Stupeur et consternation chez les bonnes âmes du développement démocratique de l’Afrique, et du Tchad en particulier. Il semblerait qu’Idriss fort de sa victoire (assistée par l’armée française) contre ses rebelles, aient arrêté quelques opposants. Est-ce possible ? Oublie-t-on également que de Gaulle embastilla Salan et sa bande après le putsch des généraux d’Alger ? Evidemment ils n’ont pas été massacrés à la Santé comme risquent de l’être les opposants tchadiens dans les bas-fonds de N’Djamena. Ils avaient choisi leur adversaire, général certes, mais démocrate dans le fond ! On ne peut sans doute pas en dire autant de tous les galonnés africains, pourtant souvent formés à Saint-Cyr.
Catégorie : Ailleurs
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Le Tchad reconnaissant
La presse s’émeut de savoir si l’armée française a soutenu le régime tchadien contre la rébellion : quelqu’un en doutait ? Reconnaissant, Idriss envisage de gracier les zozos de l’arche de Zoé.
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« Transition démocratique » au Tchad…
La « transition démocratique » se poursuit au Tchad, cette fois-ci avec mortiers et chars d’assaut dans les rues de Ndjamena. Tout ce matériel va bientôt tomber en panne et les guerriers tchadiens vont retrouver la Toyota plateau avec affut de mitrailleuse à l’arrière pour les grands espaces, le couteau pour la guérilla urbaine dans les quartiers. Ils vont se parler entre hommes du désert et on verra bien qui est le plus fort !
Comme prévu, le représentant de la rébellion à Paris fait de la ventilation en accusant la France de soutenir Idriss et en menaçant de bombarder l’aéroport. Il faut se méfier car c’est peut-être le futur vice-président. Donc autant le laisser ventiler tranquillement sans trop le contredire…
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Rififi au Tchad
Les rebelles tchadiens seraient déjà arrivés à Ndjamena et assiègeraient Idriss dans son palais présidentiel. L’armée française intervient… pour évacuer les ressortissants français. L’Histoire se recommence sans fin et nos gouvernants d’aujourd’hui restent aveugles à ses enseignements.
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Mais quel sens ont encore ces expéditions postcoloniales ?
On dirait que c’est un fait exprès, la France avait à peine réannoncé le retour en masse de son armée au Tchad (qu’elle n’a jamais vraiment quitté) et en Centrafrique dans le cadre de la sauvegarde du Darfour qu’un changement politique s’annonce à Ndjamena, par les voies et moyens habituels dans cette région, c’est-à-dire un coup d’Etat militaire. Comme d’habitude et quoi que fassent les trouffions français ils seront critiqués par les deux bords, rebelles et autorités en place. Si l’armée française reste dans ses casernes, les rebelles devraient l’emporter et Idriss Deby accusera Paris de ne pas l’avoir soutenu, si au contraire l’armée envoie quelques Mirages et missiles (au frais du contribuable français) sur les rebelles, le Soudan qui les soutient et les rebelles eux-mêmes accuseront la France d’une ingérence intolérable dans les affaires intérieures du Tchad. Le nœud gordien de la Françafrique toujours solidement noué !
Accessoirement on comprend mieux pourquoi Idriss, grand seigneur, a accepté si facilement le rapatriement en France des zozos de l’Arche de zoé.
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L’éternel retour du colonisateur
La France réinvestit le Tchad et la Centrafrique avec 2 500 soldats pour couvrir les opérations humanitaires au Soudan. Nous n’arrivons à quitter ces pays qui pourtant ne veulent pas de nous. Chaque départ définitif, sous couvert d’acte de décès de la Françafrique, annonce un retour probable. Une raison d’Etat, sans doute, qui dépasse l’entendement.
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Les Balkans lorgnent vers l’Union européenne
Les élections en Serbie penchent en faveur d’un nationaliste pro-russe mais il y aura un deuxième tour. Après l’indépendance du Kosovo soutenue par l’Union européenne, il va falloir intégrer la Serbie qui a bien entendu « vocation à adhérer à l’Union ». Vous avez aimé Chypre intégrée à l’Union avec une partie de son territoire occupé par la Turquie ? Vous allez adorer le Kosovo séparatiste et la Serbie extrémiste…
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L’Australie bien informée
Un journal australien de Perth a annoncé que la Carla était enceinte, a priori de Sarkozy ! Heureusement qu’il nous reste les antipodes pour se pencher sur la vie politique française.
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Mutation en Colombie
Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple) ont libéré deux otages colombiens, deux femmes, après une rocambolesque histoire concernant le fils que l’une d’entre elle avait eu en captivité avec un guérillero. Le gamin de 4/5 ans avait en fait déjà été confié depuis longtemps à un orphelinat mais les chefs des FARC l’avaient inclus dans le deal alors qu’il était déjà en liberté…
Le parcours de ce mouvement « révolutionnaire » est assez incroyable, passé de l’idéologie marxiste au narcotrafic et au business d’otages détenus durant des années dans une jungle inhospitalière, le tout au XXIème siècle ! Il faut quand même le faire. Les déserteurs des FARC de plus en plus nombreux découvrent éberlués le retour à la vie « civile » au sein du peuple colombien fatigué de la violence et qui aspire plus à la paix qu’à la révolution. En attendant il faut composer pour en finir. Une fois cette aventure terminée peut-être un jour les chefs FARC s’exprimeront pour expliquer (justifier ?) leur métamorphose intellectuelle, cela risque d’être intéressant.
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Politique familiale aux Etats-Unis
C’est étrange l’évolution de la vie politique américaine ces dernières années. Bush junior a succédé à son père et ils auront à eux deux gouverné le pays pendant 12 ans ; Mme. Clinton se met en tête d’être élue président après son mari qui a dirigé l’Amérique durant huit années. Si elle était élue cela voudrait dire que deux familles ont dirigé ce pays pendant au moins un quart de siècle. Ce tropisme familial vire un peu à la république bananière.
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Annulation du rallye Paris-Dakar
Le rallye Paris-Dakar est annulé pour cause de menaces terroristes après l’assassinat de quatre touristes français en Mauritanie. L’Afrique peut être dangereuse, nous le rappelions récemment. On ne sait pas si la sécurité des participants était en jeu mais cette décision préservera en tout cas la vie des spectateurs africains dont chaque année un ou deux se font écraser par les bolides occidentaux.
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La Syrie : un régime en lutte perpétuelle contre l’Occident
Avec opiniâtreté, constance et délectation, la Syrie continue à faire des pieds de nez au monde occidental, à exécuter des députés libanais et à faire en sorte que le pays du cèdre reste dans son orbite. Elle marque un intérêt tout particulier à mener la France par le bout du nez et à lui tirer le tapis sous les pieds dès que nos diplomates mondains et peu avisés annoncent leur retour sur la scène du Proche-Orient. Après Chirac qui s’est fait balader par les Assad et fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques de Hafez avant de se fâcher avec son fils Bachar, c’est notre ultra agité Sarkozy qui lui se réconcilie puis se fâche avec le même Bachar, le tout en deux mois, trop pressé sans doute pour attendre la génération Assad suivante avant de changer d’avis. Pour faire de la politique en Orient petit Nicolas, il faut savoir être patient pour réussir.
Et attendant, la Syrie millénaire, berceau de l’humanité, est toujours à l’affut avec une très forte capacité de nuisance : elle récupèrera son plateau du Golan aussi sûrement qu’elle gardera sa mainmise sur le Liban. C’est écrit dans les courbes de l’Euphrate !
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Violences politiques sur tous les continents
Des cinglés font exploser Bénazir Butho ce 21 décembre au Pakistan, causant une vingtaine de morts « collatéraux » et déclenchant des émeutes dans ce pays déjà chaud qui n’avait pas besoin de ça.
Les cinglés boliviens s’apprêtent à relâcher quelques otages détenus depuis plusieurs années. L’une d’entre eux revient avec un gosse sous le bras dont le père serait l’un des geôliers… Bon, le retour va être difficile à gérer si elle ne veut pas être tondue !
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L’Afrique fantôme
Les humanitaires du Tchad de l’Arche de Zoé sont condamnés à huit ans de prison pour enlèvement d’enfants. On espère pour eux qu’ils pourront être transférés en France pour y subir leur peine car les prisons de Ndjamena ne doivent pas être des plus accueillantes.
Quatre touristes français sont tués en Mauritanie lors d’un voyage dans le désert.
L’Afrique peut être dangereuse, humanitaires et touristes ne devraient pas l’oublier aussi facilement. Ce n’est pas parce qu’on peut se rendre en cinq heures d’avion au milieu du désert que l’on est aussi en sécurité qu’à Saint-Gilles Croix de Vie.
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Algérie : l’éternel conflit
Habituelle émission sur l’Algérie : Serge Moati invite un fils de harki (particulièrement agressif et désagréable), la Gisèle Halimi de service (énervante), Enrico Macias (ridicule et borné) et un journaliste algérien (plutôt serein). Tout le monde s’engueule comme il se doit sur le FLN, l’OAS, Israël et autres. Le téléspectateur n’y comprend rien et le sujet est au point mort. Il faut arrêter d’inviter ces gens ensemble, il n’y a rien à en attendre. C’est affligeant !
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Le dictateur libyen fanfaronne en Europe
Le chef libyen Khadafi parade au Portugal, fait assaut de capes multicolores avant de prendre la route de Paris la semaine prochaine. Il doit installer sa tente dans le jardin d’un hôtel du XVIIème arrondissement et aurait demandé à se recueillir sur la tombe du Général de Gaulle. A quoi mène la realpolitik, on croit rêver !
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Dérive « humanitaire »
Une bande de zozos humanitaires se fait prendre la main dans le sac d’une sombre histoire d’enfants soudanais à faire adopter en France. Il semble à première analyse que les enfants n’étaient pas plus soudanais qu’orphelins et que tout ce cirque s’apparenterait légalement à de l’enlèvement d’enfants.
Idriss Déby, chef de guerre actuellement au pouvoir au Tchad ne peut s’empêcher de donner des leçons de morale à la France… qui l’a cherché sur ce coup-là, c’est un peu douloureux à entendre. Idriss est un guerrier local de l’ethnie Zaghawa, proche des Toubous, ni plus ni moins sanguinaire que ceux qui l’ont précédé et ceux qui le suivront. En revanche, il est plutôt bien tombé dans le calendrier politique local car il a réussi à prendre le pouvoir par la force au moment où l’on découvrait du pétrole dans son pays et, surtout, avec l’aide de l’armée française qui voulait la peau de son prédécesseur Hissen Habré de l’ethnie Toubou.
Hissen s’était rendu célèbre lorsqu’il était dans la rébellion armée, en enlevant Mme. Claustre, ethnologue, qu’il avait détenue dans le désert durant de long mois, et surtout en abattant un officier français, le Commandant Galopin, qui était venu négocier sa libération. Comme ensuite Hissen avait été président du pays lors du coup d’Etat suivant, les officiels français et leur armée avait du mal lui faire les salamalecs de circonstance durant plusieurs années eu égard à son rang de président. Il paraît que certains militaires français digéraient difficilement le chapeau que la raison d’Etat leur faisait avaler. On les a même vus forcés de défendre le régime d’Hissen attaqué par la Lybie.
Dès le coup d’Etat suivant (mode normal de transition politique) l’armée française a puissamment armé et soutenu Idriss qui a dégagé Hissen qui a quitté N’Ndjamena sans y laisser ses plumes (au grand regret des acteurs locaux et sans doute de l’armée française qui l’aurait bien accroché à son tableau de chasse) mais en prenant le temps de dévaliser la Banque centrale au passage. Il est depuis en exil au Sénégal, faisant vaguement face à une procédure judiciaire pour crimes contre l’Humanité ou équivalent.
Depuis, le Tchad vit sa vie, de rébellions en faillites, de coups d’Etat en mutineries. Ce pays est peuplé de guerriers impénitents qui sont nés comme ça et mourront sans avoir changé. Le chroniqueur se souvient des militaires français en Centrafrique qui expliquaient que lors de la reprise d’une base libyenne de la bande d’Aozou, ils avaient expliqué aux militaires Tchadiens que d’après leurs calculs, en passant les champs de mines qui cernaient la base sur leurs Toyota à plus de 80 km/h, les mines explosaient derrière le véhicule… ceux qui n’arrivaient pas à tenir la vitesse minimum y restaient. Ils sont montés à l’assaut et les Libyens se sont carapatés chez eux, l’armée françaises n’ayant apporté qu’un amical soutien logistique à cette affaire africano-africaine.
On a vu aussi les guerriers tchadiens de la force interafricaine en charge de rétablir l’ordre à Bangui, le ramener à coups de canons sans recul dans les rues de cette charmante bourgade avant d’aller finir le travail au couteau dans les quartiers. L’ordre a été rétabli…
Un peuple intrépide donc, sans doute plus porté à la guerre des sables qu’à l’administration d’une justice sereine. Ils sont malins les Tchadiens et appuient là où cela fait mal à coups de rodomontades médiatisées. On en ferait autant à leur place, ils ont le beau rôle. Sarko Supermen n’en a cure et saute dans un avion pour aller exfiltrer ceux qu’il peut. On imagine qu’il a dû rappeler gentiment à Idriss l’amical soutien militaire français depuis des années, pour repartir avec ceux des humanitaires qui paraissaient les moins impliqués. On verra la suite plus tard quand le Tchad aura mené à bien son cirque judiciaire.
Etant donné que toute cette rocambolesque affaire semblait connue, on se demande si l’on n’aurait pas pu arrêter cette aventure avant le désastre ? Le droit d’ingérence devrait être borné par l’obligation de résultat. Ce dernier n’est pas glorieux !
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Terrorisme d’extrême gauche en Amérique du Sud
Un ramassis de crétins archéo-mao continue à détenir depuis des années leurs otages dans la jungle colombienne. On y trouve des politiques locaux, Ingrid Betancourt, des citoyens américains, tout un petit monde qui fermente dans la forêt en attendant d’hypothétiques négociations pour un échange d’otages. Des milliers de morts au Bangladesh après un cyclone dévastateur. Il y a vraiment des pays où il ne fait pas bon vivre devrions nous nous répéter tous les matins dans notre hexagone en nous rasant…
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Budapest, des relents de guerre froide
Traversée du pont des Chaînes sur le Danube à Budapest qui relie l’est et l’ouest de l’Europe ; le vieux continent si débordant d’Histoire.
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La mort du mercenaire Bob Denard
Bob Denard est mort. Tour ceux qui ont mené « carrière » en Afrique ont entendu parler de ce mercenaire plus ou moins commandité par la République, mais pas toujours. Au Bénin où il avait sévi en 1977, Il tenta de renverser le pouvoir marxiste de Kérékou. L’affaire s’était terminée en débandade ; Denard et ses pieds nickelés étaient débarqués de deux avions posés en douce sur l’aéroport de Cotonou desquels ils avaient sorti une ou deux Jeeps montées par quelques ex-légionnaires préretraités, attaqués par le cholestérol. Tout ce petit monde avait défouraillé de vieilles Kalach, tiré quelques chargeurs, et devant la résistance inattendue de la valeureuse armée béninoise, s’étaient repliés piteusement dans leurs aéroplanes quelques heures après leur arrivée. Fin de l’histoire. 30 années plus tard, Kérékou était toujours au pouvoir après avoir renoncé à ses idées marxistes-léninistes (que les Béninois qualifiaient de « laxistes-bénénistes » !) et s’être fait démocratiquement élire par le peuple reconnaissant. Bien entendu, durant toutes ces années, le haut fait d’arme de l’armée populaire contre le mercenaire postcolonial avait gentiment soudé le pays contre la France.
Le plus drôle c’est qu’après la désignation en 1986 de Chirac à comme premier ministre cohabitant de Mitterrand, dans un grand élan d’ouverture et de rénovation, il avait rameuté autour de lui les vieux caïmans de la Françafrique, dont Foccart (1913-1997), déjà bien âgé, qu’il avait fait conseiller pour l’Afrique. Les expatriés français au Bénin ont donc vu débarquer à Cotonou en 1985 ou 1986, pour représenter la France à la fête nationale de l’indépendance du Bénin, éberlués, le vieux Foccart qui avait sans doute commandité le pétard mouillé Denard de 1977. Il fallait le voir écouter les discours locaux vouant aux gémonies les organisateurs du coup d’Etat, tous se terminant invariablement par « Prêts pour la révolution, la lutte continue » ! Un grand moment de politique étrangère française.
