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  • La Centrafrique dans le gouffre



    La République Centrafricaine poursuit sa longue descente vers l’abîme. Entamée il y a plusieurs décennies avec quelques épisodes aussi clownesques que tragiques, où la France hélas a joué un rôle pernicieux et fort peu glorieux, cette décadence n’est qu’une longue succession de sang et de misère. J’ai accompagné deux années durant ce destin d’un pays ravagé par la violence, le sida et l’alcool. Des années sombres.

    Le dernier épisode est un énième coup d’Etat mené l’an passé par une bande de dépenaillés qui a fait tomber le pouvoir défaillant comme un fruit pourri de son arbre. Evidemment les nouveaux barbares n’ont pas ramené l’Etat qui a déserté ce pays depuis des années, ils ont par contre introduit le conflit religieux qui n’existait pas vraiment avant, on se contentait de conflits ethniques.

    La ville de Bossangoa au milieu du pays est aujourd’hui le centre des combats. Déjà Gide racontait en 1926 dans son Voyage au Congo comment la caravane qu’il accompagnait fut intégralement dévalisée à… Bossangoa. J’y ai vécu des évènements similaires dans les années 90.

    Craignant une somalisation de cette République, l’Occident poussé par la France, prend une énième résolution du conseil de sécurité pour mettre en place une énième force internationale qui devrait battre la brousse à la recherche des « coupeurs de route », sorte de despérados sanguinaires d’une autre époque, tuant-massacrant-dépouillant les populations. Et comme à chaque fois, cette force multinationale devra quitter le pays dans quelques mois sous les caillassages des centrafricains, ou au moins de certains d’entre eux, accusée de néo-colonialisme. Le pays sera alors rendu à son penchant pour cette diabolique anarchie qui semble le guider depuis des lustres. Ou peut-être un homme providentiel sortira de la brousse pour emmener cette République vers un gouvernement apaisé ?

  • Les banques allemandes

    Le gouvernement allemand se prépare à légiférer qui permettrait de punir pénalement de peines de prison les banquiers ayant fait prendre des risques excessifs à leurs établissements. Ce n’est pas bête mais difficile à mettre en œuvre pour qualifier ce qui est excessif ou non.

  • Le pervers transalpin en déroute


    Enfin l’Italie revient au sens de l’intérêt général au détriment des intérêts (très) particuliers du pervers transalpin, 77 ans, amateur de jeunes filles mineures et de fraude fiscale, j’ai nommé Berlusconi obligé de soutenir le gouvernement qu’il voulait faire tomber. Trahi par l’un des siens, le clown lifté ne devrait pas s’en remettre, mais même à son âge de vieillard, il subsiste toujours un risque de le voir revenir au pouvoir. Gageons que ce risque est désormais assez faible.

    Condamné à la prison de façon définitive pour fraude fiscale il devrait exécuter sa peine à la maison compte tenu de son âge canonique. Que Dieu préserve l’Italie à tout jamais de ce forban !

  • La comédie humaine…

    L’immigration en France des populations Rom (nomades) de Bulgarie et de Roumanie dans le cadre de la liberté de circulation qui a été donnée aux citoyens de ces pays suite à leur adhésion à l’Union européenne, déclenche force commentaires et conflits politiques franchouillards devant le spectacle pathétique de ces crève-la-faim recréant des bidonvilles au hasard de leurs pérégrinations et déployant la mendicité de gamins crasseux sur les trottoirs.

    La libre circulation des personnes (comme des capitaux) est un des éléments faisant partie des traités constitutifs de l’Europe, et encore est-elle limitée pour les pays non-Schengen (visa tourisme 3 mois). Si l’on veut restreindre cette liberté il faut renégocier les traités. Si l’on veut ne pas supporter les effets pervers de cette liberté, il faut sortir de l’Europe et donc aussi renoncer à ses effets bénéfiques.

    Au-delà des réactions épidermiques des uns et des autres sur ce sujet, le problème de fond est d’avoir fait adhérer la Roumanie et la Bulgarie à l’Union européenne en 2005 après 10 ou 15 ans de négociations. Il était sans doute difficile d’y échapper après la dé-soviétisation de ces pays en 1989. Ces négociations sont, comme toujours, un doux mélange de vision politique (faire revenir ces pays à l’Europe occidentale qu’ils n’auraient jamais dû quitter après 1945) et de sordides intérêts commerciaux : j’accepte l’adhésion des pays de l’Est [question vitale à l’époque pour l’Allemagne] mais toi tu renonces à la puissance du Deutsche Mark pour lancer l’euro, ou tu acceptes que l’Union européenne finance et aide l’Afrique [question toujours vitale pour la France de tous temps], etc. etc. C’est la comédie humaine, comme toujours faite de nobles objectifs, de conséquences désastreuses, mais aussi sans doute d’effets bénéfiques. Nous avons fourgué des Airbus aux compagnies aériennes de ces pays, Renault a acheté Dacia, etc. Dans ce genre de construction multilatérale, les Etats ne savent plus dire non, soumis à une multitude d’intérêts contradictoires. Même l’Allemagne a finalement dû se résoudre à participer au sauvetage de la Grèce, c’est dire ! L’Histoire dira si la balance de tout ceci aura été positive pour l’ensemble de l’Union européenne comme on peut le penser.

    Tant que la France est membre de l’Union européenne, la gestion des dommages collatéraux comme la question Rom doit être négociée patiemment dans les instances européennes sur une base multilatérale avec les pays d’origine. En attendant de trouver une solution un peu plus durable, la France (de droite comme de gauche) applique sa Loi et les textes européens : destruction des bidonvilles insalubres et renvoi dans leurs pays des voyageurs en situation irrégulière. Il serait plus élégant et responsable de la part de la classe politique de le faire sans trop de tambours ni trompettes, mais c’est sans doute trop en demander à des responsables accrochés à leurs comptes Twitter. Le reste n’est que caquetages de coqs sur leurs tas de fumier, à la recherche des votes de Mme. Michu, comme un troupeau de Zébus en quête de points d’eau après la migration.

    Et il faudra bien trouver une solution acceptable pour tous puisqu’après la Croatie qui vient d’adhérer au 01/07/2014, d’autres pays sont sur la liste d’attente : la Serbie qui a livré ses criminels de guerre (et engagé DSK comme conseiller économique), le Kosovo sans doute un jour, la Turquie sans doute jamais, l’Albanie pour beaucoup plus tard… Mais l’Europe n’a pas encore atteint sa taille finale.

  • Des cinglés en Somalie

    Une bande de cinglés somaliens (et autres nationalités semble-t-il), moitié islamistes, moitié gangsters, massacrent à tout va dans un supermarché de Nairobi au Kenya. Evidemment ils se drapent une fois encore derrière le drapeau de l’islam pour commettre leur forfait. Les autorités kényanes ont du mal à reprendre le contrôle de la situation. Le bilan va sans doute se chiffrer en dizaines de morts.

    Ben Laden a dit de son vivant : « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie ». Les cinglés du jour appliquent cette maxime devant les médias du monde entier, et en direct sur leur compte tweeter. C’est ce qu’on appelle de la terreur. On peut être assuré que demain le régime syrien va expliquer pourquoi il a raison de lutter dans son pays contre le terrorisme, et la boucle sera bouclée dans ce Moyen-Orient agité dont la violence déborde gravement sur l’Afrique ces derniers temps.

  • Les armes chimiques syriennes

    Suite à un revirement sorti du chapeau mais bienvenu, les alliés syro-russes proposent de mettre les armements chimiques de la Syrie sous contrôle international. L’occident dit « ouf », range ses missiles pour le moment et reporte à plus tard son implication dans ce nid de serpents qu’est l’agitation politique syrienne. Le régime syrien sauve sa tête et peut poursuivre sa répression avec des armes conventionnelles. Est-ce satisfaisant ? Certes pas. Est-ce un règlement définitif du problème ? Non, sans aucun doute. Est-ce mieux avec cet engagement que sans ? Oui, définitivement. C’est ce qu’on appelle un compromis diplomatique, chacun y a mis un peu de sien.

    Le régime de la famille Assad qui a trempé dans tous les complots terroristes internationaux depuis les années 60, y compris sans doute dans l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban Louis Delamare en 1981 n’aura pas encore de comptes à rendre, mais disons que ce clan félon aura maintenant un peu plus conscience de la précarité des choses.

    Fidèle à ses habitudes, la presse mondaine française plutôt que d’analyser les conséquences politiques et militaires de ce mouvement ne cherche qu’à identifier qui de la Russie ou des Etats-Unis est sorti vainqueur de cette confrontation, et, question accessoire, si François Hollande est seul ou non sur la scène internationale… Questions qui peuvent être considérées comme intéressantes mais ne sont en tout été de cause que secondaires.

    Ce qui est sûr c’est que ce régime est plutôt malin et d’un redoutable cynisme. Il sait lâcher quand il le faut, même le peu qu’il faut…

  • Gaz de combat

    Evidemment c’est un peu violent et manifestement l’auteur n’est pas en charge des négociations internationales sur le contrôle des armements, mais les évidences mis en valeur par ce brûlot sont troublantes…

  • Faire la guerre pour la démocratie ?

    Cette affaire de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie fait ressurgir querelles d’égos et indifférence, mais en réalité surtout l’indifférence. Celle des pays émergents qui sont plus préoccupés par leur développement économique que par les barbaries de la planète, celle des opinions publiques occidentales qui sont fatiguées de ce Proche-Orient sans cesse agité de soubresauts guerriers et toujours à la pointe en matière d’armements asymétriques et non-conventionnels, des opinions publiques sans plus d’espoir sur ces interventions militaires occidentales aux effets mitigés.

    Peut-être après-tout que l’époque n’est plus celle d’une morale internationale active ? Si tout le monde se fout, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, qu’un pays utilise des missiles et des gaz de combat pour réprimer sa propre population, peut-être faut-il laisser faire. Si pas grand monde sur la planète n’y attache d’importance faut-il qu’encore longtemps l’occident se sente investi d’une mission civilisatrice de redresseur de torts et se fasse huer par le monde entier quoi qu’il fasse ?

    L’exemple de l’Afghanistan est à cet égard emblématique. Après le 11 septembre les armées occidentales sont allées « casser la gueule » des talibans dans le cadre onusien. Les talibans abandonnent le pouvoir sans trop se défendre pour se réfugier dans les montagnes inexpugnables de ce beau pays. Les troupes occidentales restent sur place pour « établir la démocratie » et faire de l’humanitaire, et l’on tombe de Charybde en Sylla : les attentats, des centaines de morts dans l’armée occidentale, des dizaines de milliards d’euros partis en fumée, l’échec de la démocratie, la relance de la corruption, les actions troubles du Pakistan, les accusations permanentes d’impérialisme du reste de la planète, etc. etc. Et les talibans qui reprendront immanquablement le pouvoir après le départ en 2014 des derniers soldats de la coalition.

    Le « cassage de gueule » était légitime (même le pape de l’époque avait reconnu la situation de légitime défense), l’objectif additionnel d’établir la démocratie était vain même si a priori sympathique. Il n’a pas été atteint.

  • Syrie et faux-jettonerie internationale

    Avec une grande hypocrisie, tellement caractéristique du débat politique dans nos démocraties, l’UMP n’est prête à soutenir une intervention en Syrie que dans le cadre d’une décision de l’ONU. A priori une telle décision est peu probable puisque la moitié des membres permanents disposant d’un droit de veto au conseil de sécurité est contre, en tout cas une petite moitié avec la Russie et la Chine qui soutiennent la Syrie. C’est leur droit.

    Le droit de veto existe dans les statuts de l’ONU et il est utilisé de-ci de-là de façon légale par les membres du conseil de sécurité. Après le célèbre discours de Galouzeau de Villepin à New York en 2003 pour tenter de décourager la coalition anti-Irak d’envahir le pays, la France (ainsi que la Russie) a menacé de d’opposer son veto ce qui a fait renoncer la coalition à demander la couverture de son action par l’ONU et la guerre de 2003 a été menée hors du cadre de la légalité internationale de l’ONU, avec ses effets pour le moins mitigés. Le droit de veto existe au sein du conseil de sécurité, il ne faut pas s’étonner que certains l’utilise.

    Pied de nez de l’Histoire, la première intervention internationale contre l’Irak qui avait envahi illégalement le Koweït avait été faite dans le cadre d’une résolution de l’ONU et la Syrie avait déployé une brigade de soldats dans la coalition… Hafez, le père de fiston-Bachar avait même obtenu que Bush l’ancien lui serre la main entre deux portes des bureaux de l’ONU à Genève.

    Dans le cas de la Syrie, il y aura peut-être tout de même une intervention armée sur la base de la convention internationale contre l’utilisation des armes chimiques (non ratifiée par la Syrie bien entendu). A Paris comme à New York chacun joue du billard à multiples bandes. L’UMP se défausse sur l’ONU et évite de prendre une position claire, Russes et Chinois s’opposent aux Etats-Unis histoire de marquer leurs territoires, les monarchies sunnites du Golfe persique soutiennent les rebelles syriens car le régime est lui soutenu par l’Iran chiite, Israël reste attentive mais planquée, le pape François 1er appelle à une journée de jeûne multi-religions contre la guerre (ça ne peut pas faire de mal), les grands pays émergents (Brésil, Inde,…) sont plus préoccupés par leur balance des paiements que par un pays méditerranéen que la plupart de leurs électeurs ne savent pas situer sur une carte du monde, etc. etc.

    Localement la guerre civile continue avec les moyens d’une guerre civile mise en œuvre par des bandes de voyous, sauvages et sans foi ni loi, uniquement préoccupés par leur maintien, ou leur conquête, au/du pouvoir. Les égos et l’aveuglement stupide des parties en présence rendent toute solution politique improbable pour le moment. C’est inextricable. C’est le Moyen-Orient.

  • La Syrie : source de perturbations mondiales

    Les dirigeants occidentaux se rejettent le mistigri pour savoir comment « punir » le régime syrien fortement soupçonné d’utiliser des armes chimiques de terreur contre ses opposants. Le régime félon est soutenu par la moitié de sa population, la moitié des pays musulmans et la moitié du conseil de sécurité des Nations unies. On ne peut pas dire que ce pays est isolé ni que ses pratiques soient véritablement condamnées par l’opinion internationale, malgré cent mille morts et deux millions de réfugiés.

    En gros il n’y a que des coups à prendre dans cette affaire ; le parlement britannique vient de voter contre une intervention et le parlement américain doit se prononcer d’ici une semaine. Les élus représentants Mme. Michu devraient logiquement rejeter l’idée d’une intervention armée, quelle qu’en soit l’ampleur.

    On aurait pu penser que l’utilisation d’armes chimiques en Syrie déclenche l’émotion de la planète, ce n’est pas vraiment le cas et les copinages géopolitiques prennent le dessus sur la morale, d’autant plus que les alliés de la Syrie ont beau jeu de rappeler les bobards racontés par l’occident pour justifier des interventions multilatérales en Bosnie, Iraq ou Lybie… La Russie et la Chine (et d’autres membres non permanents du conseil de sécurité) n’aiment pas ces va-t‘en-guerre de l’Ouest qui sous prétexte d’imposer leur conception des droits de l’Homme défont les régimes. Evidemment ils craignent que cela ne leur arrive un jour.

    Outre la répression actuelle (et passé) contre ses opposants, la famille Assad a trempé d’une façon plutôt active dans toutes les affaires de terrorisme international du XXème siècle. C’est peu dire que bon nombre de pays occidentaux aimeraient en finir avec ce clan.

    Très probablement, cette fois-ci encore, l’occident restera l’arme au pied et l’armée syrienne continuera son travail de sape, sûre de son bon droit, utilisant les armes redoutables en sa possession, ni trop pour ne pas choquer les bonnes âmes outre mesure, ni trop peu pour être efficace. L’opposition continuera à bouffer de la vache enragée et à recevoir des armes des pays arabes la soutenant. Cela va durer encore mais probablement pas indéfiniment. On pourrait imaginer une partition du pays, pourquoi pas, si c’est un moyen d’apaiser la situation ?

    Le proche et moyen orient va rester pour les années à venir une source de perturbation pour la planète, hélas. Il faudra bien qu’un jour ces gens, et leurs parrains, s’entendent !

  • Le chimiste

    Nouveau bombardement avec des armes chimiques en Syrie, cette fois dans des quartiers de la capitale Damas. L’occident suppose que le responsable est le régime Assad au pouvoir, la Russie avance que ce sont les rebelles. Le problème est que les deux parties sont sans doute capables du pire. Techniquement on peut quand même présupposer que le régime en place a un meilleur accès aux stocks d’armes chimiques accumulé durant des années que la rébellion, mais tout est possible.

    L’occident s’emberlificote entre euphémismes et subtilités sémantiques pour savoir s’il faut ou non réagir militairement face à l’utilisation de ces armes de terreurs largement utilisées en Europe durant la guerre de 1914/18. En gros il n’y a que des coups à prendre dans cette affaire où la famille Assad reste soutenue par la moitié du pays, la Russie, la Chine et l’Iran, alors que l’autre moitié est en train de se faire dévorer par les barbus et soutenir par des régimes islamiques pour le moins rigoureux et fermés. Quelle que soit la faction qui gardera ou prendra le pouvoir elle sera anti-occidentale et ce pauvre pays mettra du temps avant de revoir la lumière…

  • La Centrafrique à la dérive

    La Centrafrique continue à s’enfoncer dans l’anarchie et la violence, en voie de somalisation disent certains, un territoire sans Etat ni autorité où l’Homme est rendu à sa vraie nature. En fait, depuis la chute de l’ubuesque empereur Bokassa en 1981 ce pays n’est qu’une succession de coups d’Etat menés par des militaires dépenaillés et avinés, les populations sont livrées au pillage et au sida, des bandes armées écument la brousse, tuent, volent et violent sans vergogne avec parfois une coloration ethnique, mais le plus souvent juste l’appât du gain et la déshumanisation complète de cette voyouterie locale. La communauté internationale et africaine lève régulièrement des forces d’interposition, aussi impuissantes qu’inefficaces. C’est… désespérant !

    Le 25 juillet, l’ONU s’est fendue d’un communiqué inquiet :

    25 juillet 2013 – La mission politique des Nations Unies en République centrafricaine a dit jeudi sa préoccupation devant les violations des droits de l’homme qui auraient été commises dans le pays.

    Un porte-parole du Secrétaire général, Ban Ki-moon, a déclaré depuis New York que le Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine, Babacar Gaye, avait rencontré hier des organisations non gouvernementales (ONG) qui l’ont informé de massacres de civils, de viols et d’autres violations commis de manière systématique par des soldats de la coalition Séléka.

    « Elles l’ont également informé que les défenseurs des droits de l’homme avaient été ciblés et menacés par la Séléka et mentionné plusieurs tentatives de suppression des preuves d’abus, de pillage, de destruction de biens publics et de recrutement d’enfants», a affirmé le porte-parole.

    Les hostilités ont éclaté en République centrafricaine en décembre 2012, lorsque la coalition rebelle Séléka a lancé une série d’attaques, pris le contrôle des principales villes du pays et avancé sur la capitale, Bangui. Les rebelles ont renversé le pouvoir de l’ancien Président François Bozizé en mars dernier.

    De son côté, le Bureau intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA) a condamné la semaine dernière les informations faisant état de multiples exécutions extrajudiciaires, accompagnées d’actes de torture et de mutilations.

    Ngombet Jérôme, comptable de l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), une ONG locale, est parmi les victimes identifiées.

    «Ces exécutions ont eu lieu, selon toute vraisemblance, lors de contrôles de routine dans les zones rurales et dans la ville de Bangui », a indiqué le BINUCA dans un communiqué, avant de demander l’arrêt immédiat de ces graves violations.

    Dimanche prochain un nouveau président de la République, arrivé au pouvoir par les armes, prêtera serment pour une soi-disant période de transition avant de prochaines élections démocratiques. Eternel recommencement  alors que les lance-roquettes continuent à tonner dans le pays à feu et à sang depuis 40 ans. Avec la Somalie et la Centrafrique, le continent africain démontre par l’absurde à quels tragiques errements peuvent mener des pays sans Etat.

  • Le Mali à la dérive

    Le Mali vient d’élire son nouveau président : Ibrahim Boubacar Keita (IBK). L’une des premières mesures prises a été d’élever au grade de général le capitaine Sanogo (passant d’un coup 4 ou 5 échelons), militaire putschiste qui avait démis le dernier président élu par la force des baïonnettes. C’est un peu comme si de Gaulle avait nommé Salan maréchal de France en 1962… Il a préféré le déferrer devant les tribunaux militaires qui l’ont condamné à la prison à vie pour sa participation au « putsch des généraux » et ses activités de chef de l’Organisation armée secrète (OAS) de sinistre mémoire, peine dont il sera gracié en 1968.

    IBK croit se protéger en promouvant un militaire félon. Il a sans doute tort. Il ne fait que suspendre un problème qui resurgira bientôt. Comme il va désormais devoir reprendre les négociations sans fin avec les Touaregs qui tournent leur turban comme Chirac tournait sa veste, c’est-à-dire très régulièrement, il est vrai qu’un peu d’apaisement entre le pouvoir politique et son armée dépenaillée ne sera pas de trop.

    En résumé, IBK doit se colleter les Touaregs dont une frange active a servi des années durant de mercenaires au régime libyen de Kadhafi, puis après la chute de celui-ci a réintégré son Sahara d’origine avec armes et bagages (surtout des armes d’ailleurs) pour s’allier au Mali avec des islamistes de rencontre et fondre sur la capitale Bamako pour y régler leurs comptes et y administrer la charia au passage. L’intervention d’une force franco-africaine ayant contrecarré leur projet, ils ont alors changé de turban pour aider cette force à déloger les islamistes des villes du nord, car entre temps leur alliance avait été rompue, ce qui n’empêche pas lesdits Touaregs, en tout cas certain d’entre eux, de continuer à demander leur indépendance pour leur territoire de sable et de cailloux. Vous avez du mal à suivre ? C’est normal, c’est une histoire touareg, et cela dure ainsi depuis des décennies. Des accords sont passés, puis rompus, trahis et re-signés, et des règlements de compte sanglants entre populations noires du sud et populations touaregs du nord viennent émailler tristement cette inconstance.

    C’est l’éternel conflit entre les sédentaires et les nomades. Jusque-là ni la force ni la négociation n’ont réussi à calmer le jeu. Les haines sont rancies, les vengeances sont prêtes à exploser, l’incompréhension est totale. Voici le dossier auquel va s’atteler IBK, le moins qu’il puisse espérer est que son armée de dépenaillés reste calme pour quelques mois. C’est sans doute la raison de la promotion imméritée de Sanogo. Tout général qu’il est devenu, il ne tiendra pas longtemps ses troupes si l’Etat n’est pas capable de les payer à la fin du mois. A bon entendeur…

  • Le pervers transalpin lifté tombe

    Berlusconi, le pervers transalpin lifté tombe pour fraude fiscale et se retrouve condamné définitivement à quelques années de prison. Il n’exécutera pas formellement sa peine en prison car il est trop vieux (77 ans) mais au moins sera-t-il mis à l’écart de la vie politique, tournant ainsi une page pathétique de la vie politique italienne durant laquelle un bellâtre grotesque a été élu et réélu pour diriger ce vieux et noble pays européen.

    Comment l’Italie, mère de nos cultures européennes a pu se laisser ainsi aller à confier sa destinée à un tel clown malfaisant ? Faut-il vraiment que le reste de sa classe politique ait été défaillante pour que ce matamore (par ailleurs en procès pour détournement de mineures) dirige le pays si longtemps !

  • Assad et la mauvaise foi

    Le régime El-Assad reprend du poil de la bête en Syrie, hélas, s’appuyant sur les divisions de l’opposition et le soutien affiché de la Russie et de l’Iran. Avec une mauvaise foi malicieuse le gouvernement syrien s’est félicité de voir l’armée égyptienne mener un coup d’Etat contre le régime des frères musulmans. De même qu’Assad s’était félicité de l’intervention française au Mali… Plus c’est gros plus ça passe ! La famille félonne des Assad prend un malin plaisir à mettre l’Occident devant ses contradictions sur le thème vous luttez contre le terrorisme islamique et moi je n’aurais pas le droit de faire de même dans mon pays !

  • Le monde s’espionne

    Le bal des faux-culs bat son plein avec le feint étonnement des pays européens « découvrant » l’espionnage de nos ambassades par les Etats-Unis. Comme si nous ne faisions pas de même dans la mesure de nos moyens… Voilà déjà 10 ans que le programme Echelon encore dit des « grandes oreilles » et associant les pays occidentaux anglo-saxons, a été révélé. Et on feint de croire que ces antennes gigantesques photographiées au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande, en Australie ou aux Etats-Unis ne seraient tournées que vers les méchants terroristes orientaux ! Restons sérieux et rêvons pour une fois que le monde politique n’essaye pas de faire prendre à ses électeurs des vessies pour des lanternes.

    Les pays, même amis, s’observent, les entreprises s’espionnent et les voisins s’épient ; ainsi va la vie, pourquoi le cacher, chacun le perçoit. Le dire et l’admettre ne bouleversera pas l’ordre du Monde !

  • Le massacre démocratique

    Un gamin américain de 5 années et des poussières tue sa petite sœur avec la carabine que ses parents lui avaient offerte pour son anniversaire de 5 ans. Les mots manquent pour qualifier de tels errements éducatifs mais la constitution américaine maintient le droit pour tous les citoyens à s’armer, donc le massacre continuera, au moins est-il un massacre démocratique et librement consenti.

  • La Russie et l’homosexualité

    Le président russe menace de revoir les accords bilatéraux concernant l’adoption d’enfant que la Russie a signé avec certains pays ayant légalisé le mariage homosexuel. Ce pays, ou en tout cas son président, ne souhaite pas voir ses enfants adoptés par des homosexuels. Il suffit de modifier les accords en question.

  • L’Italie à la recherche de la rigueur

    Beppe Grillo, le Coluche italien qui a remporté un franc succès aux dernières élections législatives italiennes, déclare souhaiter « une invasion allemande » en Italie pour avoir des hommes politiques honnêtes et compétents. Il n’est pas sûr qu’il obtienne satisfaction mais il n’est finalement pas si comique que ça cet homme !

  • Attentat à Boston

    Un attentat lors du marathon de Boston lundi dernier fait trois morts et une centaine de blessés. En quelques jours la vidéo-surveillance permet d’identifier les suspects et de les arrêter. Evidemment ces systèmes de vidéo-surveillance qui épient et archivent de plus en plus chacun de nos faits et gestes font un peu frémir pour leur coté « big brother is watching you » mais il convient toutefois d’admettre que cela fonctionne plutôt bien en matière criminelle.