Catégorie : Ailleurs

  • L’inconstance au pouvoir

    Charlie Hebdo – Coco

    A peine en place depuis dix jours le responsable de la communication à la Maison Blanche, un ancien financier de chez Goldman Sachs avec une tête de mafieux sicilien a été remercié pour, semble-t-il, avoir injurié publiquement quelques conseillers haut-placés de la présidence. Son départ fait suite également à ceux du porte-parole et du secrétaire général de ce centre du pouvoir exécutif américain.

    La gestion de Donald Trump est peu lisible et on ne comprend pas bien si finalement il est proche de la Russie ou s’il veut la sanctionner, s’il préfère l’Arabie Saoudite au Qatar, s’il va déclarer la guerre à la Corée du Nord ou à l’Iran, s’il va construire un mur à la frontière du Mexique ou pas, s’il travaille à son bureau ou sur son compte Tweeter, bref, les Etats-Unis vivent un peu d’incertitude avec le président imprévisible qu’ils ont élu, mais cela ne paraît pas bouleverser la majorité des citoyens, ni en bien ni en mal, ceux qui ont voté pour lui comme les autres.

    C’est ainsi et on ne peut pas dire que cela soit une surprise compte tenu de ses exploits passés. Jusqu’ici tout va bien, l’économie tient, l’armée parsème les allées du pouvoir de ses généraux en retraite, les bourses américaines battent des records… Le président passe plus de temps à tweeter et à démonter ce qu’a fait son prédécesseur qu’à réformer pour l’avenir, ce sont des méthodes plutôt inhabituelles mais il n’est pas dit qu’elles donnent de plus mauvais résultats que la moyenne.

  • La vulgarité au pouvoir

    Donald Trump

    Le président américain a remplacé son responsable de la communication à la Maison Blanche. Le nouveau venu est un ancien financier de chez Goldman Sachs avec une tête de mafieux sicilien. Sa mission principale semble être de verrouiller les fuites venant du plus haut niveau qui sortent de la présidence depuis quelques mois vers la presse. Il ponctue ses interventions publiques d’expressions de son cru : « suceur de bite », « putain », « enculés » et autres obscénités dignes d’un charretier de bas étage.

    Il est vrai que la Maison Blanche est devenue une vraie passoire et nombre d’informations en principe confidentielles se retrouvent tous les matins dans la presse de façon un peu inquiétante d’ailleurs. Ces fuites montrent l’amateurisme et le manque de sérieux qui règnent au sein du pouvoir suprême américain qui semble gérer l’Etat fédéral comme une épicerie. On ne sait pas bien quelles sont les intentions des balances : nuire au président pour régler des comptes personnels ou se débarrasser de ce leader élu dont les écarts commencent à effrayer ? Quoi qu’il en soit, il n’est pas anormal qu’un chef de l’Etat veuille casser les reins des traitres qui l’entourent. Il n’est pas sûr que la vulgarité tapageuse soit le meilleur moyen d’y arriver. L’option de l’intelligence aurait aussi pu être tentée pour remettre de l’ordre dans la maison. Ce n’est pas celle qui a été choisie. Nous verrons sous peu les résultats de cette nouvelle tactique de communication.

    Aux Etats-Unis comme en France, les entourages politiques ne sont pas fiables et beaucoup (trop) ont érigé la trahison en mode de fonctionnement. On se souvient du feuilleton grand-guignolesque des dérives du candidat Fillon aux élections présidentielles aimablement alimenté par des fuites vers la justice et la presse venant forcément de certains de ses très proches. Le président Trump est soumis au même genre de traîtrises, il se bat contre et on peut le comprendre. Il lutte avec ses propres méthodes, celles du populisme et du café du commerce, le tout commenté journellement sur son compte Tweeter. Du Fillon conservateur et réservé au Trump extraverti et gouailleur, le premier a sombré, le second est en route vers son destin.

  • La religion prend le dessus de l’éducation en Turquie

    Les autorités en charge de l’éducation en Turquie annoncent que les programmes scolaires du pays ne mentionneront plus la théorie de l’évolution de Darwin faute « de pertinence » mais incluront désormais l’enseignement du « bon jihad », celui qui exalte l’amour de la patrie. C’est le début de la fin du principe de la laïcité turque encore inscrit dans la constitution pour le moment. C’est en tout cas le crépuscule d’une époque, celle lancée par Atatürk de la modernisation du pays basée sur son virage vers l’Ouest.

    Le créationnisme qui va à l’encontre du darwinisme est inscrit dans l’ancien testament et le jihad l’est dans le Coran. Ils sont donc privilégiés par le pouvoir religieux démocratiquement élu : la foi plutôt que la raison. C’est une vieille histoire. Rien n’est éternel et gageons que ce pays reviendra un jour sur les chemins abandonnés aujourd’hui. Il aura simplement pris du retard.

  • Camp de travail

    Entendu au Café du commerce par un citoyen d’Europe de l’Est :

    Vous devriez mettre tous vos « fichés S » en prison ! Il fut un temps où chez nous on envoyait les gens en camp de travail pour bien moins que ça.

    C’est une solution effectivement, il suffit de revenir à ce genre de régimes qui, semble-t-il, ont été rejetés par leurs peuples quand on leur a demandé leur avis.

  • Les droites européennes dirigées par des ânes bâtés !

    Le parti conservateur de la chef du gouvernement britannique disposait d’une majorité absolue au parlement pour plusieurs années et s’apprêtait à démarrer les négociations de sortie de l’Union européenne. Elle avait d’ailleurs affirmé à plusieurs reprises qu’elle n’organiserait pas d’élections législatives anticipées mais conseillée sans doute par des communicants mondains et incompétents elle est revenue sur cet engagement et a initiée un scrutin législatif ce 8 juin, comme si le Royaume-Uni n’avait rien d’autre à faire que des élections par les temps qui courent.

    Bien mal lui en pris d’écouter les mondains car à l’issue du scrutin elle garde la majorité mais celle-ci n’est plus absolue et voici le parti conservateur obligé de négocier une coalition avec un parti religieux irlandais extrémiste ! C’est un désaveu cinglant et souvent ce qui arrive quand on confond les petits arrangements dans les coins avec la Politique. On ne peut manquer de se souvenir de l’incroyable faute politique du président conservateur français Chirac en 1997 qui dissolut l’assemblée nationale où il disposait d’une majorité plus qu’absolue. Il perdit, son parti devint minoritaire et le président dut nommer un premier ministre socialiste pour cinq années. Là-encore il fut (mal) conseillé par un mondain entre les mondains, M. Gallouzeau de Villepin, et le publicitaire Jacques Pilhan qui sans vergogne était passé de Mitterrand à Chirac pour dispenser ses billevesées. L’évènement fut salué comme la guignolade du siècle politique.

    A Londres, quelques mois avant l’échec abordé ci-dessus, un autre premier ministre a joué les apprentis sorciers en organisant un référendum pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Rien ne l’obligeait institutionnellement à lancer une telle consultation sinon sa volonté féroce de rester au pouvoir en donnant des gages à ses « amis » conservateurs eurosceptiques. Il mena campagne pour le maintien dans l’Europe mais, débordé par ses extrémistes qui menèrent une campagne de café du commerce, il perdit son Paris et la Grande-Bretagne a maintenant vocation à quitter l’Union. Il est encore trop tôt pour comprendre si ce sera bénéfique ou pas pour les parties mais on a vu un premier ministre britannique prêcher le faux pour savoir le vrai avec les résultats que l’on sait. Il a dû prendre une retraite anticipée et a lancé son pays pour des années de négociations compliquées aux résultats incertains.

    Ces hauts dirigeants et leurs entourages ont passé du temps, beaucoup de temps, à manœuvrer alors qu’ils sont payés par les contribuables pour diriger. Ils ont fait dépenser beaucoup d’argent public pour financer ces scrutins inutiles alors qu’ils sont en charge de l’équilibre des finances de leurs Etats. Ils se sont préoccupés de leurs égos alors qu’ils sont censés prendre en compte les besoins du peuple. Ils ont été désavoués et, souvent, sont restés à leurs postes quand ils ne cessaient de prôner l’esprit de responsabilité dans les théories libérales assénées à longueur de discours. Bref, ils ont été incompétents.

    En France, la droite conservatrice vient de confirmer ses limites en perdant une élection présidentielle qualifiée « d’imperdable » par ses dirigeants. Il en sera sans doute de même dès dimanche prochain avec le deuxième tour de l’élection législative. On a vu que la campagne électorale s’est transformée en bataille de caïmans dans un marigot trouble et nauséabond. Ce ne furent que coups bas, traitrises, attaques et lâchages en tous genres, dévoration de charognes avariées, bref, un festival qui a renvoyé cette droite dans l’opposition pour cinq années supplémentaires.

    Que se passe-t-il avec ces droites d’Europe de l’ouest ? Pourquoi n’arrivent-elles pas à désigner des dirigeants responsables et efficaces ? Voyons ce que fera la génération suivante.

  • Nouvel attentat islamiste au Royaume-Uni

    Trois terroristes islamistes tuent huit personnes à Londres ce 3 juin. Trois victimes sont françaises. Les trois agresseurs ont écrasé des passants sur un pont dans une première étape puis, après être sortis du véhicule fou avec des couteaux, ils ont poursuivi leurs meurtres au hasard dans les pubs du quartier. Le groupe Etat islamique a revendiqué cette action.

  • Agitation diplomatique au Moyen-Orient

    L’Arabie-Saoudite et les Emirats Arabes Unis, plus quelques satellites comme l’Egypte et les Iles Maldives, rompent leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent cet Etat gazier de soutenir le terrorisme et l’Iran et veulent l’en punir en organisant de plus un embargo aérien, maritime et terrestre de l’émirat. Tous ces pays du Golfe sont de confession musulmane-sunnite et leurs gouvernements largement connectés avec l’Occident à qui ils achètent un armement sophistiqué et onéreux, investissent lourdement leurs pétrodollars sur les bourses américaines et européennes. Ils comptent plus ou moins sur le parapluie protecteur de Washington qui a déjà servi une fois ou deux pour libérer le Koweït, sous mandat des Nations Unies, envahi par l’Irak en 1990, puis destituer le dictateur Hussein de Bagdad en 2003, sans mandat cette fois-ci. On sait que cette dernière guerre s’est très mal déroulée et est en partie à l’origine de la flambée de terrorisme qui brule le monde, et tout particulièrement le Moyen-Orient qui est à feu et à sang sans discontinuer depuis ces évènements.

    Voir l’Arabie-Saoudite critiquer l’implication du Qatar dans le terrorisme ne manque pas de faire sourire. C’est l’hôpital qui se moque de la charité… Ces Etats musulmans ont tous été les promoteurs de l’Islam politique qui est, avec le pétrole, le socle de leur pouvoir. Tous ont œuvré à diffuser cette idéologie à travers la planète par tous les moyens dont ils disposent, financiers bien sûr, mais aussi théologique via des imams, centres culturels, mosquées prêchant le wahhabisme et le salafisme à travers la planète, cherchant à prendre le contrôle des neurones des citoyens musulmans pour leur imposer ce mode de pensée et de vie.

    L’étape ultime de ce totalitarisme religieux est le terrorisme mis en œuvre actuellement par une multitude de groupes armés qui ne cherchent pas à convaincre mais à imposer leurs vues par les armes. Aujourd’hui, les plus barbares parmi ces clans sont de confession sunnite (groupe Etat islamique, Al Qaïda,…). Ils s’écharpent sur les terrains de combat en Irak et en Syrie, et commettent des attentats sanglants en massacrant des civils indistinctement chez ceux qui n’ont pas, ou pas assez, les mêmes croyances qu’eux.

    L’Iran de confession musulmane-chiite a beaucoup donné dans l’action terroriste contre l’Occident dans les années 80/90 mais semble s’être calmé avec le XXI siècle. Là encore il n’est pas sans ironie de voir ces Etats sunnites menés par l’Arabie-Saoudite désigner l’Iran comme grand méchant loup acteur principal du terrorisme mondial !

    Tous ces Etats religieux, obsédés par ce qu’ils croient être leur mission divine ont passé, et continuent à passer, un temps infini à diffuser une idéologie d’un autre âge plutôt que de se consacrer au développement de leurs pays pour le bien de leurs peuples. Comme tous les régimes idéologiques la guerre est un des moyens à disposition et ils n’ont pas manqué de l’utiliser. Ils ont dépensé pour ce faire des sommes faramineuses. Sans doute le monde contemporain eut été différent, peut-être plus apaisé, s’ils avaient passé plus de temps à s’occuper de l’Homme plutôt que de chercher à plaire à Dieu. L’Occident a réglé le compte de ses idéologies les plus dévastatrices : la chrétienté, le nazisme, le communisme. Il lui reste à gérer quelques remugles de nationalisme et de populisme, ou plutôt de bêtise à courte vue. Gageons qu’ils seront moins violents. Il faut maintenant que l’Orient mène la bataille de l’intelligence et de la raison humaines.

  • Attentats religieux en Orient

    Des religieux islamistes continuent les massacres aveugles au Proche et Moyen-Orient, toujours au nom de Dieu.

    • En Egypte le 27 mai 2017 un bus transportant des citoyens cooptes est attaqué, il y a au moins 29 personnes tuées.
    • En Afghanistan le 31 mai 2017 un camion lourdement piégé explose dans un quartier animé de Kaboul, il y a 80 morts et des centaines de blessés.

    Le Groupe Etat islamique a revendiqué ces actions et rappelé que le mois de ramadan qui a commencé fin mai doit être utilisé pour renforcer les meurtres contre les mécréants. Il a été suivi.

  • C’est le printemps…

    Il y a les soldes de printemps à cette époque, mais il y a aussi l’offensive de printemps des… talibans afghans. C’est traditionnel depuis que ce pays en en guerre, c’est-à-dire depuis l’invasion soviétique de 1979, au moins pour la période contemporaine : tous les printemps, lorsque la neige a fondu sur les contreforts de l’Himalaya et que les voies de communication redeviennent circulable après les frimas de l’hiver, les islamistes talibans repartent à l’assaut de qui détient le pouvoir. Que ce soient des soviétiques, des pakistanais, des occidentaux, des marionnettes des uns ou des autres qui sont aux commandes, eh bien ça ne loupe pas, les talibans veulent reprendre le pouvoir pour y installer leur idéologie religieuse régressive, alors ils repartent à l’assaut après l’hiver. C’est l’offensive de printemps, comme il y a la cuvée du patron !

    Ce serait risible si cela ne se traduisait par des centaines de morts chaque année et l’autodestruction réglée de ce pays par les siens. De guerres civiles en guérillas internationales, d’interventions étrangères en actions terroristes, les talibans sont toujours là et descendent de leurs montagnes le printemps venu pour tenter de réinstaller leur régime d’un autre âge. Gageons qu’ils y parviendront à force de lasser le reste de la planète et de gagner les combats contre les plus grandes puissances, animés d’une foi à ébranler les montagnes et armés par on ne sait trop qui !

    Le mieux est peut-être pour l’Occident de prendre acte de son échec à vouloir pacifier ce pays en l’accompagnant sur le chemin d’une civilisation moderne qu’il n’est pas sûr que la majorité de sa population désire vraiment. Si les intérêts supérieurs des pays occidentaux l’exigent il sera toujours possible d’y retourner guerroyer de temps à autres mais vouloir y rester durablement pour y instaurer un développement politique et économique apaisé est juste au-delà des compétences de ces puissances.

  • Attentat du groupe Etat islamique au Royaume-Uni

    Un nouvel attentat suicide s’est déroulé à Manchester à la sortie du concert d’une artiste américaine pour pré-adolescents ce 22 mai. Il y a une vingtaine de morts et de nombreux blessés, souvent très jeunes. Le terroriste qui s’est fait exploser est citoyen britannique d’origine libyenne d’une vingtaine d’années. Son père et son frère ont été arrêtés en Lybie et auraient déclaré qu’ils étaient au courant du projet d’attentat.

    Le groupe Etat islamique a revendiqué ce massacre et continue consciencieusement la mission de terreur dont il se croit investi par Dieu.

  • Le président turc aux Etats-Unis

    Le président turc Erdogan a rendu visite aux Etats-Unis ce 16 mai à un moment où la Turquie s’éloigne de l’Occident tout en restant membre de l’organisation de défense atlantique (Otan) et alors que Washington a annoncé vouloir accentuer ses livraisons d’armes aux milices kurdes qui combattent en Syrie le groupe terroriste Etat islamique, mais sont aussi des opposants à Ankara.

    Ces deux présidents populistes et grande gueule vont devoir compromettre sur des sujets sensibles, chacun tenant l’autre par la barbichette. Les forces de l’Otan disposent et utilisent des bases militaires en Turquie pour différentes opérations armées au proche et moyen orient. Les forces turques interviennent directement en Syrie plus ou moins sous l’aile russe et en soutien au régime syrien auquel s’oppose l’Occident. Pas facile de trouver un terrain d’entente dans ces conditions mais on peut gager que ces deux présidents roublards vont bien trouver un accord a minima en catimini, quitte à dire le contraire devant les journalistes.

    La vraie question qui risque de se poser à plus ou moins court terme est le maintien de la Turquie dans une alliance militaire dont elle s’oppose frontalement à tous les membres, en des termes qui manquent souvent d’élégance. A force de mener sa diplomatie avec la subtilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine le président turc s’est mis tous ses voisins à dos. La charte de l’Otan stipule qu’en cas d’attaque contre un pays membre les autres doivent réagir. Il n’est pas vraiment réjouissant de penser que si l’Irak ou la Syrie attaquaient militairement un jour la Turquie, lassées des jérémiades et agressions diverses d’Ankara à leur encontre, eh bien les troupes occidentales de l’Otan seraient censées défendre la Turquie. Il va falloir y penser sérieusement si ce pays continue à dériver loin des intérêts occidentaux.

    Au cours de cette visite turque aux Etats-Unis, des manifestations se sont déroulées devant l’ambassade turque où l’on vit les gardes du corps présidentiels turcs sortir pour tabasser les opposants kurdes, parfois de nationalité américaine, devant une police locale dépassée par les évènements. Il faut dire qu’il est plutôt inhabituel de voir des services de sécurité étrangers faire le coup de poing contre des manifestants à l’occasion d’un voyage présidentiel. Ainsi va la Turquie !

  • A table avec la Corée du Nord

    Donald Trump

    M. Trump avait définit les grandes lignes de sa diplomatie asiatique en juin 2016 :

    If he [Kim Jun un, président de Corée du Nord] came here, I’d accept him, but I wouldn’t give him a state dinner like we do for China and all these other people that rip us off when we give them these big state dinners. We give them state dinners like you’ve never seen. We should be eating a hamburger on a conference table, and we should make better deals with China and others and forget the state dinners.

  • Attentat religieux islamiste en Egypte

    Le groupe Etat islamiste a revendiqué deux attentats commis ce 9 avril dans deux églises chrétiennes-cooptes en Egypte faisant une cinquantaine de morts. Des fous de Dieu égyptiens se seraient fait exploser lors de la messe des rameaux qui se déroulaient dans ces églises. L’Egypte comme quelques autres pays du Moyen-Orient garde une petite communauté chrétienne qui est traitée avec plus ou moins d’égards par le reste de la population musulmane. Dans le contexte actuel il est à craindre que cette communauté soit de peu de poids face au rouleau compresseur de la religion majoritaire et de ses dérives terroristes.

  • Attentat religieux islamiste en Suède

    Un attentat religieux est à déplorer dans la capitale suédoise ce 7 avril : Stockholm. C’est une première dans cette petite monarchie scandinave peu habituée à ce genre de comportement. Le suspect est un citoyen d’Asie centrale (Ouzbékistan) qui a volé un camion pour foncer dans la foule dans une rue piétonne. Il y a 4 morts et de nombreux blessés.

    Plus personne n’est à l’abri de cette folie religieuse qui dévore ce début du XXIème siècle. Que le pays soit petit ou grand, monarchie ou république, chrétien ou musulman, catholique ou orthodoxe, ancien colonisateur ou pas, guerroyant dans la coalition internationale contre le groupe Etat islamique ou pas, dictature ou démocratie… tous les pays et leurs habitants sont la cible potentielle de l’assassinat de masse érigé en mode de gouvernement.

    Il va falloir de l’intelligence et de la raison pour surmonter cet accident de l’Histoire, pour survivre à cette folie de l’idéologie religieuse !

  • Attentat religieux en Russie

    Une bombe explose dans le métro à Saint-Pétersbourg ce 3 avril, il y a 14 morts et de nombreux blessés. Un premier suspect de nationalité russe a été identifié et se serait fait explosé sur place. Né au Kirghizistan dans la minorité ouzbèke du pays il avait obtenu la nationalité russe il y a quelques années. La Russie entretient des liens historiques avec ses anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale à fortes majorités musulmanes dont une frange extrémiste constitue l’un des premiers bataillons de combattants étrangers en Syrie. D’autres de leur représentants commettent des attentats dans le métro ou ailleurs. A bien des égards on retrouve des similitudes avec la situation française : colonisation/décolonisation mal digérée, marginalisation, bêtise, dérive religieuse et violence nihiliste. Le résultat est toujours le même, l’absence de solution à court terme toujours patent.

  • Des gaz en Syrie

    Encore une fois des gaz de combat sont utilisés dans la guerre civile en Syrie. Il y a une centaine de morts immédiats, des civils pour la majorité. Les mêmes images de gamins asphyxiant sont diffusées sur les médias. Le pouvoir syrien est le responsable probable puisqu’il s’agirait d’un bombardement aérien. Personne n’accuse à ce stade les rebelles puisqu’ils ne disposent pas de forces aériennes mais une version avancée par l’allié russe de la Syrie laisse entendre que l’aviation syrienne aurait touché un entrepôt rebelle où auraient été stockés lesdits gaz mortels.

    On ne sait pas bien où est la vérité et le plus triste dans cette histoire est que l’on imagine que toutes les parties sur le terrain sont capables d’utiliser ces armes prohibées, autant le pouvoir en place que son opposition armée pour peu qu’elles aient accès à ces produits. En principe leurs stocks avaient été livrés à la communauté internationale et détruits après la première attaque au début de la guerre. C’était un mensonge de plus dans un conflit qui n’en est pas avare, il restait a priori encore quelques échantillons de ces gaz de combat dans les placards.

    Le plus probable est que la responsabilité de cette nouvelle attaque chimique soit à rechercher du côté du gouvernement syrien ce qui veut dire qu’un dirigeant, un ministre, un militaire, voire même le président de la République, a sciemment décidé de répandre des gaz toxiques sur la population. Les mêmes ont également ordonné de détruire des hôpitaux pendant que des rebelles faisaient égorger ou brûler vifs des apostats en direct sur YouTube. Cette guerre civile en Syrie, nappée d’idéologie religieuse, a ouvert toutes les vannes de la barbarie humaine. Il va être complexe de les refermer et très très long de remettre ce pays sur le chemin de la paix et de la reconstruction. Ce sera l’affaire de plusieurs générations.

    Des gaz identiques ont été répandus en bien plus grandes quantités sur les champs de bataille européens de la guerre de 1914-18 par les allemands et les français, c’était en d’autres temps et l’on vit les terribles résultats de ces armes. Du moins étaient-elles utilisées contre des soldats, pas des civils comme en Syrie. Mais c’est hélas le propre d’une guerre civile de s’attaquer aux civils. Depuis ces produits ont été prohibés mais n’oublions pas que nos grands-parents les ont utilisés à profusion, peut-être cela met l’Europe en position de mieux montrer la voie de la sagesse et de la réconciliation à ce Moyen-Orient si violent !

  • Attentat religieux islamiste à Londres

    Un citoyen britannique mène une attaque terroriste au centre de Londres. Il fonce en voiture sur un pont renversant de nombreux piétons, tue au poignard un policier de garde devant le parlement avant d’être lui-même tué par des policiers. Il y a quatre autres morts à ce stade. Le groupe Etat islamique revendique l’action.

    Comme en France, des enfants de la nation, nés sur place, élevés à l’école de la République ou de la Monarchie, prennent les armes contre leur pays et tuent aveuglément leurs concitoyens pour des motifs religieux plus ou moins inspirés par l’idéologie mortifère diffusées par des fous de Dieu, guerriers et stratèges moyenâgeux.

    Evidemment nos esprits cartésiens libéraux occidentaux peinent, comme toujours, à comprendre ces comportements qu’il faut combattre. La bataille est engagée depuis plusieurs années et les citoyens occidentaux s’habituent progressivement à cette menace meurtrière. Il y eut de nombreux morts ces dernières années, il y en aura encore beaucoup d’autres à venir. Cela va être un peu la roulette russe. Pour survivre il suffit de ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment puisque les attaques peuvent venir de n’importe où, même de nos proches qui seraient emportés par l’absolutisme religieux islamiste. Statistiquement cela reste assez peu probable mais cela peut arriver. Il suffit de croire aux statistiques.

  • La Turquie s’éloigne

    Alors que la Turquie est en train d’organiser un référendum pour transformer son régime en lui donnant un caractère très présidentiel, des ministres de ce pays cherchent à venir animer des meetings en Europe auprès des diasporas turques particulièrement nombreuses en Allemagne et aux Pays-Bas. Certaines de ces réunions ont été annulées par les pays d’accueil, déclenchant de vives réactions en Turquie.

    L’Allemagne a été accusée de « pratiques nazies » et les Pays-Bas qualifiés de « fascistes [influencés par] les vestiges du nazisme ». La France qui a laissé un ministre turc venir animer un meeting référendaire à Metz, a pour l’instant été épargnée par les foudres turcs.

    Pendant ce temps l’armée turque continue son combat sur le sol syrien contre les milices kurdes qu’elle craint plus que les milices islamistes et le pays accueille plus d’un million de réfugiés syriens.

    Il faudra un jour se rapprocher de la Turquie et cela se fera. En attendant, le mieux est sans doute de laisser passer l’orage et poursuivre discrètement les accords qui peuvent l’être, dont ceux de l’OTAN dont la Turquie est membre. Le président Erdogan n’est sans doute pas éternel, gageons que son successeur reviendra à des sentiments moins éruptifs. Le problème est que la transformation constitutionnelle en cours va installer Erdogan au pouvoir absolu pour de longues années mais qui sait ce qui peut se passer en politique, surtout par les temps qui courent où la prévision est un art de plus en plus incertain.

  • Fillon se bat sur la forme mais laisse planer le doute sur le fond

    Le candidat stupide de la droite et du centre a publié une lettre mièvre dans laquelle il tente maladroitement de justifier la générosité dont il a fait preuve à l’égard de sa femme et ses enfants avec l’argent public. Son argument premier est que tout est légal, ce qui n’est d’ailleurs pas définitivement acquis puisque la justice investigue le sujet. Mais il reconnait que cette petite affaire familiale puisse « susciter la défiance » et présente des excuses :

    En trente-deux ans de vie politique, je n’ai jamais été mis en cause dans une affaire. J’ai toujours agi dans la stricte légalité et dans la plus parfaite honnêteté. Mais j’ai commis une erreur : en travaillant avec mes proches, j’ai privilégié une collaboration de confiance qui, aujourd’hui, suscite la défiance. Le temps, l’époque, ont changé. J’ai décidé de mon propre chef d’interrompre cette collaboration en 2013. J’aurais sans doute dû le faire avant. Je vous dois donc des excuses.

    Il eut été plus efficace de faire cette petite contrition il y a quinze jours et de ne pas l’enrober de tout un charabia complotiste comme si la terre entière, et surtout la presse, voulait abattre le candidat. Les électeurs vont arbitrer au final en votant ou pas pour le stupide, quelle que soit la décision de la justice.

    Dans un autre genre c’est un peu une nouvelle affaire Strauss-Kahn : quelques mois avant un scrutin présidentiel, le candidat favori se met lui-même dans une situation inextricable qui choque une partie de ses électeurs potentiels. Le plus dans la situation d’aujourd’hui est la contradiction improbable dans laquelle s’est fourré M. Fillon, pourfendeur de la dépense publique et des fonctionnaires, mais entretenant sa petite famille avec les sous du contribuable. Même si potentiellement légale, il ne va sans doute pas être facile de se sortir de cette contradiction.

  • Fillon nourrit les siens

    L’édition du Canard Enchaîné d’hier révèle que le stupide de l’élection présidentielle a versé des indemnités de licenciement confortables à son épouse dont la réalité du travail comme assistance parlementaire est sous investigation judiciaire. Rien ne sera épargné à Pénélope et François Fillon dont les petits arrangements en famille sont détaillés à la France entière pour le plus grand bonheur des caricaturistes qui s’en donnent à cœur joie devant le ridicule de la situation et la stupidité des impétrants. Les militants apprécient modérément et se font houspiller lors des tractages (qu’ils font bénévolement).

    Des interviews diverses et variées expliquent que Mme. Fillon travaillait effectivement, d’autres qu’on ne l’a jamais vue faire quoique que soit pour la carrière politique de son mari. On en est à se demander si elle était même au courant qu’elle était sous contrat avec son mari et si toute cette carambouille ne cacherait pas un simple détournement de fonds.

    La campagne électorale de Fillon est au point mort depuis deux semaines, encalminée par des révélations dignes de Clochemerle sur des pratiques détestables qui décrédibilisent tout le programme d’un candidat : faite ce que je dis mais pas ce que je fais…