Le clan Assad au pouvoir en Syrie continue à réprimer sévèrement sa population, sans vergogne et malgré les promesses d’apaisement faites à la Ligue arabe qui a fait semblant d’y croire lorsqu’elles ont été signées. Encore un dictateur qui prend les risques de son métier de dictateur.
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La Grèce à la dérive
Finalement il n’y a plus de référendum en Grèce, plus de majorité parlementaire pour le pouvoir en place, plus de sous dans la caisse et quasiment plus de gouvernement. Tout ceci est légèrement inquiétant.
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Un référendum en Grèce qui de toutes façons n’a plus de sous
La Grèce qui a mis en place de programmes de réduction des dépenses publiques drastiques pour être éligible à des financements européens et multilatéraux et voir sa dette annulée à hauteur de 50% a soudainement décidé de présenter à un référendum populaire la validation de ce plan. Les marchés financiers s’effondrent et les bourses s’affolent. Il est vrai que Messieurs les Marchés sont assez peu habitués à la démocratie, il y a la de quoi les surprendre et les inquiéter, d’autant plus que le citoyen grec légèrement énervé depuis quelques mois devrait logiquement tout envoyer bouler à l’occasion de ce référendum, tout dépendra de la question posée !
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Ce qui est sûr c’est que les contribuables européens vont payer pour la Grèce
Les sept raisons pour lesquelles les contribuables européens vont payer pour la Grèce, comme les allemands et les pays du Nord payent pour la France et autres pays du Sud qui dépensent plus qu’ils ne gagnent :
1. Nous allons payer parce que nos grands anciens ont créé l’Europe sur des bases de solidarité et de développement économique commun sur les ruines de deux guerres mondiales menées par nos nations européennes prises de folie.
SA MAJESTÉ LE ROI DES BELGES, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D’ALLEMAGNE, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ITALIENNE, SON ALTESSE ROYALE LA GRANDE-DUCHESSE DE LUXEMBOURG, SA MAJESTÉ LA REINE DES PAYSBAS
Préambule du Traité de Rome de 1957
DÉTERMINÉS à établir les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens,
DÉCIDÉS à assurer par une action commune le progrès économique et social de leurs pays en éliminant les barrières qui divisent l’Europe,
ASSIGNANT pour but essentiel à leurs efforts l’amélioration constante des conditions de vie et d’emploi de leurs peuples,
RECONNAISSANT que l’élimination des obstacles existants appelle une action concertée en vue de garantir la stabilité dans l’expansion, l’équilibre dans les échanges et la loyauté dans la concurrence,
SOUCIEUX de renforcer l’unité de leurs économies et d’en assurer le développement harmonieux en réduisant l’écart entre les différentes régions et le retard des moins favorisées,
DÉSIREUX de contribuer, grâce à une politique commerciale commune, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux,
ENTENDANT confirmer la solidarité qui lie l’Europe et les pays d’outre-mer, et désirant assurer le développement de leur prospérité, conformément aux principes de la charte des Nations unies,
RÉSOLUS à affermir, par la constitution de cet ensemble de ressources, les sauvegardes de la paix et de la liberté, et appelant les autres peuples de l’Europe qui partagent leur idéal à s’associer à leur effort,
DÉTERMINÉS à promouvoir le développement du niveau de connaissance le plus élevé possible pour leurs peuples par un large accès à l’éducation et par la mise à jour permanente des connaissances,
ONT DÉCIDÉ de créer une COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE2. Nous allons payer parce que les évènements politiques (chute du communisme entre autres) ont poussé leurs successeurs a progressivement transformer l’Europe des 6 d’un club de riches en une auberge espagnole où cohabitent maintenant 27 pays qui n’ont plus grand-chose de commun. Les successeurs du Traité de Rome : Acte Unique, Traités de Maastricht, de Nice, etc. ont largement ouvert les portes de l’Europe et de son Union monétaire. C’est ainsi que l’on a réuni dans la zone euro des pays en se basant sur des critères culturels et que désormais les réalités économiques reprennent le dessus.
3. Nous allons payer car des gouvernements de rencontre, comme ceux (successifs) de la France, de la Grèce et d’autres, n’ont pas respecté leurs engagements de gestion budgétaire raisonnable, cédant à la demande de leurs citoyens trop gâtés.
4. Nous allons payer parce que nos économies sont désormais tellement imbriquées que c’est ton intérêt de payer pour éviter les répercussions sur les économies du reste de l’Europe d’un effondrement de la Grèce, comme le contribuable américain a payé de sang et de dollars pour redresser l’Europe après 1945.
5. Nous allons payer car finalement il ne s’agit à ce stade que de problèmes d’argent alors que les générations qui nous ont précédé ont payé la folie des hommes à Verdun et Auschwitz.
6. Nous allons payer en se disant que ce n’est pas grand-chose par rapport à ce que nos enfants, les petits-enfants, et les enfants de nos arrière-petits-enfants vont devoir payer pour rembourser les dettes que nous leur laissons du fait de la mauvaise gestion de nos générations.
7. Nous allons payer parce que nous sommes citoyens d’un pays qui n’a même pas réussi à remettre au taux de TVA normal (19,6%) les entrées dans les parcs d’attraction faisant ainsi passer le ticket de 30 à 34 EUR et que tu seras bien content que des fonds souverains chinois, qatari et autres, viennent t’aider à passer ce mauvais cap, alors il te sera difficile de mégoter ton aide à la Grèce.
Mais nous allons payer en espérant que cette crise qui fait s’enfoncer un peu plus nos vieilles nations dans la décadence déjà bien amorcée en 1914 et 1939 va provoquer un sursaut salvateur qui nous remettra avec modestie et humilité dans le droit chemin du concert des nations et sur l’allée étroite de la rigueur financière et politique.
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Une page se tourne en Lybie
Kadhafi est mort après 42 années de dictature et de compromissions. Son régime a trempé dans toutes les combines politico-terroristes de la deuxième moitié du XXème siècle. Il s’est fâché puis réconcilié puis re-fâché avec la plupart des nations du globe. Il a financé un terrorisme sanglant dans toutes ses composantes (anti-Occident, pro-Palestine, Irlande, Corse, etc.), il a participé à la traque anti-Al Quaida pour se refaire une virginité, il a acheté des armes aux uns qu’il a refourguées aux autres, il a imposé ses lubies délirantes à son pays, il a corrompu et compromis les élites libyennes (qui composent aujourd’hui la majorité du nouveau pouvoir révolutionnaire), il a placé ses fils en prévaricateurs assoiffés et successeurs potentiels, il a ouvert des conflits diplomatiques sur des humeurs, pris des otages au hasard de ses impulsions qu’il a revendus selon ses nécessités, il a réussi à faire plier nos démocraties européennes qui, oubliant l’honneur, sont allées mettre un genoux à terre sous une tente bédouine au milieu de nulle part pour quelques illusoires contrats publics. Certaines, notamment la France (hélas ! hélas ! hélas !) envisageaient même de lui vendre avions de combat et centrales nucléaires. Dieu merci nos commerçants en armes n’ont pas eu le temps de mettre en œuvre ces funestes projets.
Kadhafi est mort, c’est ainsi que souvent disparaissent les dictateurs. Il ne pourra plus rendre de compte mais il faudrait tout de même en demander à ceux qui restent, quelque soit le moment où ils auront tourné leurs vestes. Le premier d’entre eux est Moussa Koussa qui est passé à Londres au début de la révolte libyenne avec secrets et bagages, il a dirigé les services barbouzards locaux durant des années et même s’il a œuvré ensuite pour réintégrer la Lybie de Kadhafi dans le concert des nations, il a trempé, voire inspiré, nombre de complots internationaux. Il faut qu’il rende des comptes, même si ceux-ci compromettent les puissances occidentales, plutôt que de passer une retraite paisible au Royaume-Uni.
Le second sur la liste, Abdullah Senussi, risque de passer un plus mauvais quart d’heure car il est resté fidèle à Kadhafi (son beau-frère). On l’a vu ces jours-ci le visage tuméfié aux mains des rebelles, il n’est pas bien sûr qu’il survive jusqu’à un improbable procès local. Il a été condamné par contumace en 1999 à une peine de prison à perpétuité par la justice française dans l’affaire de l’explosion du DC 10 d’UTA. Il est mis en examen par la Cour pénale internationale depuis le début de la révolution libyenne pour « meurtre et crimes contre l’humanité ». Il doit rendre des comptes quelque soient les conséquences que ses révélations auraient pour nos démocraties qui se sont compromises avec lui.
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Deux Kadhafi attrapés en Lybie par les rebelles
Fin de partie en Lybie : Kadhafi et l’un de ses fils ont été attrapés et probablement tués par des révolutionnaires déchaînés. Le métier de dictateur comporte quelques risques, dont celui de mort violente.
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La Somalie à feu et à sang
Toujours autant de délicatesse et d’humanité : après avoir enlevé au Kenya une femme française tétraplégique et cancéreuse pour la ramener en Somalie où elle est décédée en quelques jours faute de médicaments, voire carrément assassinée par ses ravisseurs, des voyous somaliens cherchent maintenant à monnayer la restitution du corps de la malheureuse. C’est indicible et surtout tellement symbolique de l’impuissance de nos vieilles démocraties face aux barbaries modernes. Des cinglés balancent des avions dans des tours, enlèvent et tuent des infirmes, posent des bombes dans des métros, arment des gamins qu’ils envoient mourir dans des combats incertains ; et nos puissances vieillissantes n’y peuvent pas grand-chose, pas plus d’ailleurs que les émergentes.
Il reste d’ailleurs toujours un otage français en Somalie, un agent de la DGSE, enlevé dans un hôtel de Mogadiscio en 2009. Il était en mission officielle pour former l’armée officielle à la sécurité.
On aurait envie de vitrifier la Somalie mais cela ne servirait à rien. D’ailleurs l’emploi de la force lors de l’opération Restore Hope sous mandat de l’ONU en 1993 a permis d’endiguer la famine qui ravageait (déjà) le pays mais non point d’y rétablir un Etat, ordre et autorité. De l’opération occidentale Restore Hope à l’intervention éthiopienne en passant par l’actuelle force interafricaine soutenue par le Kenya, rien n’y fait et tout échoue.
A défaut de solution pour le moment, la meilleure chose à faire est de ne pas fréquenter les parages immédiats de ce pays déliquescent. On reste quelque peu confondu de constater que des plaisanciers continuent à naviguer dans le coin, et à s’y faire enlever. Résider, même au Kenya comme cette dernière victime mais à quelques kilomètres de la frontière somalienne n’est pas non plus raisonnable. Rester en Europe est moins risqué.
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Décès du patron d’Apple

Steve Jobs est mort. Grand gourou d’Apple qui a rapporté beaucoup de sous à ses actionnaires et beaucoup de frénésie à ses consommateurs d’ichoses il a aussi été le symbole d’un modèle économique contesté : on crée en occident des produits de consommation (imachin ou sac Louis Vuitton) que l’on fait produire dans les pays émergents à bas coûts pour que les consommateurs américains ou européens se gorgent de produits inutiles largement financés par leurs banques branlantes. Et pendant ce temps les gouvernements émergents qui ont gagné beaucoup de sous sur le dos desdits consommateurs le prête aux gouvernements des pays occidentaux qui sont en faillite car leurs citoyens ont les moyens d’acheter des ibidules mais plus de payer des impôts…
Il semble donc que ce modèle économique sur lequel Steve Jobs a surfé avec beaucoup de créativité et de succès ait quelques ratées à l’allumage ces derniers temps.
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Dexia : de profundis !
Les obsèques de Dexia sont en cours d’organisation par les croque-morts belges, luxembourgeois et français. Les contribuables de ces trois Etats vont à nouveau payer pour les dérapages abyssaux dans la gestion de cet établissement dont l’objet social était de financer en bon père de famille nos collectivités locales et non point de se perdre dans les méandres de la finance spéculative blingbling. Dexia est morte mais ses derniers soubresauts ont permis une réflexion et un presque consensus européen sur la nécessité de recapitaliser les banques du continent. Les montants nécessaires semblent aussi himalayens que les pertes et erreurs furent abyssales. Il est sans doute improbable que les marchés de capitaux acceptent d’assumer leurs responsabilités, hélas, hélas, hélas ! Ce sont donc les contribuables qui devront mettre au pot.
En procédant ainsi ils vont préserver leurs intérêts mais accroître l’épidémie d’ulcères à l’estomac tant il est de plus en plus insupportable pour le citoyen contribuable de voir un désastre à la Dexia rester impuni alors que lui-même se retourne les poches pour rembourser la gabegie.
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Le « messager de la paix » victime d’un attentat suicide
Burhanuddin Rabbani, ex-président de l’Afghanistan islamiste, promu messager de paix par le pouvoir actuel pour essayer de réconcilier les rebelles talibans avec les modérés, a été assassiné fin septembre, sans doute par un taliban non modéré. Ce charmant garçon avait caché une bombe dans son turban qu’il a fait exploser en donnant l’accolade au messager de paix… Les traditions locales semble-t-il interdisent de fouiller les turbans et le portail de sécurité ne semble pas un outil largement diffusé à Kaboul ! Le turban traditionnel a donc été utilisé pour un usage destructeur.
Cet attentat après bien d’autres montre une fois encore s’il en était besoin la prétention des armées occidentales à vouloir rétablir la démocratie dans ce pays. Comme le disait hier sur France Culture Anne Nivat, reporter prix Albert Londres 2000, venue promouvoir son dernier ouvrage Les brouillards de la guerre : dernière mission en Afghanistan, les talibans ne « sont pas soutenus par la population locale, ils sont la population locale. »
Les talibans contrôlent maintenant la plus grande partie du pays. Ils organisent des attentas partout où ils le souhaitent, y compris au sein des zones ultra-sécurisées de la capitale. Ils sont la population locale ! Ils seront au pouvoir sous peu.
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Béni-oui-oui
Le diplomate, quelque soit sa nationalité, est un être formaté pour dire oui. Le non n’est jamais une option possible pour un diplomate bien élevé. C’est ainsi que le monde occidental a tout fait pour éviter que l’autorité palestinienne ne dépose une demande d’adhésion de son Etat à l’ONU pour éviter que les Etats-Unis (et d’autre) n’y opposent un veto. Où est le problème ? Que chacun se compte et s’exprime, l’ONU est faite pour ça.
Le projet de résolution de sanction contre la Syrie a été déposé et refusé par la Russie et la Chine. L’Allemagne s’est abstenue de voter l’intervention contre le régime Kadhafi. Il y a quelques années, la France s’est abstenue avec fracas sur le projet de résolution américaine de guerre en Irak. Chacun s’est compté et exprimer sur ces projets. Le moment venu Russie et Chine s’expliqueront avec la Syrie si un jour le régime El Assad tombe, de même l’Allemagne avec la Libye.
La Palestine a déposé sa demande d’adhésion malgré les efforts multiples pour la décourager, eh bien soit ! Elle sera traitée, chaque pays votera selon ses intérêts et rendra compte de sa décision devant ses citoyens.
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Dexia : les contribuables vont payer le désastre
Dexia, établissement franco-belge destiné à financer les collectivités locales de ces deux pays a accumulé mauvaise gestion et décisions tape-à-l’œil. Alors qu’un tel établissement n’aurait jamais du se départir d’une gestion de bon père de famille on l’a vu acheter un rehausseur de crédit aux Etats-Unis (société financière à l’activité hautement spéculative), investir dans les subprimes à tout va, se faire coter en bourse (parce que aujourd’hui dans les dîners en ville, si t’es pas coté t’es plus rien), fourguer à des municipalités de campagne de la dette sophistiquée (structurée, dit-on dans les dîners mondains) avec des intérêts variables assis sur la variations de devises ; bref après s’être engouffré dans toutes les modes financières désastreuses, c’est le clap de fin pour Dexia. Les 6 milliards dépensés en 2008 par les contribuables franco-belges l’auront été pour rien, la banque va déposer son bilan et isoler une petite centaine de milliards d’euros de crédits au moins partiellement irrécouvrables dans une structure de cantonnement à la charge des mêmes contribuables franco-belges. On ne parle pas de faillite car un tel mot est grossier, on avance le démantèlement ! Un démantèlement c’est quoi ? Eh bien c’est une faillite avec des contribuables qui remboursent les créanciers. C’est plus simple.
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Ils se croient tout permis sous couvert de leur protection diplomatique
Après avoir brisé les mains d’un caricaturiste en Syrie les sbires du régime El Assad menacent et bastonnent en France des manifestants syriens. L’impudence avec laquelle agissent à l’étranger les gros bras d’un régime alaouite à la dérive rappelle les tontons macoutes de l’ambassade de Lybie au Royaume Uni qui, il y a quelques années, avaient tiré au fusil sur des manifestants libyens depuis les fenêtres de leur ambassade. Ils avaient raté leurs cibles mais tué au passage une policière britannique. Protégé par leur statut diplomatique, tout ce petit monde était rentré tranquillement à Tripoli. Il n’est pas impossible que si le régime Kadhafi tombe, le Royaume-Uni demande officiellement des comptes à ces tontons flingueurs de la diplomatie du cinglé des Syrtes. Au passage la France pourrait également réclamer le paiement de la contravention du fiston Kadhafi arrêté après avoir remonté les Champs Elysées à contre-sens à 150 km/h il y a quelques années.
En attendant la Syrie bien à l’abri derrière les divisions de l’ONU qui bloquent une condamnation, continue à réprimer sa révolution arabe, avec constance et acharnement. L’issue est incertaine, mais si le pouvoir El Assad vacille un jour, il y aura des volontaires pour le pousser très fort dans le dos.
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Le pervers et le téléphone
Etonnant : des écoutes téléphoniques ordonnées par la justice italienne à l’encontre du pervers transalpin révèleraient (confirmeraient) que Berlusconi y vante ses exploits sexuels avec des gamines à peine nubiles. Indépendamment de l’aspect immoral de la situation, on se demande comment un président du conseil italien peut avoir de telles conversations sur une ligne de téléphone semble-t-il classique puisqu’elle, peut être écoutée et retranscrite. N’a-t-il pas des lignes cryptées le garçon ? Sinon on touche vraiment le fond du fond cette fois-ci.
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Françafrique pas morte !
Bourgi en remet une couche et informe que Le Pen aurait également été bénéficiaire en 2007 des valises africaines, pourquoi pas mais on se demande alors quel est l’intérêt des payeurs africains ? A cette époque, Le Pen n’avait vraiment aucune chance/risque d’être élu président alors pourquoi l’arroser ?
Et puis surtout pourquoi un soudard de la françafrique sur le retour, sans doute riche, vieillissant, pourquoi se met-il sur le dos une affaire pareille ? En principe il en a maintenant pour des années de procédure judiciaire, des haines féroces jusqu’à la fin de ses jours et des embrouilles qu’il emmènera dans les feux de l’enfer. Est-il en service commandé du genre je me sacrifie en dénonçant, ce que tout le monde sait, pour nuire définitivement ? On a tout de même du mal à croire à la version de l’intéressé qui explique dans JDD :
Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?
JDD – Journal du dimanche (11/09/2011)
Avant toute chose, je veux dire que je parle en mon nom personnel, je ne suis mandaté par personne. Pierre Péan, que je connais depuis vingt ans, est venu me voir pour son enquête sur Alexandre Djouhri et, de fil en aiguille, nous avons un peu parlé de quelqu’un que je connais bien, Dominique de Villepin. Depuis quelques jours, j’observe, je lis et j’entends les commentaires de ce dernier sur l’enquête de Pierre Péan. Trop, c’est trop. À 66 ans, j’en ai assez des donneurs de leçon et des leçons de morale… J’ai décidé de jeter à terre ma tunique de Nessus[1], cet habit qui me porte malheur et que je n’ai jamais mérité.
Comme si le Bourgi se sentait soudain investi d’une mission de purification de la politique française à la corruption de laquelle il a travaillé toute sa vie avec efficacité et persévérance… C’est un peu difficile à avaler.
[1] La « tunique de Nessus » fait référence à Nessus, le centaure qui fit traverser le fleuve à la femme d’Hercule, Déjanire, avant d’être tué par ce dernier car il, au milieu du fleuve, il manifesta des intentions séductrices à l’égard de son épouse. Avant de mourir il lui remit sa tunique tâchée de son sang et supposée ramener son mari à elle en cas d’infidélité de celui-ci. Un jour Déjanire remit la tunique à Hercule qu’elle soupçonnait de la tromper, celui-ci la porta et fut immédiatement consumé de l’intérieur par cette tunique, Déjanire se suicida devant le mal fait à son mari pendant que celui-ci demandait qu’on l’immole pout mettre fin à ses souffrances. La tunique n’était donc pas un élixir d’amour mais une arme pour tuer l’infidèle.
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L’affairiste décoré

Robert Bourgi, affairiste de la françafrique, intermédiaire décoré par la République, conseiller officieux de l’actuel président de la République française, dont on ne connaît pas bien le rôle mais qui est de tous les voyages officiels sur le continent africain, une espèce de réincarnation de Jacques Foccart mais en plus roublard, Bourgi donc, explique dans le Journal du Dimanche comment il fut l’un des porteurs de valises pour les remises de fonds faites par des chefs d’Etat africains au pouvoir français. En l’occurrence il détaille comment il a remis à Chirac et Galouzeau de Villepin, à plusieurs reprises, à la mairie de Paris et à l’Elysée, des valises contenant entre 5 et 15 millions de francs en liquide.
Ces actes de corruption entre les pouvoirs Africains et l’Elysée, qui ont duré des années de façon illégale au regard du droit français, sont désormais admis par à peu près tout le monde, on peut juste espérer qu’ils ne perdurent pas.
Le plus incroyable dans ces déclarations n’est donc pas tant les informations de corruption du pouvoir français qu’elles contiennent, mais plutôt qu’un conseiller de l’Elysée, même officieux, explique que lui-même trimballait ces valoches ! Il se met sous le coup de la loi à titre personnel et il implique indirectement Sarozy dans cette affaire. En principe dans un pays civilisé la justice devrait être saisie de pareilles accusations et le Bourgi, à tout le moins, rayé de toute mission officieuse ou officielle pour la République en attendant que l’on y voie plus clair.
Chirac et Galouzeau ont déjà démenti et annoncé qu’ils vont porter plainte contre Bourgi. Ambiance…
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Un allemand démissionnaire à la BCE

Jürgen Stark, ex-directeur du trésor allemand, chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), démissionne de ce dernier poste pour raisons personnelles. Il fut l’un des artisans qui ont convaincu l’Allemagne d’abandonner le deutsche mark au profit de l’euro. La tâche ne fut pas aisée mais elle fut conclue sur la base d’engagements des Etats membres de la zone euro que la BCE ne fasse pas marcher la planche à billets pour financer les déficits publics et que les Etats bien gérés ne soient pas mis à contribution pour financer ceux qui le sont moins bien. Il est en train de se passer exactement l’inverse et le réalisme politique a pris la main sur la rigueur financière. Stark en tire les conséquences et se retire plutôt que d’avaler son chapeau. On espère que l’Allemagne ne suivra pas son exemple.
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Les Etats-Unis se fâchent contre les banques
Les Etats-Unis d’Amérique font ce qu’un gouvernement légitime se doit de faire : défendre l’intérêt de ses citoyens, et ils attaquent en justice 17 banques (dont la Société Générale française), en gros pour tromperie sur la marchandise. Ou comment l’élite de la finance mondiale, en réalité une bande de forbans sans foi ni loi, a fait croire au reste de la planète que des ménages pauvres pouvaient rembourser des crédits immobiliers pour acheter des maisons de riches ! Les pauvres ont été expulsés desdites maisons, les riches ont vu la valeur de leurs investissements s’effondrer, mais les forbans surpayés sont toujours en place, n’ont pas beaucoup payé pour leurs fautes et recommencent les mêmes tours de passe-passe.
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Le rapport sexuel « précipité » de DSK à la une

Martine Aubry explique au sujet de DSK sur un plateau de télévision mondaine « Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l’attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes. »
On peut la comprendre quand on lit la lettre du procureur de l’Etat de New-York demandant le renoncement au procès dans l’affaire DSK publiée sur le site web du tribunal de l’Etat de New-York. Elle fait 25 pages. Elle confirme le rapport sexuel précipité (hurried) mais admet que le viol ne peut être prouvé, précisant enfin que la plaignante n’est pas crédible après avoir avancé trois versions successives de l’incident.
La lettre donne tous les détails (glauques) expliquant la relation sexuelle qui n’est contestée par personne, avec distance mesurée entre les tâches de sperme et le lieu supposé de la relation, les tâches similaires sur l’uniforme de la femme de ménage, le nombre et la couleur des panties de la victime supposée, etc. etc.
Une tentative de timing du déroulement de la relation sexuelle précipitée est également menée. Entre l’entrée de la femme de chambre dans la suite à 12h06 et le coup de fil de DSK à sa fille il s’est écoulé entre 7 et 9 minutes, délai pendant lequel le DSK aurait emporté le consentement et opéré la relation sexuelle précipitée le menant à l’éjaculation. On peut en déduire que les préliminaires ont été plutôt expédiés et que l’ex-patron du FMI est du genre rapide. De Chirac ont disait de ses conquêtes : « cinq minutes douche comprise. » Bon DSK n’a pas pris de douche puisqu’il en sortait et que la police scientifique a pu faire ces différents prélèvements sur son corps d’athlète. Sans doute les politicards sont-ils des hommes pressés.
Mais comment ne pas abonder dans le sens de la remarque de Titine ? Comme nous nous souvenons également du dérapage sexuel lui aussi reconnu dans le cadre de ses fonctions au FMI, resterait-il encore beaucoup de femmes capables de voter pour DSK ?
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Sémantique et politique (suite)
On passe aujourd’hui de l’acte inapproprié à l’erreur passagère de jugement dans la bouche des avocats de DSK pour qualifier le-petit-coup-tiré-vite-fait-avec-une-soubrette-avant-d’aller-déjeuner-avec-sa-fille.
