Catégorie : Ailleurs

  • DSK inapproprié

    DSK reprend son souffle à New-York : les poursuites pénales pour tentative de viol sont abandonnées contre DSK aux Etats-Unis ! La justice américaine constate qu’il y a eu rapport sexuel précipité entre DSK et une femme de chambre d’un hôtel new-yorkais, mais ne peut prouver que cet acte fut forcé. Un des avocats de l’impétrant admet un comportement inapproprié mais qui n’est pas criminel. On refait le coup de l’acte inapproprié rendu célèbre par l’inoubliable fellation au président américain dans le bureau ovale de la maison blanche ainsi que la légendaire utilisation libidineuse d’un cigare oblongue avec une stagiaire.

    Le crime ne peut être prouvé mais l’acte est reconnu : un homme politique français, patron en titre du fonds monétaire international, candidat putatif à la présidence de la République hexagonale, a, au minimum, tiré un petit coup vite fait (précipité) avec une soubrette avant d’aller déjeuner avec sa fille et de tenter de rejoindre sa femme à Paris. Ce n’est pas bien.

    Gageons que les électeurs auront à l’avenir un comportement approprié et éviteront de voter pour un malotru. Nous lirons sous peu les 40 pages du rapport du procureur américain pour connaître tous les détails de cette décision de justice.

  • La répression du clan Assad

    Le président Syrien reçu à l’Elysée en décembre 2010

    Le rejeton Assad de Syrie continue à réprimer avec toute la subtilité qu’on lui connaît : cette fois-ci il envoie la marine de guerre canonner la ville côtière de Lattaquié déjà cernée depuis la terre par ses blindés.

  • “Business as usual” en Syrie

    Et pendant ce temps on continue à réprimer gratis en Syrie. Il semble la politique du clan au pouvoir commence à énerver, même ses plus fidèles soutiens. Différents pays arabes diffusent des communiqués s’émouvant des pratiques en cours du régime de Damas. La minorité alaouite (proche du chiisme) et plus particulièrement la famille El Assad sont allés assez loin, peut-être au-delà du point de non-retour, bien à l’abri derrière la position clé de leur pays au Proche-Orient qui bloquera toute intervention militaire des armées occidentales déjà bien suffisamment engluées sur différents fronts et déficits budgétaires.

    Quelques réprimandes orales de ses pays frères ne dissuadent pas vraiment les chars de l’armée syrienne de poursuivre le rétablissement de l’ordre à leur manière. Si malgré tout les manifestants arrivaient, seuls, à faire plier le pouvoir, il est probable que pas grand monde ne pleurerait la famille Assad qui a trempé dans la majorité des opérations terroristes mondiales de la deuxième moitié du XXème siècle. Il est aussi à craindre que le président, ses frangins, ses cousins et ses copains ne passent un mauvais quart d’heure s’ils ont un jour des comptes à rendre à la justice populaire de leur pays qui risque d’être d’un genre plutôt expéditif à leur encontre. Le clan Assad étant du genre avisé, il a sans doute déjà du préparer ses arrières et un exil doré quelque part si jamais les choses tournaient vraiment mal. Il suffira juste de fuir à temps. A cet égard l’ex-président tunisien fut un excellent modèle à suivre qui a mis la poudre d’escampette juste au moment où il était lâché par ses soutiens militaires internes et par Michèle Alliot-Marie. Il a sans doute évité ainsi des décennies de geôles.

    Le monde, ancien et nouveau, attend de voir de quel coté va tourner le vent pour orienter la girouette. C’est prudent. L’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil envoient une délégation à Damas pour tenter d’adoucir le patron qui rappelle son « …engagement envers le processus de réforme, dont l’objectif est d’ouvrir la voie à une démocratie multipartite… » et bla-bla-bla, et bla-bla-bla.

    Les pays émergents, voire émergés, se drapent toujours derrière le voile de la non ingérence dans la politique intérieure d’un pays tiers pour, globalement, ne pas réagir outrageusement. Ils n’ont pas aimé que des années durant les pays développés donneurs de leçon les escagassent avec des cours de démocratie et de gestion, ils essayent, pour le moment, de ne pas en faire autant, et surtout de ne pas mêler leurs voix à la cohorte des pleureuses occidentales.

    Puissances déclinantes et puissances montantes vont bien arriver un jour à se retrouver sur le terrain d’une conception à peu près partagée de la gouvernance d’un Etat et la façon de traiter ses citoyens. Soyons optimistes, il y a plutôt convergence sur ces sujets depuis la chute de l’Union soviétique. Et d’ailleurs si les Chine, Brésil et autre pays de cet acabit veulent véritablement devenir des puissances mondiales il faudra bien qu’elles se résolvent un jour à exporter leur puissance, à participer à des opérations armées, onusiennes ou pas, bref, à prendre position. Le pouvoir en notre bas monde n’est malheureusement pas qu’une question de balance commerciale excédentaire.

  • Il ne faut pas se gêner…

    La Libye et l’Iran ne se privent pas du plaisir de s’émouvoir des émeutes au Royaume-Uni, condamnant « le comportement sauvage de la police britannique. » Le président iranien précise que « si un centième de ces crimes avaient été commis dans un pays hostile à l’Occident, les Nations unies et les organisations qui prétendent défendre les droits de l’homme auraient vociféré. »

    C’est de bonne guerre, si l’on ose dire.

  • L’incapacité des Etats à maîtriser leurs dépenses

    L’agence Standard & Poor’s dégrade la note de la dette souveraine à long terme des Etats-Unis d’Amérique de AAA à AA+. Dans sa note du 5 août de cinq pages, relativement claire, S&P explique que ce bonnet d’âne a été délivré devant la faiblesse des décisions politiques pour stabiliser la dette du gouvernement : en gros cela manque de recettes et il y a trop de dépenses. On ne saurait mieux dire.

    Lire aussi la note de S&P : ici.

    Rien de bien neuf sous le soleil, que n’importe quel économiste du bas Connecticut ne sache déjà depuis des décennies. Mais cette-fois ci le cancre américain est mis au coin les mains dans le dos et il est rayé du tableau d’honneur. La planète financière qui sait également tout ceci depuis des lustres puisque c’est elle qui prête au gouvernement américain impécunieux, ladite planète financière s’inquiète, voire panique, devant la réaction à en attendre des Messieurs les Marchés financiers lundi à l’ouverture des bourses.

    Ces réactions d’orfraies relèvent une fois de plus de la faux-jettonerie la plus extrême, mais c’est ainsi. La France nous dit-on est à l’abri d’une telle infamie car comme chacun sait nous maîtrisons nos dépenses et notre dette publique.

  • L’Occident imprécateur

    Dans un dîner en ville le sujet de la bataille de Valmy est abordé. Un peu d’Histoire : 1792, Louis XVI et sa famille sont en prison, la révolution française bat son plein, la Prusse et l’Autriche lèvent des armées pour venir au secours de la monarchie française mais l’armée révolutionnaire et populaire remporte la bataille à Valmy (en fait juste une petite canonnade symbolique) face à l’invasion d’une coalition archéo-monarchique le 20 septembre 1792. Le lendemain la République est proclamée.

    Quelques mois plus tard le roi sera guillotiné dans une orgie de sang et la terreur pourra vivre sa vie bien à l’abri des frontières nationales et loin de la réaction austro-prussienne.

    Et soudain saute aux yeux la similitude historique : la retraite annoncée des troupes occidentales en Afghanistan c’est le Valmy des talibans, l’enlisement européen dans le désert du cinglé des Syrtes c’est le Valmy de la petite famille Kadhafi, et il n’est point besoin de remonter jusqu’à Alger ou Dien Bien Phu. La France autrefois pointilleuse sur son indépendance et exigeante sur sa liberté à pouvoir laisser sa terreur terroriser ses contre-révolutionnaires, cette même France donc se mêle sans vergogne des révolutions des autres et de dire le bon droit au nom de la mission civilisatrice d’un Occident toujours imprécateur dans des pays qui n’en ont pas la même perception.

  • Terrifiant…

    Un cinglé en Norvège assassine 80 gamins militants réunis en meeting politique après avoir déposé une puissante bombe qui fait exploser l’immeuble du gouvernement au centre d’Oslo. Le tout est accompagné d’une vague et nauséabonde revendication d’extrême droite chrétienne anti-diversité, un salmigondis beauf et criminel, un esprit étroit au service d’un dessein barbare, le résultat est terrifiant.

  • Une presse de caniveau nauséabond

    La presse britannique montre ses dessous : des journaux de caniveau à fort tirage appartenant au magnat australo-américain Murdoch se font prendre la main dans le sac après avoir pratiqué des écoutes illégales pour inspirer leurs gros titres, dont notamment des messageries vocales de familles de soldats tués en Afghanistan, histoire de bien faire pleurer dans les chaumières.

    La police serait impliquée pour avoir facilité l’accès à ces données. La politique n’est pas en reste où l’actuel premier ministre avait recruté comme directeur de la communication un ancien rédacteur en chef de News Of The World, journal atteignant des sommets de cynisme, de vulgarité, de tape-à-l’œil et de bassesse. C’est un peu comme si Matignon recrutait le rédacteur en chef de Détective.

    Et l’on découvre que le pouvoir à Londres couchait avec cette presse qui porte si mal son nom. Tout ce petit monde s’auto-congratulait, se recevait, se soutenait, coté travailliste comme conservateur d’ailleurs.

    Le Royaume-Uni est en émoi, New Of The World a mis fin à sa parution, Murdoch qui détient 40% de la presse britannique présente ses excuses et licencie quelques lampistes. Il n’est pas bien sûr que ce scandale amène le monde journalistique à une autocritique. Il risque de continuer à se draper derrière son sacro-saint devoir d’informer pour justifier ses errements.

  • La dette et l’Afrique : une si vieille histoire

    Fillon est en Cote d’Ivoire. Comme tout dirigeant français qui se respecte il est dans une ancienne colonie pour annuler sa dette. La tradition est d’autant plus respectée cette fois-ci que le pays sort d’une guerre civile. Mais qu’importe, 3 milliards d’euros sont annulés cette fois-ci comme les milliards annulés dans le passé et les milliards qui ne manqueront pas d’être annulés dans le futur.

    Fillon a dans ses bagages toute une brochette de pédégés d’entreprises françaises qui dans un bel ensemble rendent hommage au nouveau chapitre qui s’ouvre, au partenariat décomplexé, et bla-bla-bla. Sarkozy ayant déjà annoncé que l’armée française reste sur le pied de guerre à Abidjan, tout est réuni pour continuer comme avant, hélas !

    L’annulation de dette est le fil rouge de la politique de la France avec ses anciennes colonies. Cette fois encore, elle fera croire à l’illusion d’une activité pour les entreprises françaises dans ce pays alors qu’en réalité, de coups d’Etat en destructions, de pillages en massacres, l’économie de ce pays ne tient que grâce à la générosité du contribuable international, et français en particulier. C’est l’éternelle histoire de la privatisation des profits et la nationalisation des pertes : l’Etat ivoirien ne survit que parce que les contribuables occidentaux acceptent de ne pas recouvrer les prêts publics consentis à ce pays et des entreprises privés gagnent de l’argent en faisant tourner certains secteurs de l’économie. Au niveau macro-économique c’est un jeu à somme nulle, voire négative. Au niveau social, il est vrai, cette activité économique, même fictive, crée de l’emploi en Côte d’Ivoire ce qui est tout de même un facteur de stabilisation.

    Il est urgent de laisser la Chine poursuivre tranquillement son installation en Afrique et y appliquer ses méthodes et dépenser ses yuans.

  • L’Afghanistan une nouvelle fois repousse les envahisseurs

    Sarkosy est allé s’agiter en Afghanistan en début de semaine pour soutenir l’armée française et annoncer le début de la retraite. C’est bien, c’est son rôle. Le même jour le frère du président afghan se faisait flinguer dans le sud du pays, hier cinq soldats français étaient tués par un attentat et aujourd’hui un nouveau mort dans un accrochage, démontrant si besoin en était que tout n’est pas réglé.

    Les armées occidentales vont quitter l’Afghanistan dix ans après y être entrées, comme autrefois les soviétiques, et les talibans vont revenir au pouvoir dans ce pays. C’est probablement déjà écrit dans le marbre. L’intervention fut provoquée par les attentats du World Trade Center à New York et elle permit assez rapidement, en quelques semaines, de faire tomber le régime taliban mais sans en éliminer l’idéologie, les états-majors et les soutiens. Tout ce petit monde s’est égayé entre les montagnes de Tora Bora ou les vallées du Pakistan. Les bombardements massifs des avions américains n’ont pas plus réglé le problème que ceux de la piste Ho Chi Minh en leur temps au Vietnam et au Cambodge. Les racines du régime sont toujours bien présentes et prêtes à repousser dès que leur espace vital sera rétabli, et il le sera bientôt.

    Peut-être les pays victimes du terrorisme devraient envisager des opérations coup-de-poing lorsque le danger se fait sentir (ou s’est fait sentir) puis se retirer rapidement, mais ces occupations longue durée se sont toutes terminées de la même triste façon. On peut même prévoir qu’un jour la Chine quittera le Tibet !

  • La qualification de l’acte sexuel de DSK négociée devant la justice américaine

    DSK a vu ses mesures de contrôle judiciaire allégées par suite des contradictions affichées par la plaignante. Il reste inculpé et interdit de quitter le territoire américain. La presse sérieuse explique que le DSK aurait admis une relation sexuelle consentie avec la femme de chambre et que celle-ci parle d’une relation sexuelle forcée.

    Il semble donc qu’il y a eu relation sexuelle un samedi matin ordinaire à New-York entre le directeur général du Fonds monétaire international et une soubrette guinéenne, juste avant que le premier n’aille déjeuner avec sa fille. Les amis socialistes de DSK se réjouissent et clament déjà son innocence. Il apparaît que pour eux le viol d’une femme de chambre d’hôtel ce n’est pas bien, le troussage d’une domestique à l’heure de l’apéritif c’est bien.

    Dans un cas comme dans l’autre, l’acte est incompatible avec les ambitions de DSK de se présenter à la présidence française. Il serait capable de déclencher le feu nucléaire pour séduire une secrétaire. Il va être intéressant d’écouter l’impétrant lorsqu’il reviendra en France s’il daigne s’expliquer devant ses fans.

  • Le procès du génocide khmer

    Le procès des hauts responsables Khmers Rouges au pouvoir à l’époque du génocide cambodgien a débuté. Ce massacre d’Etat a été l’un des faits politiques majeurs de la seconde moitié du XXème siècle, montrant que la tentation génocidaire est une triste dérive humaine largement appliquée quelques soient les époques et les régions : les indiens aux Amériques à l’époque colombienne, les juifs lors de la Shoah, les cambodgiens sous les Khmers Rouges, les rwandais sous le régime hutu, et il y en aura certainement d’autres… Hélas !

    Comme il se doit, les responsables politiques khmers rouges nient leurs responsabilités dans la tuerie étatique qui a aboutit à la mort d’un tiers de la population cambodgienne. Leurs défenseurs vont évoquer la colonisation, les bombardements américains sur le Cambodge lors de la guerre du Viêt-Nam et bien d’autres arguties.

    La majorité de ces dirigeants ont été formés dans les universités françaises, voire même pour certains été membres du parti communiste français… Le pouvoir actuel au Cambodge est dirigé par un premier ministre ex-khmer rouge ayant viré sa cuti et, semble-t-il, n’a pas manifesté un grand enthousiasme pour l’organisation de ce procès sur le territoire cambodgien par un tribunal mixe international-national.

    Ce quarteron de vieillards va se défendre et tenter de justifier l’indéfendable. Le procès sera intéressant. La martyr de ce peuple par les siens sera probablement passé aux oubliettes de l’Histoire.

  • Propagande culturelle

    Chaque culture tente de lutter comme elle le peut contre le tabagisme. Au Brésil c’est avec le risque d’impuissance.

  • Le chaos en Libye et en Syrie

    Et pendant ce temps on continue à bombarder joyeusement en Libye et en Syrie. L’OTAN balance ses bombinettes sur Kadhafi et racle les fonds de ses stocks de matériel, qui semblent limités. Fiston El Assad matraque ses opposants avec toute la subtilité propre à sa famille. L’armée locale tire consciencieusement sur les manifestants, il y a des morts tous les jours et la vie continue.

    Si ce que dit la presse est vrai, il est tout de même un peu effrayant de constater que nos armées européennes seraient à court de moyens et munitions après trois mois d’une guerre d’opérette contre des va-nu-pieds du désert des Syrtes… Que se passerait-il s’il s’agissait d’une vraie guerre ? On ne tiendrait sans doute guère plus qu’en juin 40. On ne sait pas trop comment se terminera cette campagne de Libye, elle aura en tout cas montré à quel niveau d’impuissance militaire sont tombé les Etats du vieux monde. Au moins sommes-nous les meilleurs pour faire croître nos dettes publiques et perdre le contrôle de nos finances.

  • Le chaos en Grèce

    L’Europe est encore à hue et à dia pour cause de dette grecque sans issue pour laquelle on ne sait plus quoi avancer entre restructuration et refinancement. C’est le bal des faux-culs, le marché de la faux-jetonerie ! Tout le monde sait que les revenus du pays ne permettront pas de rembourser les échéances mais il ne faut pas le dire car cela déclencherait un véritable cataclysme que de regarder la réalité en face car du coup des situations similaires sauteraient aux yeux pour la France, l’Espagne et bien d’autres encore. Alors on parle d’évènement de crédit qu’il faut éviter car les agences de notation, dont l’incompétence panurgique n’est plus à démontrer, risqueraient dans un mouvement de panique incontrôlée de mener, pour une fois, une analyse économique cohérente en admettant l’évidence que nos Etats impécunieux ont dépensé sans compter et surtout sans prendre en compte les capacités de remboursement de nos économies, et que les prêteurs ont délié les cordons de leurs bourses sans réfléchir ! Quel besoin avait Athènes de dépenser tant d’argent pour accueillir des jeux olympiques en 2004 ? Quelle utilité a le contribuable français de fiancer la compétition de fouteballe Euro 2016 ?

    En fait, l’évènement de crédit, en termes plus compréhensibles : la faillite, peut être évité tant que les contribuables sont tondus sans pitié. Mais dès que le secteur privé des prêteurs est en risque alors la catastrophe se précise. Dans le cas de la Grèce dont la principale qualité n’est sans doute pas la fidélité contributive de ses citoyens aux dépenses du budget de l’Etat, les créditeurs privés sont les banques européennes, françaises notamment, et chinoises désormais, qui ont misé nos petites économies en prêtant à Athènes. Donc si ces banques doivent admettre qu’elles ont perdu une partie de leur mise (donc de nos dépôts) elles vont devoir enregistrer ces pertes, rendre des comptes à leurs clients et leurs actionnaires, voire tomber elles-mêmes en faillite, et surtout, elles vont cesser de prêter à tous ces états décadents et amorcer ainsi le début d’une infernale spirale qui bloquera la confiance entre banques elles-mêmes et grippera le système comme en 2008 après la faillite de la banque Lehman Brothers, crise financière majeure qui n’a pu être résolue que grâce à une générosité additionnelle des contribuables des Etats concernés.

    Pour repousser cette triste échéance la communauté internationale continue à tondre les contribuables internationaux (le FMI) et européens (l’Union européenne) puisque le contribuable grecque, espèce rare déjà très peu développée, est carrément en voie de disparition ces derniers temps.

    En réalité la trésorerie d’un Etat c’est comme à la maison, on est toujours rattrapé par ses dettes. Quand il y a de l’argent sur le compte on peut faire du shopping, quand il n’y en a plus il faut calmer les dépenses. On peut légèrement repousser cette échéance en prenant un découvert à sa banque mais l’exercice a ses limites. Elles ont été largement dépassées par nos Etats du Sud de l’Europe. A la fin, il faut payer. Ce qui est finalement normal c’est que les citoyens qui ont bénéficié des dépenses (voire poussé leurs gouvernements à dépenser pour des raisons bassement électoralistes) sont finalement ceux qui vont les rembourser. Ce qui est immoral c’est que les prêteurs n’assument que rarement les risques qu’ils prennent et pour la couverture desquels ils perçoivent un taux d’intérêt censé couvrir ce risque. Ils l’ont fait lors de la crise de la dette en Amérique du Sud dans les années 80, ils ne semblent plus disposés à la faire aujourd’hui où les enjeux sont autrement plus gigantesques.

    Tout ceci n’est guère brillant.

  • DSK et sa cour d’avocats

    DSK, défendu par l’avocat vedette des rappeurs américains violents et soutenus par des communicants qui ont trempé dans la campagne de Gbagbo en Côte d’Ivoire, va repasser devant le juge lundi, une audience technique semble-t-il juste pour annoncer s’il plaide coupable ou non coupable. Avec un tel parterre de conseillers, nul doute que son futur est assuré !

  • L’Italie se redresse

    Le pervers transalpin, repris de justice, impliqué dans des affaires de mœurs avec des jeunes filles mineures, les pommettes biotoxées, les bas-joues liposucées, les cheveux colorés, nous avons nommé le président du conseil italien, Berlusconi, donc, connaît un revers électoral aux élections municipales de Milan, son fief de toujours. Bonne nouvelle ! L’Italie, le vieille Italie, patrie des arts et de l’esthétique serait-elle en train de se réveiller après des années de vulgarité berlusconienne ? A suivre.

  • Rien ne les arrête

    Roland Dumas (89 ans) et Jacques Vergès (87 ans), les deux pieds-nickelés du barreau de Paris en goguette à Tripoli en Libye, annoncent qu’ils vont porter plainte contre Sarkozy pour « crime contre l’humanité ». On ne sait pas bien à ce stade devant quelle juridiction ils comptent s’exécuter mais il est probable qu’ils ne seront pas seuls à tenter ce genre de démarche.

    Pendant ce temps Kadhafi s’accroche à son poste.

  • La liquidation de Ben Laden contestée en justice ?

    Evidemment il fallait bien que quelqu’un, ou un Etat, s’avise de contester la légalité de l’action américaine qui a abouti à la mort de Ben Laden. En l’occurrence un des fils Ben Laden semble prêt à attaquer en justice la décision du président américain d’ordonner cette action américaine sur le territoire pakistanais. Au niveau international, il semble que les Etats-Unis exhument un ancien accord dans lequel le Pakistan autorisait les américains à intervenir sur leur sol dans le cadre de la traque anti-terroriste. Au niveau national, toute la subtilité juridique consistera à démontrer que l’ordre donné n’était pas de tuer, ce qui serait contraire à la constitution des Etats-Unis. A suivre.

  • L’hiver du printemps arabe

    Et pendant ce temps on continue à bombarder gratis au Maghreb et au Moyen Orient. L’Otan bombarde l’armée libyenne qui bombarde ses rebelles. Le fiston El Assad lui est toujours tranquille pour envoyer ses chars dans les villes syriennes afin d’y montrer qui est le patron ! Comme personne ne semble disposé à lui chercher des noises il est serein pour rétablir l’ordre avec toute la subtilité que l’on reconnait à la famille El Assad. Certes la communauté internationale a bloqué quelques comptes bancaires offshore de dignitaires syriens mais n’a pas même osé ajouter ceux de Bachar dans la liste par peur de froisser l’impétrant qui par ailleurs est en train de dépenser son énergie pour faire admettre la Syrie au conseil des droits de l’homme de l’ONU, candidature soutenue par la Ligue arabe. Ils ont raison, plus c’est gros plus ça passe ! Le printemps arabe connaît tout de même quelques ratés.