Pendant que le rugby tourne, la planète fouteballe survit avec un match de championnat d’Europe aux Iles Féroé. C’est quoi ces iles ? Une nation ? Renseignements pris, une espèce de territoire d’outre-mer raccroché au Danemark et plus ou moins souverain de 47 000 personnes ; l’Ecosse du Royaume-Uni ou la Nouvelle-Calédonie de la France. En fait, la première étape vers l’indépendance de ces confettis d’empires c’est d’être reconnus par les fédérations de ballons comme nations à part entière. Les DOM-TOM français ne sont a priori pas candidats pour l’adhésion à ces fédérations. On sous-estime parfois l’influence de la baballe.
Catégorie : Ailleurs
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La Libye, joli port de pêche
Les infirmières bulgares se lâchent et détaillent les tortures auxquelles elles ont été soumises durant leur détention de plusieurs années en Libye. Cela relève de la gégène telle qu’elle était pratiquée à la Villa Susini aux heures sombres de la bataille d’Alger. Si ce qu’elles disent est vrai, on peut vraiment se demander quels étaient les buts de telles tortures ? Les aveux arrachés révélant qu’elles avaient intentionnellement inoculé le sida à des gamins dans un hôpital ont fait hurler de rire le reste de la planète. Qu’est ce qui a pu bien passer par la tête des dirigeants libyens pour ordonner de telles pratiques au XXIe siècle ? Quoi qu’il en soit, la Libye a reçu argent et contrats commerciaux en échange de la libération de ces infirmières. Comme quoi finalement cela n’a guère porté préjudice au pays et à son colonel d’opérette.
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Rien de nouveau en Centrafrique
Les massacres continuent en Centrafrique et l’armée française qui y est revenue est accusée de les couvrir. L’Histoire continue…
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Retour sur le pouvoir maoïste au Cambodge
Une série de passionnantes émissions sur France Culture accompagne le café du matin depuis plusieurs jours : l’Histoire des quatre années Khmères rouges au Cambodge entre 1975 et 1979, ou comment ce régime est arrivé au pouvoir, l’a exercé, l’a plus ou moins quitté et n’a toujours pas rendu compte du massacre d’un tiers de sa population en relativement peu de temps. Il s’est agi de la mise en œuvre de la Vraie Révolution, telle que même Mao l’a rêvée sans arriver à l’appliquer en Chine. La Révolution pure !
Ces quatre années dépassent l’entendement : la ville de Phnom Penh vidée de ses deux millions d’habitants le jour de sa libération par les Khmers rouges (2 millions d’habitants expulsés en une journée !!!), le peuple ancien composé des bons paysans et le peuple nouveau des mauvais citadins pollués par l’Occident. Tout ce petit monde envoyé dans les rizières, l’esclavage, la famine, les camps de rééducation, les millions de morts, l’Organisation Angkar, anonyme et toute puissante (pendant les deux premières années le nom des dirigeants du pays restera inconnu, une première dans la diplomatie internationale !) décide de tout. La fermeture totale du Royaume à toute influence externe en dehors de la Chine qui ne ménage pas son soutien à cette expérience révolutionnaire et qui accueille d’ailleurs le prince Sihanouk quelque peu dépassé par les évènements.
L’aveuglement du reste du monde, médias comme politiques, personne n’a cru à ce qui se passait : le massacre idéologisé et industrialisé des cambodgiens par d’autres cambodgiens, fomenté par une clique maoïste, en partie formée par l’Université française (Khieu Samphan a soutenu sa thèse à la Sorbonne dans les années 50, détaillant grosso modo le programme polico-économique qu’il mettra en œuvre avec L’Angkar) germé sur le fumier de la guerre civile et des guerres sud-asiatiques attisées par l’Occident en lutte contre le communisme.
C’est le Vietnam, ennemi historique du Cambodge, qui mettra fin à l’expérience sanglante. Du coup, la Chine et les Etats-Unis, ennemis historiques du Vietnam soutiendront longtemps la représentation Khmer rouge à l’ONU pour éviter d’y accueillir un représentant cambodgien provietnamien ! Grandeur et décadence de la politique internationale.
Le plus incroyable est que le pouvoir actuel provietnamien reste plus ou moins issu du régime Khmer rouge et que cela ne dérange personne. Ieng Sary et Khieu Samphan, Frères n° « 3, 4 ou 5 » de l’Angkar coulent des jours paisibles à Phnom Penh en assistant goguenards à la constitution d’un Tribunal international pour juger les crimes contre l’Humanité Khmers rouges, jugement dont personne ne veut, ce qui laisse douter de la tenue d’un procès avant la disparition des derniers protagonistes vivants. Jacques Vergès est bien entendu déjà sur les rangs pour défendre Khieu Samphan… En attendant, le peuple Khmer vaque à ses occupations et gère ses traumatismes. Dans les campagnes, comme au Rwanda, les anciens tortionnaires cohabitent avec les survivants, sans trop de problèmes semble-t-il.
Cette Histoire est proprement incroyable, et tout se passait dans les années 70, si près. La seule leçon à en tirer : livré à lui-même, laissé à la merci de l’idéologie et sans contrôle démocratique, l’Homme laisse libre cours à sa noirceur et n’est pas capable de réfréner ses ambitions de domination et ses instincts sanguinaires. C’est malheureusement un axiome confirmé quel que soit le continent.
Depuis le régime cryptocommuniste au pouvoir a rétabli une république populaire moitié mafieuse, moitié capitaliste qui n’a pas vraiment sorti le pays de ses démons passés. Le peuple bouddhiste continue à méditer dans ses rizières sur l’une de ses rengaines favorites :
Quand tu entres dans la rivière, le crocodile t’attend ; quand tu montes sur la berge c’est le tigre qui t’attend !
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En Côte d’Ivoire
L’évènement vaut que l’on s’y arrête : la Côte d’Ivoire serait en train de retrouver le chemin de la paix, presque toute seule, et en tout cas sans le secours de ses anciens colonisateurs. C’est sans doute un gage de succès. L’armée française va peut-être pouvoir évacuer ce pays, dans la joie et la bonne humeur. Cela doit rester l’objectif majeur de toute solution ivoirienne.
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Commerce douteux avec la Libye
Incroyable mais vrai : la France a été capable de vendre des missiles antichars et autres babioles guerrières à la Lybie de Kadhafi ! Après le réacteur nucléaire pour dessaler l’eau de mer on passe maintenant à la quincaillerie militaire. Il fallait le faire, eh bien nous l’avons fait, qu’on se le dise ! Il a vraiment fait son marché chez nous le lionceau du désert, l’infirmière bulgare lui a rapporté, sans doute au-delà de ses espérances. Il est malin le bougre et a su exploiter la vénalité de nos sociétés. Qui a dit déjà « les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre » ? Lénine peut-être…
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Reprendre le dialogue avec la Lybie de Kadhafi ?
Encore plus obscène qu’un coureur cycliste entre deux seringues semble être l’image du président de la République française en train de signer des accords politico-économiques, y compris la fourniture d’un réacteur nucléaire, avec la Lybie de Kadhafi ! Les nations ont la mémoire courte et la morale est de bien peu de sens dans nos sociétés capitalistes modernes. Était-il bien nécessaire de se précipiter à Tripoli pour être reçu par l’histrion du désert dans les ruines de son palais bombardé par les Américains (suite, rappelons-le tout de même, à un attentat à la bombe fomenté par la Lybie dans une discothèque de Berlin fréquentée par des GI’s) ? Sarko aurait pu lui offrir comme cadeau d’Etat une pièce du DC10 explosé par ses services… Il est des circonstances où la morale devrait l’emporter sur les considérations commerciales. Nous devrions laisser la Lybie tourner la page Kadhafi (comme la Syrie l’ère Assad) avant de reprendre langue. Il est des gens qui ne sont pas fréquentables et dont les actes passés doivent les laisser au ban de la société pour le reste de leur vie politique.
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La leçon du Vietnam en Iraq ?
Les Etats-Unis s’énervent car le parlement irakien envisageait de prendre deux mois de vacances cet été, retardant d’autant l’adoption de réformes et de lois chères à l’Amérique. Il parait qu’il fait chaud à Bagdad en été, et les parlementaires américains de préciser qu’il fait également chaud pour leurs soldats basés en Irak… Du coup les vacances ont été ramenées à un mois seulement.
On retrouve l’ambiance du Sud-Vietnam qui a perdu sa guerre contre le Nord par manque de motivation contre une idéologie parfaitement rodée. Les Américains avaient un plan de retrait de leurs troupes qui devaient être remplacées par l’armée du Sud-Vietnam. Après moult formations en tous genres, les sud-vietnamiens ont révélé une persistante compétence à refuser de se battre contre leur coreligionnaire du Nord, tout communistes qu’ils soient. La guerre a donc été perdue et quelques mois après les accords de Paris, le Nord « unifiait » le Sud, toujours aussi peu convaincu de la nécessité de se battre. Il devrait logiquement se passer la même chose en Irak après la défaite américaine, l’Iran chiite remettra de l’ordre et mettra fin à la guerre civile irakienne, à sa manière !
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Compromissions occidentales avec la Libye
Le satrape libyen Kadhafi s’est bien débrouillé, il a fait ravaler son chapeau à l’Occident en réussissant à obtenir une contrepartie aux indemnisations de Lockerbie réglées par son pays aux victimes de l’explosion d’un Boeing 747 menée par ses agents terroristes. Il a en effet récupéré une espèce de reconnaissance internationale en libérant les infirmières bulgares qui étaient accusées d’avoir soi-disant contaminé des enfants libyens avec le virus du sida. Les deux évènements sont mis au même niveau par Tripoli.
C’est tout de même très fort de la part de Kadhafi, exceptionnel même ! Nos démocraties sont faibles et continuent à parler à ce personnage, ou comment les petits arrangements prennent le dessus sur les grands principes.
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Bravo l’Allemagne
Mesure de salut public pour les Allemands, leurs télévisions ne transmettent plus le Tour de France. Le niveau culturel germanique devrait s’en ressentir favorablement.
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La France donne des leçons mais à la fin c’est l’Allemagne qui gagne
Dieu merci l’Allemagne emporte le morceau chez EADS et prend les commandes d’Airbus Industrie où se posent les véritables problèmes d’organisation industrielle que les Allemands ont su de tous temps résoudre bien mieux que les Français engoncés dans des décennies d’immobilisme syndicalisé. Le Gallois qui n’a pas démérité s’occupera de la holding cela suffira à l’emmener doucement à la retraite.
Dieu merci la France s’est inclinée devant Angela qui a pu réaffirmer sa foi en une banque centrale européenne indépendante et un euro fort. Paris s’est cru autorisé un moment à donner des leçons d’économie monétaire à Berlin… on peut toujours rêver !
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Corrida & cie
Le bon peuple espagnol se fait encorner à Pampelune par des taureaux en fureur lâché dans les rues et les vapeurs d’alcool de la soirée précédente : traditions et arriération font souvent bon ménage.
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Pologne vs. Allemagne
Plus c’est gros et plus ça passe ! Au cœur de la négociation européenne sur le poids respectif des pays dans les votes communautaires, les Polonais affirment que s’il n’y avait pas eu la seconde guerre mondiale, ils seraient aujourd’hui peuplés de 66 millions d’habitants au lieu de 38. Les Allemands ont dû apprécier…
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Cynisme à Tripoli, mais pourquoi se priver ?
Avec un cynisme assez exceptionnel dans les discussions internationales, pourtant très performantes en la matière, la Lybie négocie la libération des « infirmières bulgares » accusées d’avoir propagé le sida à des enfants, contre des compensations financières à peu près équivalentes à celles versées par ce pays aux Etats-Unis et à la France à la suite des attentats contre les avions de la TWA et d’UTA qui avaient faits quelques centaines de morts. Et la Lybie va sans doute obtenir satisfaction. C’est la quintessence de la prise d’otages par un Etat, une remarquable négociation libyenne, assez ubuesque, où la raison des Etats les plus riches fait pencher la balance du côté du plus faible qui en profite pour régler ses comptes avec brio.
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Le Liban à feu et à sang
Les bombes continuent d’exploser à Beyrouth, décimant politiques et journalistes, sans parler des anonymes qui se trouvent au mauvais moment au mauvais endroit. Tout le monde désigne bien entendu la Syrie, c’est facile. On a du mal à considérer que ce pays puisse être aussi malfaisant, ou à tout le moins qu’il soit si efficace dans la nuisance chez ses voisins alors qu’il est tellement la tête sous l’eau à l’intérieur de ses propres frontières. Après tout, les Libanais sont sans doute aussi capables de faire exploser des voitures suicides sans l’aide de personne.
A Gaza le Hamas massacre le Fatah et vice versa en Cisjordanie. Pauvre Proche-Orient qui n’a pas mérité tout ceci !
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« L’extraction de valeur » capitalistique
Dernier avatar du capitalisme, les actionnaires de la banque néerlandaise ABN AMRO objet d’offres de rachat de la part de différentes banques européennes votent pour « le démantèlement, la vente ou la fusion… [afin de créer] le maximum de valeur pour les actionnaires. ». Ce maximum est pour le moment de 72 milliards d’euros, offre financière d’un projet qui prévoit très explicitement la disparition d’ABN par dépeçage de ses actifs et partage entre les trois banques à l’origine de cette offre. ABN AMRO n’existera plus en tant que telle même si ses activités seront plus ou moins reprises par les acheteurs. C’est l’aboutissement ultime du capitalisme financier, l’entreprise et son objet social n’ont plus d’importance face à la rentabilité de l’investissement. Alors on crée une compagnie, on la triture dans tous les sens pour en extraire le maximum de jus et ensuite on la jette : « Prends l’oseille et tire-toi ! » (titre d’un film de Woody Allen de 1969).
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Du rififi à la Banque Mondiale
Le patron de la Banque Mondiale Wolfowitz continue à s’accrocher à son siège malgré son aveu d’avoir favoriser sa copine travaillant dans l’institution. C’est assez fort pour un pourfendeur de la mauvaise gouvernance des pays du tiers-monde bénéficiaires des prêts de la Banque Mondiale. Certains pays doivent se tenir les côtes à la lecture des conditionnalités anti-corruption imposées par la Banque dans ses programmes.
On ne sait plus qui a dit « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument » mais il y a de ça. On a vraiment l’impression qu’un sentiment d’impunité totale, une perte de contact avec les réalités, animent les actions de nos puissants et ce n’est pas bien, même s’il ne s’agit que de corruption intellectuelle.
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Les dépenaillés face aux armées occidentales
« Vous avez aimé Saigon ? Vous allez adorer Mogadiscio ! » avait annoncé l’ambassadeur américain en Somalie lors du lancement de l’opération Restore Hope. On a aimé, spécialement les forces internationales envoyées dans ce pays sans foi ni loi pour atténuer la famine. Et ça continue ; ce sont maintenant les Éthiopiens qui ne savent plus comment se sortir du bourbier local. Stalingrad, Alger, Saigon, Kaboul, Bagdad, et d’autres ; toutes les armées étrangères ont été défaites par ces guérillas urbaines dépenaillées mais volontaires. Seule Berlin a ployé sous l’assaut, mais c’était en 1945, l’enjeu était légitime et la planète entière s’en était emparé !
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La Côte d’Ivoire à la dérive
Un rebelle ivoirien est nommé premier ministre à Abidjan. L’Afrique se retrouve dans le consensus qui lui est si cher. Il y a peu de chances que cela dure très longtemps, il faut d’urgence retirer les troupes françaises avant que l’orage ne reprenne le dessus.
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« Renoir Landscapes » à la National Gallery de Londres
Un enchantement de lumière, un foisonnement couleurs inspirés des paysages de Seine autour de Paris, de Normandie, du sud de la France, de Venise ou d’Alger. Les vues marines de la Méditerranée débordent de bleus, de nuances subtiles dans lesquelles on se perd en rêveries infinies. Les musées britanniques sont superbement entretenus, les audio guides merveilleusement documentés. Ah, la culture de notre vieille Europe déclinée sur les bords de la Tamise, quel bonheur !
