Laurent Wauqiez, chefaillon à l’UMP qui avait profité de l’assassinat sordide d’une gamine par un repris de justice étranger pour accuser Christine Taubira, ministre de la justice d’être indirectement responsable de ce meurtre de part « sa politique de désarmement pénal » a dû admettre devant la presse avide que ledit repris de justice avait été condamné en 2010, lorsque la droite était au pouvoir, et libéré sur la base d’une loi sur les réductions de peine, la loi Perben, votée en 2004. L’homme étant d’ailleurs sorti de prison en mars 2014… cinq mois avant la promulgation de la loi Taubira.
Cela n’a pas empêché ce paltoquet de récidiver lui aussi en ânonnant de nouveau ses slogans pour « le réarmement pénal ».
Au-delà des saillies finalement sans grande importance de ce personnage mal éduqué reste le vrai problème de l’incarcération de citoyens qui soit ont été dangereux dans le passé, soit risquent de le devenir, voir le cas très actuel des apprentis-terroristes nationaux qui sont allé passer des vacances en Syrie ou en Irak. Peut-on les laisser en prison jusqu’à leur mort, en a-t-on les moyens d’ailleurs, légaux [pour le moment non] et matériels [encore moins] ? Faut-il construire des prisons pour y entasser tout ce beau monde dont le nombre a vocation à croître de façon quasi-exponentielle si on les laisse enfermés effectivement jusqu’à la fin de leurs jours ? Notre société peut-elle envisager de courir un risque de devoir affronter périodiquement un assassinat comme celui de Chloé de temps en temps ? Statistiquement oui, émotionnellement sans doute non.
C’est un débat de société qui a été déjà mené par les majorités de droite comme de gauche, aboutissant à des dispositifs légaux finalement assez semblables, même si les uns penchant plus en faveur de l’incarcération et les autres en faveur de la rééducation. Mais personne n’a jusqu’ici fait adopter un système tout carcéral dont les élus ont conclus qu’il n’est juste pas techniquement applicable du fait de l’impossibilité de condamner à perpétuité tout citoyen dangereux et de le laisser en prison ad vitam aeternam.
Peut-être un Laurent Wauquiez ministre de la justice pourra un jour initier un tel projet et le défendre devant le parlement. Ce n’est pour l’instant pas le cas et pour le moment il fait son programme sur Twitter en 140 signes, c’est juste un peu plus facile.


Deutsche Bank est condamnée à régler une amende de 2,3 milliards d’euros aux autorités financières américaines et britanniques pour avoir manipulé les taux d’intérêt interbancaires Libor et Euribor. Il a été avéré que cette banque a sciemment, et plusieurs années durant, communiqué aux autorités de régulations de fausses informations sur les taux réels qu’elle payait ou recevait avec les autres banques, amenant ainsi à fausser les taux officiels publiés au mieux de ses intérêts.
Visite de la galerie du Mobilier National ouverte au public où l’on explique les différents métiers d’art exercés par des artisans-fonctionnaires qui entretiennent et restaurent le mobilier disséminé dans les palais nationaux, l’Elysée, les ministères ou les ambassades. Ebénisterie, menuiserie en siège, lustrerie-bronzerie, tapisserie d’ameublement, tapisserie décor, restauration de tapis et de tapisserie ; depuis plusieurs siècles des spécialistes de ces métiers œuvrent au maintien de ce patrimoine et des compétences nécessaires.
Le 2 avril, Laurent Wauquiez a posté 46 Tweets inconsistants du modèle ci-dessus pour féliciter ses 46 amis élus à des présidences de conseils départementaux. Il ne faut pas insulter l’avenir et ces heureux élus pourront toujours servir un jour. Ils sauront se souvenir des Tweets du cornecul.
Pour Laurent Wauqiez, les migrants africains qui coulent en Méditerranée meurent à cause de l’espace européen de Schengen.
Dans une interview télévisée hier dimanche, le président de la République compare le programme du Front National à un tract du Parti Communiste des années 70. C’est plutôt bien vu tant les deux programmes brillent par leur irréalisme. C’est en tout cas désopilant et fait sourire les connaisseurs, sauf les communistes qui n’ont jamais brillé par leur sens de l’humour.
Exposition « Pierre Bonnard, peindre l’Arcadie » au Musée d’Orsay. Un peintre toujours éblouissant et un accrochage orienté sur les périodes d’inspiration successives de l’artiste : de ses débuts japonisants, aux sublimes paysages multicolores de Normandie ou du Midi, en passant par de mystérieux autoportraits et les nus troublants de Marthe, sa muse et son épouse. Beaucoup d’intimité dans ces tableaux, des atmosphères familiales, un chat qui traîne toujours dans un coin du tableau, la vie qui passe, et toujours des couleurs surnaturelles que seul l’œil imaginatif d’un peintre peut voir et reproduire.
Une gamine est violée et assassinée dans le nord de la France par un cinglé, immédiatement emprisonné. Et toutes affaires cessantes les médias et la politique inondent les citoyens d’un déluge de lieux communs, de slogans et de beaufitudes, attisant les réactions populaires et préparant les élections alors que la situation exigerait plutôt décence et réflexion. Le présumé assassin est polonais, et repris de justice, ce qui permet aux politicards d’en rajouter sur le danger venant de l’étranger.