Catégorie : Ailleurs

  • Argent public jeté par les fenêtres des jeux quand le peuple demande du pain

    Comme il est de tradition le pays organisateur des jeux olympiques, le Royaume Uni en l’occurrence, explique que le devis annoncé a été multiplié par 2 ou par 3 au démarrage des jeux. Ce n’est pas grave, c’est le contribuable qui paye. C’est assez systématique s’agissant de chantiers de travaux publics mais on se demande toujours si la disproportion entre devis initial et facture finale relève de la volonté de cacher les coûts au départ ou de l’incompétence des responsables de ces projets ? Si une entreprise se permettait de tels errements elle n’y survivrait pas longtemps.

  • L’histoire franco-algérienne toujours brûlante

    50ème anniversaire de l’indépendance algérienne et les français continuent à s’écharper sur le sujet de la guerre coloniale d’Algérie : une exposition Camus devait être organisée en 2012 à Aix en Provence sous le commissariat de Benjamin Stora, historien. Las, la maire de droite populiste de cette ville où réside une forte communauté « pieds noirs » a révoqué Stora qui n’est qu’un historien sérieux et non un partisan nostalgique. Michel Onfray a été nommé pour le remplacer, il n’est pas sûr que la maire populo gagne au change. Quoi que l’on veuille faire dire aux morts, Camus n’a jamais été un partisan de l’Algérie française, n’en déplaise à la ville d’Aix en Provence.

  • Réalisme politique

    Le président égyptien d’obédience islamiste fait parler la poudre contre des islamistes égyptiens après leur attaque d’un poste frontière entre l’Egypte et Israël il y a trois jours, faisant une vingtaine de morts. Les hélicoptères pharaons auraient fait hier également une vingtaine de morts dans les bases islamistes de son propre pays. Comme quoi un président islamiste peut également sévir contre ses propres nationaux islamistes, de même qu’un président socialiste peut également tondre le troupeau de moutons quand il s’agit de financer les dépenses de la République.

  • Débandade en Syrie

    L’hécatombe continue en Syrie : les morts, les trahisons et les lâchages. Cette fois-ci c’est le premier ministre en poste qui aurait quitté le pays avec une brochette de ministres et autres militaires pour se réfugier en Jordanie. Imperturbable l’armée continue sa répression à coups de chars d’assaut et d’avions de chasse. Jusqu’où le fiston Assad pourra-t-il tenir ? Va-t-il mourir à la tête de ses troupes ou se débiner avant l’effondrement final et fuir pour Moscou ou Beijing ? Quoi qu’il en soit, nous aurons chaos et règlements de compte au programme des prochains mois pour ce pays sous l’emprise de la folie d’un régime, en comparaison de quoi l’épuration de 1944 en France aura été une ballade santé.

  • Les Pussy-Riot à Moscou

    Les Pussy Riot réclament le départ de Poutine dans une ode punk chantée dans une église orthodoxe de Moscou, trois minutes durant… avant d’être arrêtées : « Vierge Marie, délivre-nous de Poutine ». Elles sont en prison et risquent sept ans de prison, pour hooliganisme et blasphème. Le lieu du méfait était aussi choisi pour contester la compromission du goupillon avec le sabre en place.

    Longue vie aux Pussy Riot !

  • Temps et argent perdus

    L’ouverture des jeux olympiques rassemblent ce soir un milliard de téléspectateurs plus quelques dirigeants français venus faire des mondanités à Londres où se tient la fête. Souriez, ce n’est que du sport et surtout un colossal puits à dépenses publiques.

    On peut quand même raisonnablement se demander si le premier ministre ce soir et le président annoncé pour le 30 juillet n’ont rien d’autre à faire que d’aller perdre leur temps dans des tribunes de sport ? Au moins peut-on espérer qu’ils en profiteront pour faire avancer au passage quelques dossiers avec le Royaume-Uni !

  • La chimie à la rescousse

    Le régime Assad déclenche de grandes opérations militaires pour reprendre le dessus sur la rébellion qui lui a infligé de sérieux revers. Un communiqué officiel révèle que l’emploi des armes chimiques syriennes ne sera envisagé qu’en cas « d’agression extérieure ». La sympathique famille Assad et ses affidés galonnés sont sans doute capables de balancer quelques bombes chimiques sur leurs villes rebelles histoire de montrer qui est le patron.

  • Traîtrises et vengeances à Damas

    Incroyable ! Trois hauts gradés de la hiérarchie militaire et du renseignement syriens tués dans un attentat en plein centre de Damas. La rébellion s’affirme, le régime vacille mais n’est pas encore à terre. Il a dû y avoir de nouvelles traîtrises au plus haut niveau pour que des insurgés puissent introduire une bombe au cœur du pouvoir syrien.

    Les vengeances à tous les étages s’annoncent sanglantes, le vainqueur n’est pas encore désigné, le chaos est certain.

  • Désertion à Damas

    Le général syrien Manaf Tlass (ami d’enfance de Bachar El-Assad), chef de troupes d’élite au service du monarque, déserte son beau pays et le pouvoir en place. Il doit sans doute sentir le vent tourner et part planter ses choux ailleurs avant qu’il ne soit trop tard. Les fourbes passent à la trahison. On a connu ça en 1944 en France avec les résistants de la dernière heure qui quatre années durant ont couché avec l’oppresseur avant de vouloir embrasser le vainqueur. Les traîtres rebootent leur disque dur pour repeindre leur hideuse façade, mais la peinture s’écaille car le support est huileux…

    Le problème est que le Manaf Tlass vient s’installer à Paris alors que sa place est au mieux devant la justice internationale, au pire dans les geôles de son pays où il a fait moisir tant de ses concitoyens, certainement pas dans un hôtel particulier du XVIème arrondissement.

    Pourquoi la France accueille-t-elle de pareils renégats ? Viennent-ils vendre leurs informations, leur entregent, en échange d’un confortable sauf-conduit ? On peut douter que la valeur de ces informations justifie le renoncement moral de la République qui les accueille.  Pourquoi ne passent-ils plutôt pas à l’opposition dans leur pays ? La Syrie et ses dirigeants ont trempé dans toutes les turpitudes du terrorisme international anti-occidental de ces trente dernières années. Est-il vraiment nécessaire de leur dérouler un tapis rouge ? Ils massacrent leur peuple des années durant, trahissent leurs maîtres et viennent ensuite abriter leur virginité reconstruite sur les bords de Seine. Hélas, hélas, hélas, il n’est pas le seul, il faudrait véritablement contrôler l’immigration de ces sinistres personnages, appliquer le concept de l’immigration choisie.

  • Guerre et savoir-vivre

    Lu dans les mémoires de Churchill, la déclaration de guerre du Royaume-Uni au Japon au lendemain de l’attaque de Pearl-Harbor en décembre 1941 :

    Ministère des Affaires étrangères, 8 décembre 1941
    Le gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni a appris dans la soirée du 7 décembre que des forces japonaises ont tenté de débarquer sur la côte de Malaisie et ont bombardé Singapour et Hong Kong sans avertissement préalable, que ce soit sous forme de déclaration de guerre ou d’ultimatum avec déclaration de guerre conditionnelle.
    Devant ces actes injustifiables d’agression non provoquée, commis en violation flagrante du Droit international et particulièrement de l’article 1er de la Troisième Convention de La Haye relative à l’ouverture des hostilités, convention à laquelle sont parties le Japon comme le Royaume-Uni, l’ambassadeur de Sa Majesté à Tokyo a reçu instruction d’informer le gouvernement impérial japonais, au nom du gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni, que nos deux pays sont désormais en état de guerre.
    En vous exprimant mes sentiments de haute considération, j’ai l’honneur d’être, Monsieur l’Ambassadeur, votre dévoué serviteur.
    Winston S. Churchill.

    A ceux qui lui reprochèrent ce style cérémonieux il répondit : « Après tout, quand vous devez tuer quelqu’un, rien ne coûte d’être poli. »

    Aujourd’hui on ne déclare plus les guerres, on balance des avions dans des tours, on envoie des forces de paix faire la guerre ou on demande à des soldats d’aller construire des routes et des écoles. On fait couler moins de sang mais dans plus de confusion. Ainsi va la vie !

  • Barclays : les forbans virés mais récompensés

    Les têtes commencent à tomber chez les forbans de la banque britannique Barclays après la fraude mise à jour sur la manipulation des taux d’intérêt de référence (LIBOR). Président et directeur général surpayés sont priés d’aller planter leurs choux ailleurs. C’est bien le moins ! Nul doute qu’ils arriveront à recaser sans trop de difficultés leurs incomparables qualités.

    Au-delà de ces questions de personnes, et après les scandales multiples de traders-fraudeurs (Société Générale, UBS, JP Morgan Chase, et d’autres sûrement à venir) le monde économique et financier doit véritablement s’interroger sur la meilleure façon de contrecarrer les malversations endémiques, voire congénitales, de ces tocards bling-bling ! Certainement pas en leur versant des bonus de plusieurs millions d’euros, voire dizaines de millions, par an. De telles sommes complètement illégitimes et imméritées (rappelons qu’ils jouent avec l’argent des autres, celui des déposants, et non le leur) feraient perdre la raison au Saint-Esprit lui-même, c’est peut-être la première piste à lancer : comment réduire les salaires des forbans qui relèvent de l’escroquerie consentie.

  • Le Mali à la dérive

    Pauvre Mali ! Alors qu’un groupe de militaires dépenaillés a pris le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, leurs frères ennemis enturbannés-touaregs (et ex-mercenaires de Kadhafi) ont quasiment fait sécession en annexant toute la moitié nord (et désertique) du pays avec l’aide de leurs frères ennemis barbus-islamistes.

    Six mois plus tard, les dépenaillés sont toujours vaguement au pouvoir à Bamako où un semblant de restauration constitutionnelle a essayé de voir le jour sous l’égide de la communauté africaine, mais, dans un mouvement d’humeur, ils ont tabassé si fort le président de transition que celui-ci est à l’hôpital à Paris depuis plusieurs semaines.

    Les enturbannés ont déclaré l’indépendance de l’Azawad (territoire du nord) mais s’affrontent maintenant aux barbus qui ne veulent pas entendre parler d’Azawad mais au contraire veulent conquérir tout le Mali pour y établir la charia.

    Les enturbannés (ex-mercenaires de Kadhafi) sont en train de revendre aux barbus les armes qu’ils ont piquées en Lybie lors de la déroute du guide, et bien sûr les barbus ont maintenant retourné ces armes contre ceux qui les leur ont vendues… Une application sahélienne du principe de Lénine : « les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre. »

    En attendant de descendre jusqu’à Bamako, les barbus détruisent des sites de saints musulmans à Tombouctou pour se venger du fait que la ville ait été inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. On avait déjà vu les talibans afghans détruire des statuts bouddhiques millénaires, au moins il s’agissait des symboles d’une autre religion, on peut à la limite suivre le raisonnement, mais à Tombouctou c’est plus difficile à comprendre quand des barbus cassent des sites musulmans.

    Tout ceci est bien compliqué et le Mali ne mérite vraiment pas ça. Pauvre Mali !

  • Les guerres lointaines de la France

    Quatre soldats tués en Afghanistan ; l’armée française fait la guerre dans ce pays lointain, il n’est pas étonnant qu’elle y fasse des pertes humaines (et en provoque d’ailleurs). Il faut donc arrêter de participer à cette guerre. Le nouveau gouvernement français s’y emploie. C’est bien !

  • Chapeaux et Monarchie

    REUTERS/Stefan Wermuth (BRITAIN )

    Les 60 ans de règne de la Reine Elisabeth II du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord. Entre fleurs et blason, affublée d’un nouveau chapeau la souveraine défile sur la Tamise devant son peuple. Comme disait JJ. Burnel le bassiste des Stranglers à l’Olympia le 13 avril dernier : « si vous aviez une Reine vous n’auriez pas à vous embêter avec des élections présidentielles. »

  • Des « amis » très peu fréquentables

    Alors que la France tente d’amadouer le président russe Poutine pour qu’il lâche la Syrie, celui-ci, ironique, répond lors d’une interview à l’Elysée que la famille Assad a plus souvent visité Paris que Moscou. C’est sans doute vrai, hélas !

    Chirac fut le seul chef d’Etat présent aux obsèques d’Hafez et le fiston Bachar a déjà fréquenté l’Elysée et le défilé du 14 juillet sous Sarkozy. Hélas, hélas, hélas !

  • Un sursaut de décence ?

    Cette fois-ci c’est le pédégé d’Aviva, une grosse compagnie d’assurance britannique qui voit son salaire remis en cause dans une assemblée générale d’actionnaires, il gagnait un petit million de GBP et avait déjà courageusement renoncé à une augmentation de 4,8%. Il a immédiatement démissionné. C’est bien, la gouvernance progresse. Tout n’est peut-être pas encore complètement perdu dans le monde des fat cats !

  • Incompétence coûteuse des banques

    Encore un trader-fraudeur (français en l’occurrence) qui pousse son employeur, la banque américaine JP Morgan Chase, à provisionner 2 milliards d’USD pour couvrir une perte probable sur des opérations liées aux CDS sur la place de Londres. Le casino continue et les banques restent incapables de comprendre et de contrôler ce qui se passent chez elles où des forbans surpayés sont en mesure de les faire chuter en jouant avec l’argent des autres.

    On se demande s’il s’agit d’une stratégie bancaire de prendre des risques au-delà du raisonnable et de lâcher les forbans le mors aux dents, ou d’une incompétence de ces établissements à contrôler les agissements de leurs salariés. La réponse n’est pas évidente mais le résultat est toujours le même : l’opération est globalement neutre pour l’économie puisque les 2 milliards perdus par JP Morgan Chase ont été gagnés par quelqu’un d’autre, mais par contre potentiellement annonciatrice de catastrophe systémique si l’ampleur de la perte réalisée par une des parties fait tomber une banque ! Ces opérations sont donc au mieux inutiles pour le développement économique, au pire nuisibles, mais en aucun cas productives.

  • De la fatuité d’un roi

    Le Roi d’Espagne se fait surprendre en pleine chasse à l’éléphant en Afrique alors que le taux de chômage dans son pays tangente les 25% et qu’il est le président du World Wild Fund espagnol. Il a présenté ses excuses mais trop tard, le mal est fait et la faute de (très mauvais) goût est patente.

    Le manque de sens des réalités des élites est parfois tellement patent que les mots manquent pour qualifier de tels comportements, et surtout l’absence de sens politique qu’ils caractérisent… Quoi que l’on pense de la chasse à l’éléphant, la révélation d’une telle pratique par un couronné européen ne peut que déclencher hourvari et condamnation du bon peuple. A priori une telle réaction n’avait pas été anticipée par la royale famille, ou alors considérée comme sans importance.

  • Ironie de l’Histoire

    Deux grands résistants sont morts la semaine dernière. Tous deux ont combattu le nazisme sous le même drapeau, puis leurs routes se sont séparées.

    L’algérien Ahmed Ben Bella a lutté contre la France pour l’indépendance de son pays avant de combattre les siens qui l’ont laissé emprisonné 15 années durant puis de l’exiler en Suisse, ce qui lui a sans doute permis de sauver sa peau.

    Le français Raymond Aubrac toute sa vie durant a défendu les valeurs humaines qui ont fondé son engagement. Leurs patries rendent hommage à ces hommes qui ont su se défendre des causes supérieures.nie de l’Histoire

  • Le dictateur-musicien

    Le fiston Assad, président syrien, passe beaucoup de temps en ce moment à signer des accords de cessez-le-feu ! Evidemment puisqu’il ne les fait pas respecter par sa soldatesque, il faut en signer de nouveaux pour avoir l’air coopératif. On apprend toutefois par des internautes indélicats qui seraient parvenus à dévaliser les disques durs de M. et Mme. El Assad, que Bachar télécharge de la musique sur internet et notamment du New Order ! Bon, un homme qui écoute New Order (groupe successeur de Joy Division) ne peut être définitivement mauvais.