Catégorie : Ailleurs

  • Il faut renoncer au business avec l’Irak qui se termine toujours très mal

    « Moustaches en ballet de chiottes », ainsi nommé le pédégé de Total, porteur de la moustache la plus ridicule du CAC 40, regrette de n’avoir pu emporter de marchés significatifs lors d’un appel d’offres de champs pétroliers en Irak.

    Il a bien fait de ne pas surenchérir pour aller pomper de l’or noir dans ce pays dans lequel de tous temps le business s’est terminé en faillites, non-paiement de dettes et pertes gigantesques comblées généralement par les contribuables des pays fournisseurs. Il vaut mieux consentir directement de l’aide au développement à ce pays plutôt que d’y lancer les entreprises françaises privées qui, d’une façon ou d’une autres, vont se retourner vers les contribuables français après le défaut de l’Irak.

  • Le clown de Rome

    Berlusconi, premier ministre italien, perd deux dents après avoir reçu un projectile sur la figure au cours d’une cérémonie de serrage de mains de militants. L’acte est le fait d’un déséquilibré et ce n’est pas bien pour la démocratie. Mais tout le monde rigole car Berlu a élevé sa fonction au rang de clownerie de première catégorie alors on imagine une nouvelle facétie en voyant son nez rouge de sang.

  • Spéculation immobilière à Dubaï

    Après l’Islande qui a été gérée comme un hedge-fund et s’est écroulée comme Lehman-Brothers, voici l’Emirat de Dubaï qui a été administré comme un promoteur immobilier, en sérieuses difficultés financières. A l’occasion d’un voyage à Dubaï on avait relevé que la sky line, une espèce de 5ème avenue au milieu du désert, avait encore progressé de quelques kilomètres, bordé de buildings futuristes et généralement plutôt élégants, depuis le voyage précédent. A la question sur qui pouvait habiter des immeubles si nombreux, on me répondait : « les personnes qui construisent les immeubles suivants. »

    Bref, une parfaite définition de bulle auto-entretenue, jusqu’à ce que le cercle vicieux se brise, généralement sur l’écueil du prix au m² qui ne peut grimper jusqu’au ciel malgré l’appellation sky-line de ce lotissement de luxe au milieu du désert.

  • Le Mur

    20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Les anciennes puissances d’occupation de l’Allemagne se réunissent sous le parapluie d’Angela Merkel pour fêter le temps qui passe. Les médias français ressortent les émouvantes archives de l’époque, et d’autres un peu moins glamour où l’on redécouvre les aspects sinistres d’une dictature communiste qui fut parmi les plus « brillantes » de sa génération, un des meilleurs élèves du grand frère soviétique. Une police politique Stasi particulièrement retorse en lavage de cerveaux, délation, flicage généralisé, répression sanglante de mouvements populaires, recyclage de vieux nazis mal dénazifiés (mais l’Occident a su faire également dans ce domaine), vente à la République fédérale d’Allemagne d’opposants contre espèces sonnantes et trébuchantes, financement de mouvements terroristes antioccidentaux souvent meurtriers, promotion de taupes et espions à tous les étages et autres perversités propres à ces institutions. Le plus fascinant dans cette affaire est que toute cette tyrannie a été le fait d’une moitié du peuple allemand et que les comptes n’ont finalement jamais été vraiment soldés. Honecker a dû être vaguement condamné avant de mourir de son cancer du foie au Chili.

    On peut rester sceptique sur la capacité des peuples à absorber de telles déchirures sans procès des responsables, même symbolique. Le cas se présente aujourd’hui au Cambodge. Nuremberg à cet égard fut exemplaire : une quarantaine de dignitaires nazis ont payé pour les dérives d’un peuple qu’il convenait de ramener dans le droit chemin. Les procès de Pétain et Laval, puis plus tard de Barbie, ont également permis de marquer le coup des compromissions de la France dans les années 40. L’Allemagne réunifiée semble avoir fait preuve de générosité alors qu’il s’agit sans doute de faiblesse. Le chapitre final de l’histoire d’une Allemagne divisée a été discrètement évacué par la porte mais risque un jour de revenir par la fenêtre.

  • Déjeuner à Almaty

    Déjeuner à Almaty

    Déjeuner à Almaty (Kazakhstan) entouré d’une slave Russe, grande blonde aux yeux bleus, d’une Kazakh, longue tige aux yeux bridés, lunette de soleil dans ses cheveux teints en blond peroxydé à la Annie Lennox, une chinoise petit modèle et une ouzbèk en bottes à parements brillants. Le déjeuner est excellent… Quel doux mélange dans ces terres d’Asie centrale et tout ce petit monde semble cohabiter sereinement à l’abri du passeport kazakh.

  • A la soupe

    En pleine crise financière et économique l’Irlande se sent soudainement plus proche de l’Union européenne et a finalement approuvé le Traité de Lisbonne à plus de 60% par référendum. Comme l’Islande en plein effondrement financier, l’Irlande se sent soudain pousser des ailes européennes. En gros, l’Union européenne est vue comme un vulgaire tiroir-caisse. Il y a encore à faire pour forger l’idéal européen que les pères fondateurs ont tenté avec mérite d’insuffler lors de sa construction.

  • Les Amériques

    A l’occasion de la décision prise d’organiser les jeux olympiques au Brésil, une bonne partie de la presse explique que la dernière fois que des jeux ont été organisés en Amérique du Sud c’était au Mexique… Hum, hum, hum, il semble qu’il y ait confusion en Amérique du Sud et Amérique Latine. Le Mexique est en Amérique du Nord tout en étant en Amérique Latine mais certainement pas en Amérique du Sud. Le journaliste sportif de base devrait consulter son atlas un peu plus souvent.

  • Un jeu où tout le monde ne perd pas

    La justice américaine découvre qu’un client de Madoff sur deux n’a pas perdu d’argent. Evidemment et c’est bien là le principe de cette fraude : ce sont les derniers qui se font avoir, leurs fonds ayant été distribués aux premiers. C’est la pyramide de Ponzi.  

    C’est comme la crise des subprimes, ce diabolique concept de prêter de l’argent à des acheteurs immobiliers non solvables. Avant que la crise n’éclate, nombre d’entre eux ont fait de substantielles plus-values en revendant leur maison bien plus chère qu’ils ne l’avaient achetée, comme d’ailleurs nombre de propriétaires immobiliers français qui ont estimé durant des années qu’une plus-value annuelle de 15% sur leur patrimoine immobilier était la norme. Le problème c’est pour ceux qui ont acheté un appartement début 2007 et qui veulent le revendre aujourd’hui…

    La soupe a été bonne pour tout le monde, sauf quand elle a commencé à refroidir.

  • La démesure !

    Retour sur les bonus : le patron de PHILBRO, filiale de CITIGROUP, Andrew HALL, est en litige avec sa maison mère car l’application de son contrat lui donnerait droit à percevoir un bonus d’environ 100 millions de dollars au titre de l’année 2009. CITIGROUP estime que cela fait un peu beaucoup… Ce n’est pas faux !

  • Succession dynastique au Gabon

    Le Gabon qui a été géré de façon relativement opaque et autocratique par Omar Bongo 41 ans durant, va maintenant devoir se colleter le fiston : Ali. Il est peu probable qu’il réitère l’exploit de papa qui a tenu presqu’un demi-siècle mais comme tout ceci est indécent, pauvre Gabon !

  • Des morts dans la guerre d’Afghanistan

    Un soldat français est tué en Afghanistan et un deuxième décède à l’hôpital en Allemagne, suite à une attaque à la bombe d’un convoi de l’OTAN. Dans le même temps un bombardement bavure fait 50 ou 80 morts civils, y inclus sans doute quelques talibans, personne ne sait exactement. La disproportion de l’information sur ces morts est frappante et à l’image des contradictions de cette guerre qualifiée « d’asymétrique ».

  • Lutte de classe

    Retour sur le discours d’Obama au Ghana le 11 juillet 2009 qui est marquant. Son statut afro-américain et son charisme lui ont permis les mots que beaucoup de monde pense mais que rares sont ceux qui se risquent à les prononcer de peur de les prendre en boomerang-retour. Obama rend hommage à la vigueur du Ghana, sa route vers la démocratie et la réussite économique tout en rappelant que l’Occident n’est plus responsable de tous les malheurs du continent et que l’Afrique doit s’atteler à la résolution des maux qui la pénalisent. Pour ce faire elle aura l’aide des Etats-Unis. Il a fait un triomphe !

    Le plus cocasse c’est que le fameux discours de Sarkozy à Dakar en 2007 ne disait pas des choses fondamentalement différentes. Elles étaient exprimées de façon sensiblement plus maladroite : beaucoup trop de « je » (c’est l’égocentrisme, péché-mignon propre à Sarkozy), un ton professoral et moralisateur, et beaucoup trop de temps passé à l’autojustification de la colonisation tout en admettant ses excès. Le fonds y était mais la forme a fait défaut. Il y a des choses que l’ancienne puissance coloniale ne peut pas dire, Sarkozy en a fait l’expérience.

  • Du rififi dans l’industrie automobile allemande

    Dénouement de l’affaire Porsche / Volkswagen (VW), ou comment le capitalisme allemand se déchire et l’arroseur se retrouve arrosé. Les deux groupes dirigés par deux familles aux intérêts entrecroisés (c’est le fils de Ferdinand Porsche, le créateur de la première Volkswagen, qui a fondé Porsche) vont finalement fusionner mais c’est clairement VW qui absorbe Porsche et non l’inverse comme l’histoire avait commencé.

    Cette affaire avait déjà entraîné indirectement le chute de l’empire Merckle : Adolph Merckle a la tête d’un groupe industriel d’importance (pharmacie et construction), une espèce de Bouygues outre-rhénan, dans le top 10 des plus grosses fortunes allemandes, au lieu de mener tranquillement son business, avait spéculé très lourdement sur la baisse du titre VW fin 2008 au moment où la rumeur de la montée de Porsche dans le capital de VW avait fait exploser le cours en bourse. Du coup, le groupe est ruiné (on parle de 800 MEUR de pertes à couvrir), les banques démantèlent l’empire à vendre par appartements, et Adolphe se suicide en se jetant sous un train le 7 janvier 2009, à 74 ans. Triste fin.

    Pendant ce temps, Porsche qui veut devenir majoritaire au capital de VW s’endette à coups de milliards d’euros pour acheter des actions, la conjoncture se retourne, le constructeur le plus rentable du monde affronte la mévente et ne peut plus supporter son endettement, sans parler des batailles d’égos surdimensionnés qui agitent les conseils d’administration des deux groupes, et qui influent considérablement décisions et stratégies. Fin de l’histoire, Porsche doit avaler son chapeau et pour respecter ses engagements (en clair, payer ses dettes) accepter l’arrivée d’un fonds souverain du Qatar et devenir la 10ème marque du groupe Volkswagen… Les égos surdimensionnés ont du mal à digérer le chapeau.

  • Pile je gagne, face tu perds

    Le dernier rapport de Cuomo, du nom du ministre de la Justice de l’Etat de New-York est titré :

    « No rhyme or reason: the ‘heads I win Tails you lose’ Bank Bonus Culture » (Sans rime ni raison : ‘pile je gagne, face tu perds’ la culture bancaire du bonus).

    Dans ce rapport sorti en juillet 2009, Cuomo passe en revue les bonus distribués en 2008 par les banques américaines ayant été sauvées de la faillite par le contribuable américain. Le thème principal est de démontrer par les chiffres que les rémunérations du secteur financier sont déliées (unmoored) des résultats de ces institutions :

    « Quand les banques vont bien les employés sont bien payés. Quand les banques vont moins bien les employés sont bien payés. Et quand les banques vont très mal, elles sont sauvées par les contribuables et leurs employés sont toujours bien payés. Les bonus et diverses compensations ne varient pas significativement lorsque les profits diminuent. »

    Suit une analyse des chiffres publiées par les neuf banques ayant bénéficié de fonds publics en 2008 (Troubled Asset Relief Programm – TARP) avec comparaison des bonus distribués en comparaison des résultats affichés et des fonds de sauvetage reçus. Intéressant !

    Intéressant également le fait de savoir que Andrew M. Cuomo (Attorney general de l’Etat de New-York) depuis 2007 était auparavant chef de la Housing and Urban Development (HUD) assurant la tutelle de Freddy Mac et Fanny May les deux institutions de refinancement des crédits hypothécaires qui ont dû être nationalisées en 2008 par l’Etat américain pour éviter leur faillite qui aurait eu un effet systémique dévastateur. Ces deux banques ont eu une responsabilité non négligeable dans l’aveuglement général sur le marché des crédits subprime ayant mené à la crise financière mondiale actuelle. Leurs dirigeants de l’époque ont eu des comptes à rendre à la justice américaine pour pratiques comptables douteuses, sans parler de bonus gigantesques dont ils ont eu à reverser une partie.

  • On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif

    Obama revient sur un vieux projet américain de mise en place d’une assurance médicale pour ceux qui n’en bénéficient pas aux Etats-Unis, ce qui fait quand même 40 à 50 millions de citoyens. Cela déclenche une véritable levée de bouclier, on le traite de communiste ou de fasciste, c’est selon, en l’accusant de vouloir dilapider l’argent public. Un projet identique avait échoué sous la présidence Clinton, pour des raisons similaires.

    L’Amérique répugne depuis toujours à un système public de santé élargie au-delà de Medicare et Medicaid pour les vieux et les femmes. C’est le capitalisme dans son expression la plus extrême : soit tu as les moyens de te soigner toi-même, soit tu crèves. C’est étonnant cette répulsion à inclure dans la sphère publique la santé des concitoyens. Les Américains n’ont pas de difficultés majeures à concevoir que l’armée, la sécurité, les pompiers, et bien d’autres services soient financés par la communauté des contribuables, en revanche l’idée que des malades, et en plus pauvres, soient soignés aux frais de la communauté, les révulse. Il existe une espèce de blocage psychologique qu’Obama va avoir du mal à contourner.

  • Les relations troubles franco-iraniennes

    Une gamine française de 24 ans, Clotilde Reiss, accusée d’espionnage est mise en scène dans un procès à grand spectacle en Iran pour avoir participé aux manifestations post-élection présidentielles. On espère que les agents des services secrets français sont plus féroces que cette Mata-Hari à peine sortie de l’adolescence. On ne peut évidemment rien exclure ni que cette jeune femme soit une espionne de haut vol, mais le plus probable est qu’elle soit ce qu’elle dit : une passionnée de la civilisation perse venue enseigner en Iran pour s’imprégner de cette culture millénaire qui l’intéresse depuis toujours.

    Le pouvoir conservateur local organise des aveux collectifs avec auto-flagellation, télévisions et diffusion internationale. Le pouvoir iranien est malin, très malin et imbattable pour mettre l’Occident face à ses faiblesses. On se souvient de l’affaire Walid Gordji…, peut-être pas alors la-voici résumée.

    En 1974 la France de Giscard dit d’Estaing (président)/ Chirac (premier ministre) signe des accords de coopération nucléaire avec le Shah d’Iran, qui prévoient notamment des transferts de technologie, la construction de réacteurs et le cofinancement par ce pays du consortium Eurodif à hauteur de 1 milliard d’USD. Arrivée au pouvoir en 1979 la théocratie iranienne dénonce les accords et réclame le remboursement du prêt. De 1980 à 1988 la France soutient lourdement l’Irak dans la guerre qui l’oppose à Téhéran. Des navires français sont attaqués dans le golfe persique.

    Anis Nacache, chiite d’origine libanaise tente d’assassiner à Neuilly en 1980 avec des complices iraniens et palestiniens de Chapour Bakhtiar, organisateur de la répression des derniers mois de la monarchie en Iran. Cette tentative infructueuse avait quand même fait deux morts dont un policier, plus quelques blessés. Les coupables sont arrêtés et condamnés à des peines entre perpétuité et 20 ans.

    En 1985/86, vague d’attentats à la bombe dans Paris et en province, une douzaine de morts et de nombreux blessés, prise d’otages français au Liban (2 journalistes et 2 diplomates). Paris voit la main de Téhéran dans toutes ces actions et négocie plus ou moins officiellement avec ce pays pour traiter le problème « politique ». Un accord est trouvé pour rembourser le prêt et au passage évacuer des opposants iraniens du sol français. On dit qu’une clause secrète prévoyait également la fourniture par Paris de combustible nucléaire pour les futures centrales nucléaires iraniennes. On ne sait si cette clause a véritablement existé ni si, le cas échéant, elle a été appliquée.

    Dans le même temps la justice française instruit le dossier des attentats de 1986 et veut entendre Walid Gordji, officiellement interprète de l’ambassade d’Iran, soupçonné d’avoir trempé dans les attentats de Paris. Il est réfugié dans son ambassade d’Iran à Paris dont le blocus est mis en place par la police. Rétorsion immédiate des autorités iraniennes qui bloquent l’ambassade de France et accuse le consul Paul Torri d’espionnage, de soutien à la contre-révolution, de participation à des trafics divers de stupéfiants, œuvres d’art, etc. Il se réfugie dans l’ambassade de France dans un surréaliste parallélisme des formes. La France rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran, qui seront rétablies un an plus tard. Les négociations se poursuivent et aboutissent en novembre 1986 à l’expulsion de Gordji vers Téhéran après un passage éclair au Palais de justice pour la forme. Torri lui rentre à Paris.

    Au même moment les derniers otages du Liban sont libérés. Ils faisaient sans doute partie de la négociation avec l’Iran. On dit que Chirac aurait demandé à Téhéran de faire retarder leur libération après les législatives de 1986 pour ne pas avantager la gauche alors au pouvoir à Paris.

    En 1990 Anis Nacache est gracié par les autorités françaises avec ses comparses, après 10 de réclusion criminelle par suite de la tentative d’assassinat de Chapour Bakhtiar, organisateur de la répression des derniers mois de la monarchie en Iran. Cet attentat de Neuilly en 1980 qui a quand même fait deux morts dont un policier, plus quelques blessés.

    Voilà pour quelques années de piètre politique, coups bas, affairisme entre deux pays qui ont décidemment du mal à se comprendre. Et encore n’est-pas remonté aux temps de Mossadegh ou de Neauphle-le-Château… Vingt ans plus tard, on remet ça sur fond d’embargo, d’industrie nucléaire (toujours…), de re-battage des cartes au Moyen-Orient, d’élection présidentielle contestée en Iran. Alors tout ceci est bien compliqué pour Clotilde qui paraît légèrement dépassée par les évènements et qui doit de demander ce qu’elle fait dans ce panier de serpents. Le mieux aurait sans doute été de rester chez elle durant les manifestations iraniennes.

  • Prise d’otages français en Somalie

    Deux officiers français en mission d’on ne sait trop quoi se font enlever en Somalie par des hordes locales. Quels que soient les contours (plutôt flous) de leur mission, il faut quand même avoir du cran pour aller marauder dans ce pays alors que l’armée française y a tué plusieurs pirates dans des opérations médiatisées de récupération de navires et la justice française détient certains autres dans ses geôles à Paris, et que l’on connait la frénésie de vengeance qui anime ces pirates !

  • Indécent

    Les moines de Tibéhirine (Algérie) décapités en pleine guerre civile algérienne dans les années 90 donnent lieu à une polémique franco-algérienne comme seules ces deux rives de la Méditerranée savent en créer à intervalle régulier. C’est la fameuse question du « qui tue qui ? » qui revient sur le devant de la scène, une barbouze franchouillarde accusant l’armée algérienne du massacre. La presse et le microcosme locaux s’enflamment et un terroriste repenti revendique cet assassinat comme si on avait fait atteinte à son honneur d’avancer que quelqu’un d’autre ait pu en être l’auteur…

    On espère que ces moines de Tibéhirine, là où ils sont, ont appris à pardonner

  • La prison pour les trader-fraudeurs

    Maddoff a escroqué 50 à 65 Mds d’USD, Kerviel 5 Mds seulement mais en EUR. Le premier est condamné à 150 ans de prison, en faisant une règle de trois approximative, le second devrait prendre à peu près 5 ans.

  • 150 ans de prison pour le trader-fraudeur américain

    Maddoff condamné à 150 de prison aux Etats-Unis par suite d’une escroquerie estimée (pour le moment) entre 50 et 65 milliards de dollars. Coup de semonce pour la finance internationale qui va peut-être devoir réviser certaines de ses frontières. Maddoff a avoué qu’il n’avait pas investi un seul cent de tous les sous reçus de la part des investisseurs qui lui ont fait confiance et qu’il avait agi seul. Il a plaidé coupable ce qui a pour effet, si l’on comprend bien, d’arrêter les enquêtes. Si 0 dollar a été investi, on se demande alors ce que faisaient tous ces traders qui posent derrière l’escroc du siècle devant leurs écrans ? Ils devaient chatter sur Facebook sans doute.