Deuxième round du festival Chopin au Jardin avec Diana Cooper au clavier. Née d’un père britannique et d’une mère franco-espagnole, elle a grandi à Tarbes en France. Ses nom et prénom contiennent moins de consones que ceux de ses collègues polonais habitués du festival …
Il fait chaud sur Paris ce dimanche. Les spectateurs habituellement assis sur la pente de la petite colline au-dessus du kiosque, en plein soleil, ont migré vers l’ombre des platanes situés au pied de celle-ci. Comme chaque dimanche, une ambulance de la sécurité civile et son équipage veillent au grain…
A presque 30 ans, Diana est multirécompensée par différents concours internationaux, dont un premier prix au « Samson François International Piano Competition » en 2025, l’hommage de la jeune interprète à son grand ancien ! Elle a étudié notamment à Ecole Normale de Musique Alfred Cortot à Paris ainsi qu’au Royal College of Music à Londres.

Elle ne semble pas perturbée par la chaleur parisienne, ses doigts courent sur le clavier et délivre avec bonheur l’enchantement de la musique de Chopin pour piano seul. Scherzos et Barcarolle nous plongent dans l’émotion intense inspirée par de ce compositeur de génie, hélas mort de la tuberculose, à Paris, à seulement 39 ans.
D’une santé fragile et sujet à la dépression tout au long de sa courte vie, ces maladies n’ont pas entamé sa créativité même si elles ont certainement influencé les couleurs de sa musique. Il fut un prince du romantisme et les jeunes interprètes virtuoses qui défilent au jardin en sont les troubadours inspirés.
Programme
- Scherzo n°1 en si mineur, op. 20
- Scherzo n°2 en si bémol mineur, op. 31
- Scherzo n°3 en do dièse mineur, op. 39
- Scherzo n°4 en mi majeur, op. 54
- Trois mazurkas, op. 59
- N°1 en la mineur
- N°2 en la bémol majeur
- N°3 en fa dièse mineur
- Barcarolle en fa dièse majeur, op. 60
- Polonaise-fantaisie en la bémol majeur, op. 61
- 3 « bis »




