaux en provenance des îles des Comores. Une telle orientation aurait pour avantage de déférer à plusieurs recommandations de l’ONU demandant à la France d’accélérer le processus de négociation avec le Gouvernement comorien en vue de rendre rapidement effectif le retour de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien. Elle aurait par ailleurs comme résultat de mettre fin à la fiction de ce statut de département français qui n’a pas fini de faire souffrir.

    Le ministre a expliqué également que l’Union des Comores refusait désormais de réadmettre ses citoyens, illégalement émigrés à Mayotte, département de la République française, et expulsés du territoire français. Cette situation montre par l’absurde qu’il n’est pas toujours facile d’expulser des personnes résidant illégalement en France, malgré les grandes envolées des conseilleurs conservateurs Macron-Le Pen et assimilés. Lorsque le pays d’origine ne veut pas reprendre ses ressortissants il est difficile de lui imposer. On se souvient des fameux « charters Pasqua », en 1986, du nom du ministère de l’intérieur du même nom qui dans un premier temps a fait rentrer les expulsés par des compagnies régulières, puis, lorsque celles-ci ne l’ont plus voulu car cela nuisait au confort de leurs passagers réguliers, sur ces compagnies charters avec des avions complets affrétés pour ce faire, puis, lorsqu’à leur tour les compagnies charter ont décliné, sur des avions de la République avant que l’un d’entre eux ne soit pris d’assaut et sérieusement endommagé par des citoyens maliens sans doute largement téléguidés par leurs dirigeants. Comme le ministre Pasqua n’a pas envisagé de parachuter les expulsés, ces expulsions ont été arrêtées et une négociation ouverte avec le gouvernement malien pour trouver une solution consensuelle.

    Dans le cas des Comores, la France vient de décider de stopper la délivrance de visas aux citoyens comoriens voulant se rendre en France. C’est sans doute une façon de montrer ses muscles pour démarrer une négociation mais il ne va pas être facile de trouver un terrain d’entente, pourtant les deux parties auraient intérêt à rendre Mayotte à l’Union des Comores, sauf… les mahorais.

    Madame la Députée,
    J’ai déjà eu l’occasion de dire dans cet hémicycle que la rumeur sur la communauté d’archipels des Comores était sans fondement. Je vous le redis ici une nouvelle fois, très solennellement. Je regrette qu’un certain nombre d’acteurs continuent de répéter ces rumeurs par voie de presse. Nous ne transigerons pas sur le statut de Mayotte au sein de la République française, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, je vous le redis.
    Nous avons aussi été amenés à condamner ici et publiquement les mesures qui ont été prises par les Comores le 21 mars dernier pour interdire les reconduites de Comoriens entrés illégalement à Mayotte. Ces pratiques sont inacceptables.
    Face au blocage que nous avons pu constater sur la réadmission depuis le 21 mars et face à la poursuite des arrivées de migrants irréguliers à Mayotte, nous avons décidé de suspendre la délivrance des visas demandés par les Comoriens vers la France depuis le 4 mai dernier, jusqu’à nouvel ordre.
    Ceci n’empêche pas le dialogue et la discussion avec les autorités comoriennes – que je poursuis moi-même directement – afin que ce dialogue permette de lutter conjointement et efficacement contre les filières d’immigration illégale, et que nous puissions aboutir à des actions concrètes de développement aux Comores.
    J’espère que la confiance et le dialogue que nous souhaitons permettront d’aboutir à ces résultats le plus rapidement possible.
    Sachez que nous ne transigerons pas sur le statut de Mayotte au sein de la République française.

    Lire aussi : Mayotte à la dérive

  • CYRULNIK Boris, ‘Un merveilleux malheur’.

    Sortie : 1999, Chez : Editions Odile Jacob

    Neuropsychiatre réputé et médiatique, Boris Cyrulnik développe dans cet ouvrage le concept de résilience qu’il a vulgarisé comme étant :

    « la capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comportent normalement le risque grave d’une issue négative. »

    Appliqué aux enfants ayant affronté des traumatismes profonds (Auschwitz, inceste, guerre…) les développements de l’auteur sont plutôt optimistes sur la formidable capacité des enfants à rebondir, leur insatiable énergie développée pour continuer à vivre malgré les épreuves terribles qu’ils ont vécues et ce, pour peu que la société ou leurs familles (les deux en fait) soient capables de leur donner la structuration nécessaire à leur reconstruction. Et, il semble qu’un minimum leur soit seulement vraiment nécessaire.

    L’auteur détaille nombre d’expériences menées depuis des lustres sur des populations comparables, les unes ayant subi des traumatismes profonds, les autres pas. Ceux qui réussissent leur vie loin de dépression et délinquance ne sont pas forcément ceux que l’on attend. Sous réserve que les traumatismes puissent être exprimés, que le passé ne tombe pas aux oubliettes et que l’environnement culturel et affectif délivrent les tuteurs nécessaires, ces enfants carencés réussiront mieux que les autres, par une inextinguible soif de vivre et de revenir dans la « normalité ».

    Cyrulnik cite et illustre nombre de remèdes et de résultats de la souffrance : la créativité, le rêve, la « musculation » du « moi », la gestion du secret…, et il le fait dans un style très lisible même pour un néophyte de la psychiatrie. Il y a bien sûr des termes qui poussent le lecteur vers son dictionnaire mais celui-ci perçoit la puissance de la pensée derrière ces raisonnements souvent lumineux, les années de travail pour mieux connaître l’Homme et ses comportements. Un livre passionnant.

  • Décadence à Air France

    A l’issue d’un énième mouvement social chez Air France et de x jours de grève, le pédégé de la compagnie aérienne Air France-KLM (détenue à hauteur de 14,30% par les contribuables français) a organisé un référendum interne, la dernière mode en matière de gestion participative, sur la politique salariale proposée pour cette entreprise versus celle exigée par les syndicats. Le garçon a mis sa démission en balance, tel MonGénéral en 1969 lors du référendum sur la régionalisation.

    Les résultats sont tombés, et le personnel a dit non à son pédégé qui, du coup, démissionne. Le personnel continue ses grèves, la compagnie aggrave ses pertes, les passagers réservent sur d’autres compagnies, et la lassitude gagne tous les acteurs de cette tragi-comédie qui dure depuis des décennies, le plus souvent au frais des contribuables français qui ont dû sauver cette société de la faillite à plusieurs reprises, sans qu’on leur demande leur avis bien entendu. La compagnie aérienne a été en partie privatisée il y a quelques années, mais pas complètement ce qui rassure sans doute son personnel comme ses dirigeants qui se disent : « de toutes façons, les contribuables paieront toujours le prix de nos bêtises ». Et comme une bande d’enfants gâtés ils continuent consciencieusement à tondre le mouton qui leur sert d’employeur. Mais la laine se fait rare sur le dos de la bête de plus en plus maigrichonne et pelée.

    Le ministre français des finances a déclaré :

    « On se trompe si on pense que l’Etat [c’est-à-dire les contribuables NDLT] épongera les pertes d’un groupe qui ne réalise pas les efforts pour se mettre au niveau de compétitivité des compagnies aériennes concurrentes en Europe et dans le monde. »

    Espérons qu’il tienne ses promesses ! Cette espèce de gestion triparties syndicats/ direction/ Etat a montré ses limites pour cette compagnie aérienne à la traîne des autres. Il ne faut pas s’interdire d’envisager sa privatisation complète même si cela doit entraîner sa disparition en tant qu’Air France-KLM. L’essentiel est que les résidents français puissent continuer à bénéficier de services de transport aérien pour se déplacer à travers la planète. Si Air France-KLM était rachetée par une autre compagnie, il est plus que probable que l’acquéreur continuerait à servir le marché français de 65 millions de citoyens, simplement il le ferait avec des méthodes de gestion purement privée, meilleur gage d’efficacité en la matière.

    Les malheureux néerlandais de KLM doivent se mordre les doigts tous les matins de s’être alliés capitalistiquement en 2004 avec ce mouton-noir du transport aérien européen.

    Nombre de compagnies aériennes plus ou moins nationales ont été absorbées ou liquidées aux Etats-Unis, en Suisse, en Allemagne, et que l’on sache les citoyens de ces pays continuent à prendre l’avion. Il faut en finir avec le feuilleton Air France à la tête de laquelle se succèdent énarques et grand commis d’Etat sans arriver à la faire tourner de façon harmonieuse et profitable.

  • Gibson en faillite


    Le fabricant de guitares Gibson a déposé son bilan, mais avec un plan de continuation d’activité. Gageons que les créanciers de cette société consentiront à quelques sacrifices pour sauver cette marque mythique, utilisée par les plus grands !